Jorginho, le cas qui divise

Par Cesco publié le 16 Nov 2019

Si le milieu de terrain brésilien naturalisé italien fait partie des indéboulonnables de Mancini, ses prestations, son entente avec le reste de l’équipe sur le terrain et l’avis des tifosi sont plus que mitigés. Jorginho, un cas qui divise ?

Indispensable pour l’un, pas pour les autres

Joringho explose véritablement au Napoli, ce n’est un secret pour personne. Mais comme bien d’autres joueurs de cette formidable équipe, il a profité de l’effet Sarri. Un entraineur qui a façonné, construit une équipe napolitaine qui partait de loin après une ère Benitez qui plafonnait. Au sein d’un effectif avec peu de noms ronflants, Jorginho s’est façonné sous la houlette du célèbre fumeur de clopes de Campanie de la même manière qu’un Allan, un Mertens ou un Zielinski. Le jeu pratiqué par Sarri, en une touche de balle, simple avec des appels très courts et peu de jeu direct favorise Jorginho qui collectionne alors les records en Italie, notamment en matière de passes réussies. Un taulier.

Refoulé de l’équipe nationale, il apparait lors du barrage compliqué contre la Suède en 2017 mais n’arrivera pas à montrer quoi que ce soit, emmené dans le marasme général. Mancini décide d’en faire sa plaque tournante aux côtés de Verratti, pendant que Sarri l’emmène dans ses bagages à Chelsea. Indispensable pour Maurizio, mais pas pour les autres.

Des prestations rarement convaincantes en azzurro

Sarri part à la Juventus, Jorginho reste à Chelsea et doit désormais couper le cordon avec celui qui lui a permis de s’affirmer au plus haut niveau. En Premier League, son rendement oscille entre le satisfaisant et le moyen. Sa passe pour Abraham le mois dernier a fait le tour de la toile mais pourtant, Jorginho divise du côté des tifosi italiens. En Nazionale le constat cité en club est identique à deux trois choses près. Capable par moments lorsqu’il se rapproche de la surface, de tirer le meilleur de sa technique, il ne fait que trop rarement la différence. Pas vraiment récupérateur, pas vraiment organisateur, sa présence fluidifie le milieu de terrain en compagnie de Verratti mais n’en fait pas une véritable rampe de lancement. Hier face à la Bosnie, sa prestation sans saveur passe au second plan à côté d’un Tonali ou d’un Barella. Imprécis et trop peu vertical, Jorginho paye un style stéréotypé dont il ne sait pas se défaire.

Son principal défaut est également sa meilleure qualité. Sa faculté à jouer simple et en une touche. Avec la Nazionale, il n’utilise que trop peu les appels des ailiers et latéralise trop son jeu. Un manque de verticalité et de prises de risques qui commencent à énerver, au moment où son entente avec Verratti ne demande qu’à être confirmée. Si le petit milieu du PSG semble enfin prendre son envol, l’Oriundo lui, reste pour le moment à quai et ne donne pas pleinement satisfaction. Attention, avec les Barella, Sensi et maintenant Tonali et Zaniolo, ça pousse derrière et il va falloir monter d’un cran le niveau, bien qu’il conserve la confiance de Roberto Mancini.

Cesco

Rédacteur en Chef



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