Jeunes Italiens, l’avenir est à vous : Alessandro Cortinovis

Par Marc Occhipinti publié le 30 Sep 2020

Nous continuons de dérouler le classement TuttoMercatoWeb des 100 meilleurs espoirs italiens actuels. A la 38ème place, nous retrouvons Alessandro Cortinovis, fantasista de la Dea.

Date de naissance : 25 janvier 2001

Poste : trequartista

Club : Atalanta

Un pur produit bergamasque

Né dans l’ombre des murailles qui entourent la ville de Bergame, Alessandro Cortinovis joue dès l’âge de 8 ans, à l’A.S.D Polisportiva Monterosso. Son talent cristallin attire très vite l’attention de clubs importants, notamment l’Atalanta et l’Inter, où il fait 2 mois d’essai. Un destin en noir et bleu devient inéluctable. Mais c’est la Dea qui finit par l’arracher. Une très bonne école pour Cortinovis. Car avant d’être un club capable d’une épopée homérique comme celle de la Champions League 2019 – 2020, l’Atalanta est connue pour son centre de formation. Une mine de talents d’où sont sorties d’étincelantes gemmes de la Serie A : Gaetano Scirea, Riccardo Montolivo, « Il Pazzo » Giampaolo Pazzini, Giacomo Bonaventura, Alessio Tacchinardi, Mattia Caldara…

L’ascension régulière d’un astre naissant du Calcio

Alessandro confirme le talent qu’il laissait entrevoir en passant tous les échelons attendus, en club comme en équipe nationale.

Avec l’Atalanta, il passe, palier par palier, des poussins à la Primavera.

Son premier fait d’armes remonte à la saison 2015 – 2016, lors du 26ème « Mémorial Gaetano Scirea » (un des plus importants titres de calcio giovanile). Menée 2-0  à la mi-temps par le Barça en finale, l’Atalanta revient à 2 – 1. Sur un but tout en opportunisme, Cortanovis égalise en parvenant, dans une mêlée informe, à pousser le ballon au fond des filets. Puis sur une ouverture lumineuse du numéro 9 de la Dea, il galope pendant 35 mètres le ballon collé aux pieds, échappe au retour de la défense catalane, jusqu’au face à face avec le gardien, qu’il trompe d’une frappe précise. Vitesse. Sang froid. Son doublé offre une remuntada inespérée 3 – 2. Et l’Atalanta brandit le trophée à la barbe des talents blaugranas.

Dans la saison 2017 – 2018, après 13 buts dans l’équipe des moins de 17 ans, il rejoint la Primavera. Une étape de transition où il accumule une précieuse expérience (13 apparitions) et contribue à la victoire du scudetto primavera aux dépens de l’Inter avec 11 points d’écart.

Il franchit un nouveau cap, la saison d’après dans laquelle il s’impose pour de bon en Primavera avec 5 buts et 6 assists en 24 apparitions entre championnat, coupe et UEFA Youth League. Quand le covid a mis un terme au championnat Primavera, l’Atalanta avait 3 points d’avance sur son poursuivant direct pour conserver son titre. En UEFA Youth League, l’Atalanta n’a rendu les armes face à l’Olympique Lyonnais qu’au terme de la séance des pénalties après un funambulesque 3 – 3 où Cortinovis a maintenu les siens à flots avec 2 assists.

On n’attend plus qu’un appel de Gasperini pour monter la dernière marche vers l’élite avec une convocation en équipe première et sa première apparition en Serie A.

En Nazionale, c’est le même sans faute. Il représente son pays à tous les âges, de l’Under 15 à l’Under 20. Il brille en azzurro à plusieurs occasions : un triplé contre la Finlande en Under 16 (17 février 2017), 2 matchs au championnat d’Europe des Under 17 (où la Squadra Azzurra s’inclinera en finale face aux Oranje) puis un doublé en Under 18, dans un match amical contre la Grèce.

La chevelure de Rabiot, les pieds de Modric et Isco comme modèle

Ce qui frappe chez Cortinovis, c’est tout d’abord, son port altier et la classe naturelle qu’il émane sur le terrain. Une élégance propre au numéro 10 qui lui va comme un gant. Le pied est soyeux, la technique, irréprochable, le dribble est chaloupé et sa vision de jeu, absolument lumineuse, en témoignent les nombreux assists al bacio et autres cioccolatini qu’il régale au fil des matchs. Seule fragilité : un physique qui ne permet pas encore d’affronter sereinement le plus haut niveau. Mais les experts restent confiants. Autant, on peut se construire un physique avec de la sueur, autant la grâce innée qu’il affiche reste inaccessible même au prix d’efforts surhumains.

La saison qui vient sera-t-elle celle de sa mue définitive en fuoriclasse?

Marc Occhipinti



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