Inter : la défense sera la clef du match

Par Cesco publié le 21 Août 2020

Si l’attaque de l’Inter ne fait plus grand débat grâce à son duo Lautaro/Lukaku et leurs 54 buts toutes compétitions confondues, la défense a mis du temps à se trouver malgré un titre de meilleure arrière garde de Serie A obtenu avec brio. La défense à trois d’Antonio Conte est venue perturber des automatismes acquis sous Spalletti et le remue ménage a eu lieu. A ce petit jeu là de l’adaptation tactique, il y a les gagnants et les perdants, mais il y a surtout l’Inter et sa perméabilité, vrai enjeu de la finale de ce soir.

Solide comme un roc

36 buts encaissés cette saison en championnat, seule équipe de Serie A à avoir un ratio but par match intérieur à 1, 1ère au niveau des clean-sheets (comme l’Udinese) avec 14 matchs sans encaisser, la défense de l’Inter est maitresse de la spécialité. Dans la défense à trois, De Vrij a même été élu meilleur défenseur de Serie A par la Lega. Une récompense qui vient couronner une nouvelle saison pleine pour le défenseur néerlandais, désormais positionné au centre d’un trio qu’il dirige d’une main de maitre. A ses côtés, deux joueurs qu’on attendait pas ou plus. A droite, Godin. Arrivé de l’Atletico, de son aveu, il a mis du temps à comprendre le système de Conte. Défendre à droite, c’est nouveau pour celui qui se concentrait sur l’axe et les montées du temps de la Liga. Pourtant, à force d’abnégation et de travail, celui qui était donné partant cet été est désormais indispensable. De son état d’esprit à son professionnalisme en passant par ses 5 derniers matchs de grande facture, Godin est le nouveau « monsieur plus » d’une défense qui se cherche au haut niveau. A gauche, c’est Bastoni. Personne ne l’attendait là et pourtant il brille. Gaucher, bon relanceur et doté d’un culot monstre balle au pied, il est celui par qui le jeu passe. Décisif sur les deux buts de son équipe face à Getafe, il aura à nouveau un grand rôle à jouer face à Séville. A condition de gommer quelques petites erreurs techniques entrevues en demi-finale.

Des perdants et des certitudes

Du côté des perdants, ou plutôt du perdant, il y a Skriniar. Titulaire indiscutable sous Spalletti et incroyable défensivement, la défense à droit met en lumière sa maladresse quand il faut défendre sur le côté. Difficultés de placement et manque d’agressivité, celui qui a viré son agent pour renouveler à l’Inter va devoir s’accrocher s’il ne veut pas finir sur le mercato. De l’autre côté, il y a les certitudes. D’Ambrosio est revenu vraiment en forme de sa blessure survenue en Nazionale en octobre dernier et si Conte l’avait essayé en défense centrale, c’est bien au poste de latéral droit dans le 3-5-2 que Danilo brille le plus. 5 buts cette saison et surtout 3 sur les 5 derniers matchs. Un apport défensif solide et une contribution offensive régulière permettent à Antonio Conte de se reposer sur lui pour son jeu le long de la ligne de touche, celui qu’il affectionne tant. Face à Seville, tout se jouera là, car Handanovic a montré quelques lacunes cette saison malgré deux dernières bonnes sorties face à Getafe et le Shakthar. S’il avait gardé quelques arrêts dont il a le secret pour ce soir, c’est tout l’Inter qui le remercierait.

 

Cesco

Rédacteur en Chef



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