Italie-Arménie, l’avant match : finir sur une note positive

Par Killian Picaud publié le 18 Nov 2019

Avec 9 victoires en 9 matchs, l’Italie aura navigué sur un long fleuve tranquille durant ces éliminatoires de l’Euro 2020. Dernière étape avant de se diriger vers le grand océan des phases finales, la Squadra Azzurra accueille l’Arménie ce lundi à Palerme pour une rencontre sans enjeu. Néanmoins, dans l’optique de s’assurer d’être tête de série et de chasser encore quelques records, la victoire aurait une certaine importance pour les Italiens.

LE CONTEXTE

Objectif tête de série pour l’Italie

Qualifiée pour l’Euro, l’Italie peut s’assurer d’être tête de série pour les phases de groupes en Juin prochain si elle parvient à bout de l’Arménie. Elle pourrait ainsi attaquer l’Euro avec plus de sérénité avec des adversaires plus abordables dans son groupe. Cette rencontre a aussi une importance en termes de records. En cas de victoire ce soir, l’Italie pourrait, pour la première fois de son histoire (après avoir battu le record de Pozzo), réaliser une performance de 10 victoires en 10 matchs lors des phases de qualification. Un record qui pourrait faire entrer Roberto Mancini et ses hommes un peu plus dans l’histoire du football italien.

L’Arménie, pour l’honneur

Quatrième du groupe J à 8 points de la deuxième place, les espoirs de qualification de l’Arménie sont déjà éteints depuis quelques matchs. Dépourvus de tout objectif et de son meilleur joueur et capitaine Henrikh Mkhitaryan, blessé, les hommes d’Abrahaman Khashmanyan vont combattre avec leurs armes l’une des meilleures sélections actuelles. Equipe très tenace défensivement et qui a déjà mis les azzurri en difficulté par le passé, l’Arménie sera tout de même un adversaire difficile à battre pour la Nazionale.

La stat ?

3. En cas de victoire ou de match nul ce soir, les Italiens établiraient un record unique de 3 phases de qualification pour l’Euro sans  défaite. N’ayant enregistré aucune défaite lors des phases de qualification de l’Euro 2012 puis celles de 2016, les Italiens pourraient faire la passe de trois ce soir en ne perdant pas ce soir.

LA DECLARATION

En conférence de presse d’avant-match ce dimanche, Roberto Mancini a établi une rétrospective sur la progression de son équipe depuis qu’il l’a reprise, en 2018, et réaffirmé la philosophie qu’il veut imposer à ses joueurs en vue des prochaines échéances : « Je ne m’attendais pas à ce que l’on gagne 10 matchs de suite, mais la qualification pour l’Euro 2020 est ce qui importe le plus, plus que n’importe quel record. Au départ, l’objectif principal était n’était pas de gagner mais de faire revenir les fans de la Nazionale et donner aux joueurs l’opportunité d’adopter un style de football gagnant. On savait que si on y parvenait, les résultats viendraient d’eux-mêmes. »

Il poursuit : « Nous ne voulions pas gagner en défendant et nous appuyer sur des contres pour marquer, mais essayer de prendre des initiatives et de contrôler le match. Cela implique de prendre des risques, mais les joueurs ont assimilé ces idées très rapidement. C’est maintenant notre voie, nous ne voyons pas d’autres options. »

LES COMPOSITIONS PROBABLES

ITALIE (4-3-3) : Sirigu; Di Lorenzo, Bonucci, Romagnoli, Biraghi; Jorginho, Barella, Zaniolo; Chiesa, Immobile, Insigne
Suspendus :
Indisponibles : Verratti, Berardi, Spinazzola, Mancini

Arménie (5-4-1) : Hayirapetya; Hambardzumyan, Voskanyan, Calisir, Ishkhanyan, Hovhannisyan; Barseghyan, Grigoryan, Hovsepyan, Vardanyan; Karapetyan
Suspendus :
Indisponibles : Mkhitaryan

ARBITRE : Tiago Martins (Portugal)

LE DERNIER ITALIE-ARMENIE

Le 15 octobre 2013, pour le compte des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014, les Arméniens sont parvenus à décrocher le match nul (2-2) contre la formation de Cesare Prandelli au terme d’un match très disputé au San Paolo. Movsisyan avait ouvert le score dès la 4ème minute pour l’Arménie. Florenzi a répondu vingt minutes plus tard pour l’Italie. Henrikh Mkhitaryan redonne l’avantage aux siens à la 70ème minute avant que Balotelli ne remette les compteurs à zéros peu de temps près. Parmi les joueurs actuels de la Nazionale, seuls Bonucci, Florenzi et Insigne étaient titulaires ce jour-là. Marchetti était à la cage, derrière une défense composée notamment de Pasqual, Abate et du regretté Davide Astori. Devant eux se trouvait un milieu à trois avec Pirlo, Montolivo et Aquilani. Pablo Osvaldo avait démarré à la pointe de l’attaque.

 

 

Killian Picaud



Lire aussi