La course contre la montre a commencé pour Giorgio Chiellini

Par Arno Tarrini publié le 31 Jan 2020

Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit en août 2019, Giorgio Chiellini espère retrouver les terrains en février prochain, pour pouvoir disputer l’Euro 2020 avec la Nazionale, et mener la Juventus vers une troisième Champions League. Le défi est de taille.

Chiellini titulaire à l’Euro, mission impossible ?

C’était le 30 aout 2019. La saison venait tout juste de débuter, quand le capitaine bianconero a été contraint de quitter ses coéquipiers à l’entrainement. Un peu plus tard dans la journée, un communiqué du club confirme ce que les tifosi juventini redoutait le plus : Giorgio Chiellini doit se faire opérer du genou droit, et sera absent pendant plusieurs mois. Vient alors le temps des questionnements, Chiellini va-t-il pouvoir jouer l’Euro 2020 avec l’Italie ? Combien de temps va-t-il laisser la défense turinoise orpheline de son meilleur élément ?

Aujourd’hui, l’avenir s’éclaircit peu à peu pour Chiello. Présent dans le groupe de la Juventus lors de la Supercoupe d’Italie, face à la Lazio, le défenseur central poursuit sa phase de récupération. En conférence de presse, Maurizio Sarri a annoncé que « Chiellini prenait du temps pour se remettre de sa blessure, il ne sera donc pas de retour avant février ». Et c’est la moindre des choses pour un joueur de 35 ans, dont la forme physique impacte directement le niveau de son équipe. Quand on connait son tempérament, on est en droit de penser que le vétéran turinois va tout faire pour retrouver sa place aux côtés de Leonardo Bonucci, avec la Juve, et en Nazionale, le plus rapidement possible. Mais son côté pragmatique, développé au fil des saisons avec la Vieille Dame, pèse également dans la balance. Giorgio Chiellini va prendre son temps, et s’assurer d’être au niveau, avant de revenir sur les terrains, probablement courant mars. Une sagesse que de nombreux joueurs ayant subi une blessure similaire n’ont pas eu. Conséquence, certains n’ont jamais réellement retrouvé leur niveau.

À 35 ans, la question pour Chiellini n’est plus de savoir s’il sera de retour, mais bien de savoir quel sera son niveau, et sa forme physique, lorsqu’il refoulera les pelouses de Serie A.

Juve, Nazionale, des navires sans capitaine

Si l’absence de Chiellini n’a pas eu de grandes conséquences sur les résultats de la Nazionale, qualifiée brillamment pour l’Euro, elle se fait sentir à la Juventus. Privés de leur leader, les turinois sont en difficulté défensivement. En témoignent les récentes déroutes face à la Lazio et le Napoli. Depuis le début de la saison, les hommes de Maurizio Sarri ont encaissé quasiment un but par match. Malgré des bonnes performances, Merih Demiral et Matthijs De Ligt n’ont pas été en mesure de remplacer l’un des meilleurs défenseurs du monde. Leonardo Bonucci a donc prit le relai, et a plutôt bien réussi, dans son rôle de taulier de la défense.

Mais un constat s’impose, si la Squadra Azzurra et la Juventus sont sorties (quasi) indemnes de la longue absence de leur capitaine, c’est aussi parce que l’opposition n’était pas celle de grands clubs ou de grandes nations. Et lorsque le niveau s’élève, les bianconeri se retrouvent souvent en difficulté. Après la défaite (2-1) à Naples, Maurizio Sarri a très clairement expliqué que l’absence de Chiellini pesait lourd : « Giorgio résoudrait pour nous des problèmes pratiques et mentaux, car il augmenterait notre compétitivité sur le plan mental, nous prenons des buts car nous sommes trop passifs comme contre l’AS Roma en Coppa Italia ». On ne peut que souscrire à cette analyse.

On ne connait pas la date de retour de Giorgio Chiellini, mais une chose est sûre : dans leurs quêtes pour deux titres européens, la Juve et la Nazionale auront besoin de leur capitaine, de son expérience, son leadership, ses qualités physiques, et surtout, sa grinta. Espérons donc, pour l’une, comme pour l’autre, que Chiellini puisse rapidement se remettre sur pied.

Arno Tarrini

Étudiant en journalisme, passionné de sport, d'économie et de politique. Amoureux du ballon rond.



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