Inter et Napoli : destins croisés

Depuis 2011, l’Inter et le Napoli ont évolué de manière très différente. Pendant que les Nerazzurri tombaient toujours plus bas dans leurs résultats, les Partenopei ont mené une belle ascension. Aujourd’hui, ces derniers ont pris une énorme avance, jamais réalisée auparavant, sur les Milanais, notamment grâce à un jeu attrayant.

Par Giuliano Depasquale publié le 11 Mar 2018

Si le San Paolo a toujours été une destination difficile pour l’Inter, dont la dernière victoire en championnat remonte à la saison 97/98 (0-2), il en est de même pour le Napoli quand il s’agit de se déplacer au Giuseppe Meazza. Seulement, la tendance a changé depuis l’exercice 11/12 en faveur des Partenopei. Après huit saisons de défaites, la victoire 0-3 du 1er octobre 2011 a marqué le début d’une nouvelle ère pour les deux clubs. Les Napolitains ont entamé une incroyable progression pour désormais se frotter avec la Juventus dans une lutte record pour le Scudetto, alors que les Milanais ont enchaîné les mauvais résultats et semblent encore très loin de retrouver les sommets. Cette fameuse défaite de 2011 est d’ailleurs significative quant au changement qui a été opéré des deux côtés. Mazzarri, qui était aux commandes des Azzurri, a été le point de départ de cette révolution près du Vésuve. La défense à trois utilisée et les qualités qu’il parvenait à exploiter des divers Campagnaro, Hamsik, Lavezzi et Cavani faisait de lui un des meilleurs techniciens du moment. Pourtant, ce jour-là, El Matador était absent. Pandev, qui l’a remplacé pour l’occasion, n’avait pas réalisé un grand match, mais la tactique utilisée par le coach montrait déjà de belles perspectives d’avenir, à condition de l’entretenir. Certes, l’expulsion d’Obi juste avant la pause avait beaucoup influencé le reste de la partie, mais l’utilisation des terzini, Maggio et Zuniga, dont le travail était conséquent, autant en défense qu’en attaque, était la principale marque de fabrique de ce Napoli. Pour l’Inter, les nombreux changements de coachs, de tactiques et de joueurs se faisaient bien ressentir, rendant instable l’équipe. Un manque d’organisation, ce qui est encore le cas aujourd’hui, s’opposait donc à un jeu innovant pour cette modeste formation napolitaine.

Des transitions opposées

Avec Benitez, le jeu du Napoli a connu une période pendant laquelle il faisait du surplace, même si l’effectif se remplissait davantage de joueurs internationalement reconnus. Mertens, Callejon, Higuain et Reina sont venus compléter les rangs avec leur expérience, tandis que Mazzarri était passé du côté interista et peinait à réitérer son exploit tactique. D’Ambrosio, Nagatomo, Obi et Dodo’ n’avaient pas les compétences nécessaires pour être à la hauteur de cette tâche primordiale dans le 3-5-2, en plus du groupe qui n’était pas autant uni que celui dont l’entraîneur s’occupait précédemment. La suite des événements qui débouche sur le contexte actuel est connue. Sarri a réussi à instaurer un jeu plaisant à regarder, même si l’équipe ne le maîtrise pas à 100%, en plus d’être efficace de par les multiples possibilités pour trouver le chemin des filets. L’Inter a quand même conservé son 4-2-3-1 de l’an passé, avec des variantes en 4-3-3, avec un effectif majoritairement conservé pour poursuivre sur des bases solides. Ce qui ne fonctionne pas forcément, vu les résultats très inconstants. De nouveau, cette saison, l’Inter est donc le challenger dans ce choc face au Napoli. L’écart entre les deux clubs n’a jamais été aussi grand, en faveur des Azzurri, mais le football n’est pas une science exacte. Sur le papier, les Partenopei restent au-dessus et ça risque d’être le cas pour encore un petit temps… Mais la vérité sur le long terme peut parfois changer le temps d’un instant.

Giuliano Depasquale

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