Juan Jesus, le dernier survivant

Par Cesco publié le 08 Mar 2016

juan

Pas de place pour le troisième homme dans le schéma à 2 centraux mis en place par Mancini. Le 3-5-2 n’est plus de mise et les 2 M s’imposent toujours un peu plus dans la hiérarchie figée de l’Inter en défense. Juan Jesus est donc, à 24 ans, dans une situation assez délicate. Il n’est plus titulaire indiscutable et n’offre aucune garantie régulière au dernier rideau de la Beneamata, pourtant il y reste ! Une volonté qui ne passe pas inaperçue aux yeux de Mancini, qui le choisit régulièrement dans l’équipe, au point d’étonner bon nombre d’observateurs. Et ce n’est pas forcément usurpé pour le natif de Belo Horizonte.

Une reconversion à gauche mitigée

Afin de se faire une place au soleil, Juan a tenté l’expérience latéral gauche. En effet, Mancini est un puriste. Pour lui, un gaucher joue à gauche, un droitier à droite, dans la mesure du possible. Seulement voilà, le facteur compétence est également à prendre en compte même si le coach de Jesi a du mal à déroger à sa règle d’or. Ainsi, Juan et son pied gauche semblent avoir une place de choix dans la tactique de Mancini. Alex Telles malgré un bon apport offensif est encore trop juste lors de la phase défensive, le Brésilien apparait donc comme la solution la plus viable à gauche. Malheureusement, s’il offre des garanties physiques non négligeables et fortement appréciables, Juan Jesus ne possède pas le QI football suffisant dans un football italien où la relance du défenseur revêt une importance cruciale et encore plus dans une mentalité de jeu qui prône la possession comme à l’Inter. Passe latérale où long ballon imprécis, JJ pioche dans ses limites techniques. Mais peu importe, il a décidé qu’il y arrivera, alors …

Défenseur sans faille, où presque

S’il commet encore quelques rares erreurs de jeunesse en défense, notamment au marquage sur les coups de pieds arrêtés, Juan Jesus, du haut de ses 24 printemps, est un casse cou, un téméraire du terrain qui ne recule devant rien ni personne. C’est là sa principale qualité, il ne doute jamais et a confiance en ses capacités. Ce n’est pas un hasard si Mancini a choisi de l’aligner à chaque fois face à de grands adversaires. Lors du derby aller contre le Milan AC, il a signé une prestation pleine de grinta avant d’être remplacé, idem face à la Juventus (3-0) et le Napoli (2-0) en Coppa. Doté d’une puissance physique hors norme et d’un mental d’acier, il se révèle être un précieux atout dans la manche de Mancini lorsqu’il s’agit d’apporter de l’impact. S’il arrive à profiter des quelques errements des latéraux qui ont bien du mal à s’imposer cette saison, il se pourrait bien qu’il gratte encore quelques matchs d’ici la fin de la saison. Partir ? Il n’y songerait même pas une seconde. Car malgré des difficultés, des lacunes et des doutes, il possède quelque chose qui ne se fait plus : l’amour du maillot. Et ça, les tifosi adorent !

Cesco

Rédacteur en Chef



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