Jonathan Ikoné, l’autre kid de Bondy (1/2)

Par Aurélien Bayard publié le 12 Jan 2022
Crédits

Alors qu’il pouvait disputer un huitième de finale de la Champions League, Jonathan Ikoné a préféré quitter le LOSC pour rejoindre la Fiorentina. Une décision surprenante puisque celui-ci était également un des joueurs majeurs des Dogues. Contre un chèque de 14 millions d’euros, Jorko va donc gambader sur les pelouses de Serie A. Avec l’envie de faire aussi bien en Toscane que dans le Nord.

Le vrai kid de Bondy

Né en 1998. Formé à l’AS Bondy. Ailier virevoltant. Un membre de ma famille surveille étroitement ma carrière afin que je ne dérape pas. Je suis, je suis, je suis … Jonathan Ikoné. L’international français partage bon nombre de points communs avec Kylian Mbappé. Mais contrairement au joueur du Paris Saint-Germain, l’ancien Lillois est véritablement né dans le 93 et porterait mieux le surnom « Kid de Bondy » que son compère en sélection. À la place, il se fait appeler Jorko quand il chausse ses crampons, et cela, depuis tout petit.

L’histoire du néo-Florentin ne peut toutefois être comptée sans parler du prodige français puisque l’un comme l’autre ont porté les couleurs verte du club bondynois. Complice sur et en dehors du terrain, les deux compères faisaient des étincelles une fois sur les près séquano-dionysiens. Placés en ailier faux-pied par Wilfried Mbappé, les gamins repiquaient sur leur pied fort pour planter. Une tactique victorieuse qui leur a permis d’être constamment surclassé en équipe jeune. Néanmoins Rome ne s’est pas faite en un jour. À cette époque, Jonathan Ikoné défiait moins son vis-à-vis et le père de Kylian a dû employer la manière forte pour le convaincre d’utiliser sa palette technique. Les matchs où le jeune bambin n’était pas assez percutant, il lui indiquait le chemin du banc.

Le ratage Montpellier

Si Jorko a réussi à percer dans le football, il ne le doit pas qu’à son talent. Bien qu’il soit un joyeux luron, il restait la plupart du temps réservé et se concentrait sur son travail. C’est ce que révélait Antonio Ricciardi, éducateur à l’AS Bondy, au magazine France Football : « Il était phénoménal, avec une finesse technique. Il était un peu plus développé athlétiquement, plus puissant, hargneux, agressif dans le bon sens du terme. Il ne lâchait rien. Même quand ça ne marchait pas sur une journée, il avait de la détermination, de la volonté de combattre ». Ce n’est donc pas un hasard s’il atterrit au centre de formation du PSG en 2010.

Chez les Franciliens, il fait partie d’une génération dorée qui atteindra la finale de la Youth League 2016, perdue face à Chelsea, mais qui se consolera avec le titre de champion de France des moins de 19 ans. Malgré son talent, l’avenir est clairement bouché avec la présence d’éléments offensifs comme Angel Di María ou Julian Draxler. Lors du mercato hivernal 2016 il est donc prêté à Montpellier pour jouer régulièrement en Ligue 1.

En deux ans, Jonathan Ikoné laissera un souvenir plus que mitigé. Avec une ligne de statistique plutôt famélique – 32 matchs, 2 buts et autant de passes décisives -, le titi parisien ne sera pas regretté lors de son départ. Son coach, Michel Der Zakarian, déclarant qu’il avait un bon niveau mais pas l’investissement pour devenir un joueur de haut niveau. L’attaquant montpellierain Souleymane Camara fut moins dur : « Il fallait juste qu’il travaille physiquement. Son expérience n’a pas été extraordinaire mais cela pu lui faire prendre conscience de ses qualités et qu’il devait bosser ». Un prêt non probant mais qui lui servira par la suite pour atteindre le niveau que tous les suiveurs de jeunes pousses attendent : être international français.

Aurélien Bayard



Derniers articles

Le récap quotidien des actus par email

Calciomio est le seul média français qui traite à 100% l'actualité du foot italien. Renseignez votre email pour recevoir chaque matin un email regroupant les meilleures brèves du Calcio.