Godin à l’Inter, la dernière pierre d’un édifice imprenable

Par Cesco publié le 02 Juil 2019

L’arrivée d’Antonio Conte à l’Inter va entrainer un chamboulement défensif du côté de l’Inter. Retour à la défense à trois, celle que la Beneamata avait pour spécialité dans les années 2013/2014 avec un Walter Mazzarri dont les murailles Ranocchia, Rolando/Campagnaro et Jesus n’étaient pas si solides. Une époque plus tard, les choses ont bien changé à l’Inter.

Une construction rapide signée Ausilio

Deux qualifications consécutives pour la Champions League, une sortie de l’agrement avec l’UEFA qui bridait la puissance financière du Suning, nul doute qu’en quelques années, la défense de l’Inter allait se transformer. Skriniar d’abord, le mur slovaque, qui s’est révélé comme un des tous meilleurs défenseurs du continent. Puis De Vrij, le Néerlandais chipé gratuitement à la Lazio et enfin, le nouveau coup zéro : Diego Godin, le guerrier uruguayen et son expérience européenne qui n’est plus à prouver. Montant d’une des meilleures charnières de Serie A ? 28 millions d’euros pour les trois. Un coup majeur signé par le meilleur directeur sportif 2018 (élu par ses pairs), Piero Ausilio, qui accompagné maintenant de Marotta mais également d’Oriali, risque d’en surprendre plus d’un encore une fois.

Le nouveau challenge

Avec son Atletico, Diego Godin a tout connu après 9 années à défendre les couleurs des Colchoneros. Il ne lui aura manqué que le trophée de la Champions League, touché du bout des doigts lors de cette finale perdue 4-1 en prolongations face au Real de Cristiano Ronaldo. Un Ronaldo qu’il retrouvera cette saison en Serie A, un championnat dans lequel son expérience et sa grinta risquent de faire parler. Autre connaissance, cette fameuse C1 dans laquelle l’Inter cherchera à progresser l’année prochaine. Trop décriée par son manque de jeu, l’Inter a su solidifier petit à petit sa défense. 4ème défense il y a deux ans, 2ème défense de Serie A la saison dernière, Godin peut être celui qui fait passer un cap défensif. Pour combien de temps ?

Car âgé de 33 ans, la question de la longévité se pose. Si deux saisons de rang se tiennent sans souci, l’Uruguayen est plus proche de la fin que du début. Il n’empêche qu’il devrait avoir l’envie de la nouveauté, qui lui permettra de montrer son niveau international, celui qui a fait de lui un des meilleurs du monde il y a quelques années. Du côté de l’Inter, le verrou est bien mis. Pour la plus grande joie d’Handanovic.

Cesco

Rédacteur en Chef



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