Karamoh, y croire sans trop espérer ?

Par Cesco publié le 22 Juil 2019

Promu de Caen en signant à l’Inter il y a deux ans, Yann Karamoh avait fait sensation en Serie A. Tous les superlatifs étaient permis pour parler du jeune prodige français, qui devait s’imposer sans aucun doute dans le onze de Spalletti. Pourtant à l’heure du premier bilan, le constat est sans relief malgré quelques notes d’espoir.

Une première saison prometteuse ?

Karamoh à l’Inter c’est d’abord l’absence et l’impatience. Pas utilisé par Spalletti, la presse et les tifosi s’intérogent sur le traitement réservé au français. Sa première titularisation arrivera face à Bologna dans un match où l’Inter devait s’imposer pour garder le rythme de la Champions League. Des victoires manquant cruellement aux nerazzurri cependant depuis 10 rencontres. Dans le marasme global alors que le score est bloqué à 1-1, Karamoh sort un superbe une-deux avec Rafinha, enchaine double contact et frappe splendide du pied gauche qui va se loger en lucarne. 2-1. Victoire et promesses pour l’espoir français.

Seulement voilà, malgré 17 apparitions ensuite, Yann Karamoh n’arrivera jamais à tirer son épingle du jeu. Un comportement nonchalant et un manque d’impact physique remarqués sont venus à bout de son aventure interiste malgré une fraicheur évidente. On ne retiendra donc que ce but et une bonne entrée contre la Lazio lors de la 38ème journée. La suite sera plus sombre, comme prévu.

Bordeaux, l’erreur, puis Parma pour rebondir

Son transfert à Bordeaux envoyait le signe qu’il n’avait pas la place pour évoluer à l’Inter. Politano venant d’arriver, Candreva en back up, Karamoh n’était plus que le 3ème choix, jugé trop tendre encore. Son transfert à Bordeaux devait lui faire passer un cap. Malgré quelques bons débuts, il sera mis en lumière par un comportement douteux qui lui jouera des tours. Renvoyé à l’Inter cet été, il repart illico en prêt à Parma, une équipe ou son profil trouvera de l’espace. Vif, rapide et technique, il a tout pour évoluer dans le jeu de contre mené par Gervinho ou plus occasionnellement Biabiany. Il lui faudra désormais faire une saison de bon calibre s’il veut ensuite faire un jour ses preuves avec le maillot nerazzurro. Et ce n’est pas gagné pour le moment étant donné l’obligation d’achat en 2020 pour Parma sur le joueur.

Cesco

Rédacteur en Chef



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