Il est à nouveau temps de chanter l’hymne italien

Par Cesco publié le 23 Mar 2018
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Italie-Suède, un match qui marquera à jamais bon nombre de tifosi, et dont certains joueurs se souviendront bon gré mal gré à commencer par Immobile et ses déclarations sur les matchs qu’il a joués à San Siro cette saison : « à chaque fois, j’ai pensé à Italie-Suède ». Bien plus qu’un souvenir, un traumatisme qui se digère petit à petit, comme une rupture avec son ex-copine. L’attaquant italien d’ailleurs sera le premier à être continuellement pointé du doigt sur cet échec, qu’il inscrive 150 buts cette saison ou qu’il marque en faisant des ailes de pigeons à la 93ème en championnat. Un coupable désigné à coups de « combien de buts face à la Suède ? ». Ciro Immobile donc, fait désormais partie, comme beaucoup d’ailleurs, de cette nouvelle génération de footballeurs portant la tunique de la Nazionale. Ceux qui n’ont pas prouvé grand chose, mais qui se devront de répondre présents pour relever le pays aux quatre étoiles sur le maillot. C’est désormais à cette place qu’ils sont attendus, et s’ils y parviennent, les tifosi seront les premiers à leur pardonner cet échec, comme celui de Baggio en 1994, comme celui de Del Piero en 2000, comme celui de Di Biagio en 1998. L’image qu’ils donneront d’eux sur les deux prochaines années, que ce soit en Nation League ou sur les éliminatoires de l’Euro 2020 en passant par les amicaux (décisifs, il faut le rappeler pour le classement FIFA et donc les tirages au sort des compétitions), changera à jamais le regard des tifosi sur cette époque bien mal embarquée. Verratti, Immobile, Belotti, Bonucci, Darmian et même les plus anciens : Chiellini, Candreva ou encore Buffon, qui désormais doit faire face à la remise en cause de sa convocation, aujourd’hui avec maladresse, demain peut-être avec brio, encore faut-il qu’il montre la voie et justifie pleinement sa présence dans un groupe qui mine de rien a bien besoin de lui, quoi qu’en disent ses détracteurs.

Et nous tifosi ?

D’une équipe à la croisée des chemins, qui a baissé les bras en même temps que son sélectionneur : feu-Ventura, il ne reste désormais que l’espoir, l’espoir de ceux qui croient encore en la résurrection d’un pays de football, manquée à plusieurs reprises par le passé. Si les joueurs ne porteront pas tous, tout seuls, l’échec de novembre 2017, ce sera grâce au peuple azzurro, prêt à à nouveau chanter l’hymne comme jamais, comme à San Siro il y a quelques mois. Car au delà de l’échec, qui plombe les mentalités, qui désigne des boucs-émissaires et fait chuter la motivation de tous, il reste l’espoir d’une renaissance et d’une ère nouvelle pour un Calcio désormais de nouveau debout. De novembre à mars, les politiques à la FIGC s’en sont remis à Malago malgré l’échec des élections. La nomination par intérim de Fabriccini et de Costacurta est un bon début alors que le chaos semblait régner. La troisième place désormais acquise définitivement au coefficient UEFA, deux clubs en quarts de finale de Champions League pour une première depuis plus de 10 ans, tant de signaux positifs qui ont permis aux tifosi de rêver de jours meilleurs.

De ces amicaux contre l’Argentine et l’Angleterre, tant est attendu. De la part de Di Biagio pour son dépucelage en tant que sélectionneur, mais aussi de la part de ceux qui ont déçu, comme Verratti. La chance sera donnée aux nouveaux, Insigne sera placé en bonne condition. Plus personne ne pourra se cacher en somme. Nous non plus. Alors même si la Coupe du Monde se rapproche, que les spots publicitaires se font de plus en plus nombreux et que le mois de juin/juillet risque d’être dur à encaisser, c’est plus fort que jamais qu’il faudra chanter l’hymne ce soir, afin d’hurler au monde et à ceux qui l’ont déjà entérée, que l’Italie n’est pas morte et qu’elle a déjà commencé à poser les premières pierres de son renouveau. Ce soir ce n’est pas un match amical, c’est le début d’une nouvelle ère, c’est le coup d’envoi d’une nouvelle bataille, que cette fois, la Nazionale ne perdra pas, car nous serons là, à chanter, les soutenir et porter haut et fort des couleurs qui nous ont rendu fiers de ce que nous sommes, fiers de nos origines, fiers de tout un pays. Fiers d’être Italiens, de prêts comme de loin, dans la joie comme dans la souffrance. Forza Italia.



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