Jonathan Ikoné, le Bip-Bip des Hauts-de-France (2/2)

Par Aurélien Bayard publié le 15 Jan 2022
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Ironiquement, la présence de son meilleur ami Kylian Mbappé empêche Jonathan Ikoné de revendiquer une quelconque place de titulaire. S’il veut démontrer qu’il peut faire mieux que son expérience montpelliéraine, cela passe forcément par un départ. C’est ce qui survient le 2 juillet 2018.

Enfin au niveau des attentes placées en lui

Le fossoyeur d’écuries sportives qu’est Gérard Lopez – si vous êtes convaincu du contraire merci de vous adresser aux fans de Lotus en F1 ainsi qu’aux supporters de Bordeaux et de Mouscron – réussit toutefois à avoir un bilan « juste » mitigé avec le LOSC. Lorsque le businessman prend les rênes des Dogues en 2017, il s’imagine déjà faire du trading de jeunes joueurs à l’instar de Monaco et ramène Marcelo Bielsa pour bonifier tout cela. Sauf que Lopez n’est pas Hannibal Smith et le plan ne se déroule pas sans accroc. Fin novembre, le club du Nord se situe à l’avant-dernière place de la Ligue 1. Pour renverser cette situation catastrophique, ciao El Loco, welcome Christophe Galtier.

L’ancien coach de Saint-Étienne réussit à remettre le navire à flots mais ne souhaite plus revivre la même saison galère. Il craque et claque 5 millions d’euros sur Jonathan Ikoné – recrue lilloise la plus chère de ce mercato estival 2018 – pour animer le front de l’attaque nordiste qui sera composée de Bamba et Nicolas Pépé. Les automatismes se font rapidement et Jorko réalise sa meilleure saison en termes de statistiques. Placé en tant que numéro 10 dans le 4-2-3-1 de Galette, il balance trois cachous et distribue dix caviars en 38 matchs de L1. Sa vitesse donnant le tournis aux défenseurs adverses, il acquiert un nouveau surnom : Bip-Bip. D’un point de vue collectif, il peut être également satisfait de cette saison 2018-2019 puisque le LOSC finit 2ème du championnat de France.

Une régularité victime du trading

Après sa saison exceptionnelle, il devient international français le 7 septembre 2019 face à l’Albanie et en profite même pour marquer son premier but sous le maillot bleu. L’apothéose. Cependant sa joie ne sera que de courte durée. Le départ de Nicolas Pépé et Thiago Mendes – et l’arrivée en contrepartie de Victor Osimhen et Benjamin André – pousse Christophe Galtier a délaissé son 4-2-3-1 à un 4-4-2 à plat classique, déportant Jorko sur l’aile droite. L’irrégularité refait donc son apparition. De moins en moins indispensable, l’ancien de l’AS Bondy ne sera utilisé qu’avec parcimonie lorsque les Nordistes s’engageront dans la dernière ligne droite pour s’offrir le championnat de France 2021.

Ces derniers mois, il était revenu en odeur de sainteté grâce à ses performances en Champions League. Reversés dans un groupe comprenant Séville, Wolfsburg et Salzburg, les Dogues ont déjoué les pronostics en terminant premier de leur groupe. Et pour cette performance exceptionnelle, ils peuvent remercier Ikoné : le but de la victoire contre les Andalous et deux passes décisives contre les Allemands lors de la phase retour.

Si l’international français reprend là où il s’est arrêté, nul doute qu’il devrait trouver rapidement sa place au sein du 4-3-3 de Vincenzo Italiano. Les éléments sont plutôt avec lui. Les principaux joueurs utilisés comme ailiers de la Fiorentina que sont José Callejon, Giacomo Bonaventura et Riccardo Saponara ont tous entre 30 et 34 ans. Le crépuscule est donc plus proche que de l’aube pour chacun des éléments offensifs. Après Franck Ribéry, la Toscane a donc déjà hâte de revoir à l’œuvre un autre ailier français virevoltant.

À retrouver aussi :

Épisode 1 – Jonathan Ikoné, l’autre Kid de Bondy
Épisode 2 – Le Bip-Bip du Nord

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Aurélien Bayard



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