Jeunes Italiens, l’avenir est à vous : Federico Dimarco

Par Marc Occhipinti publié le 08 Oct 2020

Nous continuons de dérouler le classement TuttoMercatoWeb des 100 meilleurs espoirs italiens actuels. À la 36ème place, nous retrouvons Federico Dimarco.

Date de naissance : 10 novembre 1997
Poste : défenseur
Club actuel : Hellas Verona

Un coeur nerazzuro

Milanais pur souche, il joue à l’âge de 6 ans à l’AS Calvairate, l’équipe de son quartier. Le club a par ailleurs un partenariat avec l’Inter Campus, rêve de tout enfant italien qui aspire à une vie de footballeur. Pour Federico, lui même intériste, l’Inter Campus, la meilleure écurie de footballeurs d’Italie, est une obsession. A 7 ans, il entre au centre de formation et évolue au poste d’ailier. Il recule au fil des ans au poste de latéral où il exalte au mieux ses qualités.

Une longue errance en club

Le 11 décembre 2014, ce sont ses débuts sur la pelouse en tant que professionnel. Il n’a que 17 ans quand Mancini le lance dans la froidure de l’Azerbaidjan pour un match contre le Qarabag, comptant pour l’Europe League (0 – 0). Son baptême de Serie A survient le 31 mai 2015, quand à la 89ème minute, il remplace Palacio dans la victoire contre l’Empoli (4 – 3).

Au mois de janvier 2016, c’est le point de départ d’une errance qui se poursuit encore aujourd’hui. L’Inter le prête à l’Ascoli en Serie B. Un petit club où il croise néanmoins quelques noms qui vont s’illustrer en Serie A : Jakub Jankto, Andrea Petagna et Riccardo Orsolini. Sous les ordres de Devis Mangia, Dimarco fait une très belle demi-saison avec 15 matchs et 4 assists.

Pour la saison 2016 – 2017, l’Inter le prête avec option d’achat à l’Empoli qui a rejoint l’élite du foot italien et mise totalement sur les jeunes talents. L’Inter garde néanmoins une option de réachat sait-on jamais, si le joyau brut qu’elle confie se met à briller. Après son remarquable Euro U19 de l’été 2016 où ses exploits (4 buts dont 1 sur coup franc) portent les Azzurrini en finale, cette saison doit être celle de sa consécration. Malheureusement, il ne parvient pas à trouver sa place. Restant la doublure de Pasqual, il ne joue que 12 malheureux matchs. Une piètre saison qui se conclut avec la triste rétrocession des Toscans.

En 2017, pendant l’été, il retrouve le sourire avec un beau mondial U20 où il décroche une honorable 3ème place (1 but en quarts de finale). Cap pour la Suisse où le Sion l’attend. L’Inter garde un droit de réachat. Là encore, une saison navrante (9 matchs) marquée par une fracture du cinquième métatarse.

L’Inter le laisse en prêt à Parme pour la saison 2018 – 2019. Le début est prometteur. Le 15 septembre 2018, on crie même au génie, rêvant même d’assister à l’éclosion d’une star. Alors qu’il défie son club de coeur au Meazza, il remplace Gobbi et signe le but de la victoire sur une frappe qui semble signée Roberto Carlos. Mais le sort s’acharne. Il se blesse aux adducteurs pour finir la saison avec 13 matchs et 1 but.

En 2019, Conte lui concède seulement 26 minutes de jeu en 3 matches. Fin janvier 2020, il part de nouveau en prêt, à l’Hellas Verona cette fois. Sous la direction de Juric, il trouve une meilleure continuité. Après 13 matchs et 3 assists (dont 1 contre l’Inter devant qui il se sublime toujours) en une demi-saison, l’Hellas renouvelle le prêt jusqu’au 30 juin 2021 avec option d’achat.

Un espoir toujours vivant

Cette 36ᵉ place qui lui est attribuée dans ce classement de TuttoMercatoWeb des 100 meilleurs espoirs italiens semble légèrement en décalage avec la réalité. Dimarco n’a pas vraiment éclos. Le talent est là, indéniable. Il a la technique, la vitesse, un barycentre bas. Quand il part ballon au pied, il est bien difficile de l’arrêter. Son enchaînement 1-2, débordement et centre en force est irrésistible. Et son pied gauche est un songe. Mais plusieurs faiblesses retardent encore son éclosion : un pied droit un peu maladroit, une phase défensive perfectible avec une fragilité dans les duels et un manque d’application dans le jeu sans ballon. En espérant que dans l’ombre des arènes de Vérone, il puisse enfin confirmer tous les espoirs.

Marc Occhipinti



Lire aussi