Gagliardini, le pari gagnant de l’Inter

Par Giuliano Depasquale publié le 26 Fév 2017

Si les polémiques actuelles concernant les prix des transferts dans le monde du football sont tout à fait légitimes, le transfert de Gagliardini, de l’Atalanta à l’Inter, n’a pas fait exception. Acheté par les Milanais pour 25 millions, à payer à la fin de son prêt obligatoire en 2018, l’Italien de 22 ans partait donc avec une certaine pression sur les épaules. Pour le peuple interista, l’attente était aussi justifiée, puisqu’il s’agissait là du troisième Italien le plus cher du club, derrière Toldo (26M) et Vieri (45M). Le pari était également risqué pour l’ensemble de l’Inter, quand on connait la fâcheuse habitude des dirigeants à payer de grandes sommes pour des joueurs qui ne se révèlent pas à la hauteur des attentes. Mais il en faut apparemment plus à Pioli pour douter, lui qui a décidé de lancer Gagliardini dans son milieu de terrain dès la première opportunité, contre le Chievo. Les débuts ont été impressionnants pour la recrue, qui s’est tout de suite démarquée en demandant fréquemment le ballon, en prenant des initiatives et en réussissant la plupart de ses passes.

Déjà indispensable

Depuis, Gagliardini est devenu indispensable dans le onze de Pioli, qui n’hésite pas à le lancer à chaque partie, même s’il a fallu revoir le poste de Medel à cause du manque de place au milieu de terrain. Car, si Joao Mario, Kondogbia et Brozovic s’alternent, l’Italien est, lui, bien présent et s’adapte à chacun de ses équipiers. Parfois plus défensif, il utilise très bien son mètre 88 pour aller au duel, récupérer le ballon et ensuite lancer les phases offensives. Son rôle principal est surtout de trouver la faille au milieu, éventuellement dribbler un adversaire et rapidement transmettre la balle vers l’avant, le tout en bougeant constamment. Et même s’il n’est pas un grand buteur dans l’âme, avec seulement trois buts plantés depuis le début de sa carrière professionnelle, il montre une grande attitude en attaque, où il a déjà failli tromper le gardien adverse quelques fois. C’est d’ailleurs son seul point faible, jusque maintenant, même s’il a paru un peu moins entreprenant et incisif lors de la dernière journée en date, contre Bologna.

Sous l’œil attentif de Ventura

Tout est allé très vite pour Gagliardini, cette saison. Passé de la Serie B à l’Atalanta, puis à l’Inter, en un an, le milieu de terrain fait même désormais partie du groupe « rajeuni » de Ventura. En stage à Coverciano ces 20, 21 et 22 février, il accompagne d’autres talents italiens, tels que Locatelli, Berardi ou Zappacosta pour un coup d’œil au futur de la Nazionale. Il faudra toutefois attendre sa première apparition sous la tunique azzurra pour se prononcer sur son rôle, mais la concurrence y est déjà plus rude qu’à l’Inter. Le joueur devra donc garder une certaine constance dans son jeu, d’abord en club, pour espérer réaliser le rêve de tout joueur italien.

Giuliano Depasquale

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