Giampaolo, l’héritier du beau jeu

Par Marco Pacini publié le 23 Juil 2019

L’héritier de Sarri, l’entraineur milanais s’est souvent retrouvé surnommé de la sorte. Giampaolo a réellement fait exploser sa carrière à son arrivée au club toscan, Empoli. Il y remplace d’ailleurs Sarri, c’est ce dernier qui l’a lui même recommandé. Si l’on demande aux fans du football italien de décrire le jeu des deux entraineurs, la plupart du temps, une phrase bien connue ressort: « le beau jeu ». Mais qu’est ce que l’on peut qualifier de la sorte? Et en quoi ces coach en sont l’allégorie parfaite?

Giampaolo un homme qui prône le jeu

Dès son arrivée à Milan, le coach a très vite expliqué son plan. « La tête haute et on joue au football » c’est ainsi que l’italien avait répondu à Antonio Conte, entraineur de l’Inter. En effet, ce dernier avait annoncé en conférence de presse qu’il voulait que son équipe joue « tête basse et gagne ». Ici, on comprend qu’à l’inverse du club rival, le Milan AC va cette saison principalement chercher à fonder un jeu sur de nouvelles bases, plus saines.

Cette idée de beau jeu ne peut que rassurer les tifosi milanais, qui lors de leurs saisons sous l’ère Gattuso se sont contentés d’un jeu plus que médiocre. Mais concrètement le style de Giampaolo s’explique comment?

Par l’envie de rappeler qu’avant tout le foot est un spectacle. Quand les supporters viennent au stade ils ne veulent pas seulement voir leur équipe gagner, ils veulent aussi pouvoir jouir d’actions construites et d’un démantèlement tactique de l’adversaire. Giampaolo a instauré un jeu offensif à la Sampdoria, il troque le 4-3-3 (très à la mode à notre époque), pour un système à deux attaquants. Son dispositif préféré, le 4-3-1-2 se traduit par le retour d’un vrai numéro 10, au poste de créateur. L’arrivée de cet entraineur au club lombard peut donc promettre au supporters rossoneri; des matchs avec une forte intensité et certainement beaucoup de buts. Sarri avait instauré un jeu de la sorte à Naples. Peu de pertes de balles, des actions construites rapidement, un plan de jeu réfléchit qui porte peu sur des exploits individuels. Pour Marco Giampaolo, le bloc compact, les passes en une touche et la recherche de profondeur dans le jeu sont les clés de la victoire.

Giampaolo à Milan, ça va donner quoi?

En pleine période de mercato, le Milan AC semble essayer de donner à son entraineur le plus de cartes en main possible. L’effectif du club lombard, semble par ailleurs être fait sur mesure pour l’ex-entraineur de la Sampdoria. Paqueta, et son aisance technique risquent de devenir la pièce centrale du jeu milanais. Piatek va retrouver son rôle de pointe par excellence dans le club. Dans un dispositif comme celui prévu, les supporters vont pouvoir dire un bon adieu à l’isolement de l’attaquant. Fini les matchs où le polonais touche une vingtaine de ballons.

Par ailleurs, Giampaolo est certainement à l’origine de l’arrivée de Bennacer et Krunic, deux joueurs qui ont joué à Empoli, l’ex-club de l’héritier du beau jeu. De plus, dans le dispositif qui attend le Milan AC la saison prochaine les couloirs sont libérés, ce qui va permettre de faire monter les latéraux rossoneri. Théo Hernandez comme Calabria vont pouvoir cette année montrer leurs capacités offensives.

Si l’on allie le rendement offensif, assuré par l’entraineur, et la défense milanaise bien rodée on peut d’attendre à ce que le Milan AC redeviennent un club très difficile à jouer. Fin tacticien, Giampaolo va cette année montrer encore une fois, à l’Italie entière, que son nom est synonyme de beau jeu. Une chose reste sûre, le mercato milanais n’est pas fini, et l’arrivée de joueurs comme Correa reste de plus en plus possible.

Marco Pacini

Rédacteur pour Calciomio.



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