Jérémie Boga, première recrue hivernale de l’Atalanta : franchir un cap à Bergame (2/2)

Par Ben Soffietti publié le 04 Jan 2022
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Annoncé une semaine avant l’ouverture du marché des transferts, Jérémie Boga est le premier mouvement de cette fenêtre hivernale du mercato. Pour un montant de 22 millions d’euros, l’Atalanta a convaincu Sassuolo de céder son ailier ivoirien, qui évoluait du côté du Mapei Stadium depuis trois ans et demi. En passant dans une équipe européenne, les dirigeants de la Dea espère que Boga arrivera à faire le salto di qualità et à s’imposer dans une équipe déjà bien rodée. Après un bilan de ses années à Sassuolo, Calciomio évoque aujourd’hui les perspectives personnelles et collectives de l’ailier ivoirien, désormais numéro 10 de l’Atalanta.

Des débuts retardés

S’il a donné son accord assez rapidement à l’Atalanta, alors que la fenêtre des transferts n’avait pas officiellement ouvert ses portes, c’est parce que Boga va s’envoler pour le Cameroun où il est attendu avec ses coéquipiers de la Côte d’Ivoire pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations. Convoqué par le sélectionneur Patrick Beaumelle aux côtés du Milanais Franck Kessié et de son ancien coéquipier à Sassuolo, Hamed Traoré, Boga n’a pas encore réussi à s’imposer avec les Éléphants, puisqu’il ne compte que sept sélections en quatre ans. Cependant, il a gagné des points lors des dernières sorties de son équipe, marquant contre le Malawi en octobre dernier. Si la concurrence en attaque sera rude pour le natif de Marseille lors de la compétition continentale, quoi qu’il en soit, elle repoussera les premiers pas de Boga avec l’Atalanta au plus tard au 6 février, date de la finale de la C.A.N, en imaginant un parcours sans faute des siens.

Un profil particulier pour le système de Gasperini

Une fois rentré du Cameroun, Boga devra se plier rapidement aux exigences de Gasperini, dont les demandes tactiques et le travail collectif sont des fondements. Si le joueur de 25 ans se plaît à faire des différences sur son aile gauche, à Bergame, il va devoir s’adapter à un schéma de jeu différent, dans lequel, les couloirs sont la propriétés des pistons, Hateboer à droite et Gosens (ou Maehle) à gauche.

Il sera donc curieux de voir quelle sera l’utilisation de l’Ivoirien par Gasperini. Ce dernier fait varier son trident offensif avec soit deux attaquants et un trequartista derrière, dont le rôle est d’alimenter les deux finisseurs. Ou alors, l’ancien mister du Genoa peut inverser le triangle, avec une pointe haute, Zapata, en bomber, soutenu par deux joueurs plus libres, Pasalić et Malinovskyi par exemple. C’est avec cette seconde disposition que la Dea a débuté contre l’AS Roma et le Genoa fin décembre. Ainsi, dans ce schéma, Boga pourrait faire partie de ces deux attaquants de soutien, capable de créer le décalage par le dribble, pour ensuite frapper ou servir Zapata, auteur de neuf buts depuis le début de la saison. Le jeu en pivot du Colombien, capable d’attirer sur lui l’attention des centraux, pourrait offrir des espaces à Boga, pour plonger dans leur dos et faire la différence par sa vitesse. En soi, plusieurs solutions qui obligeront tout de même Boga à une adaptation.

L’heure du « salto di qualità« 

Alors qu’il vient de fêter ses 25 ans, le 3 janvier, Boga va découvrir l’Europe avec son nouveau club. En effet, jusqu’à alors, que ce soit à Sassuolo ou en prêt, l’Ivoirien n’a jamais pris part à une rencontre de coupe d’Europe. La découverte sera plutôt tardive pour un joueur de son âge, quand on compare par exemple aux jeunes précoces comme Ousmane Dembélé, âgé de 19 ans lors de ses premiers pas en Champions League ou plus proche de nous, Federico Chiesa, tout juste majeur lorsqu’il participait à l’Europa League avec la Fiorentina. Sa seule expérience européenne est à ce jour l’UEFA Youth League, dans laquelle il s’est exprimé avec les U19 de Chelsea, remportant la compétition aux côtés de Solanke, Christensen ou Loftus-Cheek. Depuis, entre les prêts successifs et la lente affirmation à Sassuolo, Boga n’a pu regoûter à ce plaisir. Il sera donc attendu au tournant, en février contre l’Olympiakos, pour savoir s’il a les capacités pour évoluer à un tel niveau. À 22 millions d’euros, les dirigeants de la Dea espèrent de tout coeur qu’il pourra faire le salto di qualità.

À retrouver :

Épisode 1 – Au revoir et merci Sassuolo
Épisode 2 – Franchir un cap à Bergame

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Ben Soffietti

Rédacteur



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