Italie-Bosnie : une défense quasi connue, Belotti favori et Jorginho-Verratti en patrons ?

Par Florian Giunta publié le 11 Juin 2019

Au lendemain de leur victoire face à la Grèce 3-0, la Gazzetta dello sport titrait « belli d’Italia ». En plus d’avoir joué un football qui fait plaisir aux esthètes, ces joueurs là peuvent être sereins à la veille d’affronter la Bosnie-Herzégovine. Trois victoires consécutives sans prendre de but ont fait de l’équipe de Roberto Mancini la première de son groupe de qualifications pour le prochain Euro. Une victoire ce soir mettrait la Bosnie à 8 points après quatre matchs joués. Au bilan comptable à conforter, cette équipe doit donc asseoir ses repères fondés sur la possession de balle et un jeu plutôt offensif. Alléchant…

Derrière, peu de changements à attendre

Dans les cages, Salvatore Sirigu s’impose et il retrouvera pour la 22ème fois le maillot azzurro à 32 ans. On n’imagine pas le sélectionneur modifier sa charnière centrale et laisser sur le banc Leonardo Bonucci et Giorgio Chiellini. 192 sélections à eux deux tout de même. Sur les côtés subsiste à peine plus de suspense. A gauche, Emerson Palmieri devrait à nouveau être aligné. Cependant ballotage à droite entre Alessandro Florenzi, Gianluca Mancini et Mattia de Sciglio.

Jorginho et Verratti, les dépositaires du jeu ?

Mancini se serait entendu avec les cadres. Jorginho et Marco Verratti auraient les clés du camion au milieu. Bonucci confirme avec diplomatie : « Sans rien enlever aux autres joueurs, ce duo fait la différence en matière d’expérience internationale et de personnalité« . Et Verratti compare son coéquipier de Chelsea à Thiago Motta avec qui il aimait « jouer simple« . Leur entente et la copie propre rendue lors du match contre la Grèce plaident pour eux. De plus, Nicolo Barella ayant été remarquable à Athènes, Mancini a peu de raison de bousculer ce trio.

Déjà des certitudes en attaque ?

Rien n’est fait mais une hiérarchie se dessine. Immobile et Pavoletti semblent, pour l’heure, peu compatibles avec un jeu basé sur la possession et le jeu en triangle. Quagliarella, Kean et Belotti paraissent mieux armés. Andrea Belotti repartira sans doute contre la Bosnie. Il a montré être un précieux passeur (troisième assist en azzurro depuis les éliminatoires du Mondial 2018) en plus de s’insérer harmonieusement dans les mouvements de son équipe. Le sélectionneur le soutient indéfectiblement : « un attaquant peut être décisif même sans marquer » disait-il hier en parlant du gallo.

Un stade qui ne fera pas le plein

Dimanche, les joueurs et le staff de l’équipe d’Italie se sont installés dans un hôtel chic du centre-ville de la capitale du Piémont et ont été accueillis par quelques fans. La Nazionale jouera ce match de qualifications contre la Bosnie à l’Allianz Stadium à Torino. La capacité maximale du stade est de plus de 41000 places mais pour l’occasion elle a été réduite à 33 000. Pour l’instant, environ 26000 billets auraient été vendus. Pas certain que, pour l’occasion, le stade de la Juventus impressionne beaucoup les Bosniens…

 

Florian Giunta



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