Grèce-Italie : La Grèce en porte-bonheur, Sirigu en embuscade, l’attaque au centre des attentions…

Par Michaël Magi publié le 08 Juin 2019

C’est une Nazionale en pleine confiance, et à ce jour seul leader de son groupe de qualifications pour l’Euro 2020 avec 6 points (8 buts inscris, aucun encaissé), qui se déplace en Grèce, avec l’ambition d’accroître son avance sur l’un de ses poursuivants directs. Un succès confirmerait la dynamique positive qui accompagne l’équipe de Mancini.

La Grèce : porte-bonheur de la Nazionale ?

Ce samedi, aura lieu la 14ème opposition entre l’Italie et la Grèce. Sur les 13 confrontations précédentes, l’Italie a glané 9 victoires et n’a été défaite qu’une seule fois. C’était il y a 46 ans, au cours d’un match amical qui avait vu la sélection hellène l’emporter 2 à 1 au Pirée (2 buts d’Antoniadis et Pomodis pour la Grèce, un but de Boninsegna côté italien). Une victoire unique et donc historique, mais acquise face à une Nazionale en déclin qui, après avoir atteint la finale de la Coupe du Monde 1970, n’avait pas eu le courage de se renouveler ; ce qui aboutira 2 ans plus tard à une Coupe du Monde 1974 désastreuse. C’est du reste cette piètre performance mondialiste qui incitera la Nazionale à entamer une patiente reconstruction, qui aura comme point d’orgue la campagne victorieuse de 82. Coincidence que l’on considèrera peut-être heureuse, à l’heure où la Nazionale est à nouveau en plein chantier : l’Italie avait croisé la Grèce dans le cadre des qualifications pour le mondial espagnol. Si elle avait concédé le nul à domicile, elle l’avait emporté 2-0 à Athènes sur deux buts d’Antognoni et de Scirea. L’Histoire est facétieuse : nous verrons si elle a choisi, encore une fois, de se répéter…

Sirigu : vrai titulaire ou bouche-trou ?

Auteur d’une saison fuoriclasse avec le Torino, le natif de Nuoro en Sardaigne, qui se bonifie comme le meilleur des cannonau, aura l’occasion de montrer ce qu’il sait faire sur deux matchs : dans un contexte hostile – sachant que le stade olympique d’Athènes devrait être plein à craquer – et contre des oppositions autrement plus consistantes que celle qui fut offerte par le modeste Liechtenstein en mars dernier. Une opportunité que l’homme fort du Torino aborde avec calme et sérénité, du haut de ses 32 ans : « Être titulaire, c’est agréable, mais avant tout, il est bon de faire partie de la Nazionale. Deux matchs très importants nous attendent contre des adversaires coriaces qui vendront chèrement leur peau. Nous devrons être appliqués et patients pour éviter les mauvaises surprises. C’est ce que l’expérience m’a appris ». L’expérience est certes un atout de poids. Sera-t-il suffisant pour lui permettre d’incarner une véritable alternative ? Rien n’est moins sûr, à ce jour. Il n’en reste pas moins que la question de son rôle se posera peut-être un jour, surtout s’il sort deux matchs de classe. Le tout, alors que l’on évoque un éventuel futur rôle à jouer pour Buffon au sein de la Nazionale… Les places seront chères et il serait imprudent de considérer que tout est déjà joué.

Le choix cornélien de Mancini

Mancini n’a pas encore trouvé son ossature offensive. La faute à des blessures qui ont tendance à se répéter lorsque surviennent les périodes internationales et à des variations de forme. Immobile a pu faire apprécier sa combattivité mais sa maladresse devant le but avec le maillot de la squadra azzurra, pose légitimement question. Insigne ne s’est pas installé comme il l’aurait dû. Quagliarella, quant à lui, s’il n’est pas revenu en Nazionale pour passer les plats, n’est pas une solution pérenne. Si Mancini veut espérer mener son équipe vers la seule chose qui compte en Italie – les trophées !!! – il lui faudra impérativement trouver un attaquant – on n’ose dire providentiel – capable de planter des buts là où les autres marchent sur le ballon… D’autant plus que c’est bel et bien demain que les choses se corsent… Face au probable 3-5-2 grec, Mancini devrait sans doute reconduire son 4-3-3 : Don Fabio tient la corde pour occuper la pointe de l’attaque. Chiesa et Bernardeschi devraient compléter le trident.

Michaël Magi



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