Quel futur pour Cesare Prandelli ?

Par Nicolas Segura publié le 06 Avr 2021

Après seulement quatre mois à la tête de la Fiorentina, l’ancien sélectionneur de la Nazionale a démissionné de son poste. Cesare Prandelli est aujourd’hui âgé de 63 ans. Ses dernières expériences en Italie, en Espagne ou aux Emirats Arabes Unis n’ont pas été réussies. Peut-il encore fouler la pelouse d’un stade de football en tant qu’entraîneur ?

Une santé fragilisée

Dans le communiqué de la Fiorentina, il est indiqué que Cesare Prandelli n’est pas au sommet de sa forme. Le club souhaite à son ancien entraîneur de « retrouver la sérénité et l’énergie nécessaires pour son futur humain et professionnel ». La Viola « comprend les raisons extra-sportives qui le poussent à quitter le club. » S’il ne prend pas sa retraite, il va sans doute rester en dehors des bancs .

En 2004, il avait déjà quitté son poste à l’AS Roma pour des raisons personnelles (sa femme était gravement malade). Après le match entre la Fiorentina et Benevento, il a ressenti un épuisement dû au stress. Mais ce n’est pas tout. Quelques jours avant son départ, après la défaite contre le Milan AC, il ne s’est pas rendu à la conférence de presse, victime d’un malaise. La direction de la Fiorentina a donc accepté sa démission après que Prandelli s’est rendu compte de sa méforme.

Une lettre d’adieu

L’ancien sélectionneur a voulu s’adresser aux supporters de la Viola après son départ. Il a écrit une lettre pleine de sincérité. Dans celle-ci, il confie son épuisement face au football moderne :

« Une ombre a grandi en moi ces derniers temps. Elle a aussi changé ma vision des choses. Je suis venu à Florence pour me donner à 100%, mais j’ai l’impression dernièrement que cela n’est plus possible. […]

J’ai donc décidé, pour le bien de tous, de me mettre en retrait et prendre du recul. Je ne me reconnais plus dans ce monde dont j’ai fait partie toute ma vie. Ce monde va plus vite que je ne le pensais. Le temps est venu pour moi de retrouver qui je suis vraiment et de ne plus me faire emporter par cette vitesse. »

Si ses résultats avec la Fiorentina ne sont pas convaincants (six victoires, six nuls, onze défaites), cela n’est pas la cause principale de son départ. Le métier d’entraîneur exige une force mentale et une fort résistance au stress. Prandelli ne semble plus en mesure de pouvoir gérer tout ce qui tourne autour du métier de coach. Peut-être va-t-il rester dans le monde du football, mais il paraît compliqué de le revoir sur un banc après de telles déclarations.

Un autre rôle au club ?

Cesare Prandelli va laisser une trace dans le football italien. Si ses dernières expériences ne sont pas des succès, il aura permis à l’Italie d’aller en finale de l’Euro 2012 et à la Fiorentina de se qualifier en Champions League. Son deuxième mandat dans le club florentin ne s’est pas bien passé, mais il n’a pas terni son image.

Fin mars, La Gazzetta dello Sport laissait entendre qu’il pourrait devenir le directeur du « plus beau » centre sportif d’Italie voulu par Rocco Commisso, le président de la Fiorentina. Ce centre, nommé « Viola Park » en construction à Bagno a Ripoli, au sud-est de Florence. Le dirigeant milliardaire pourrait avoir l’idée de nommer l’ancien sélectionneur de la Squadra Azzurra. Un curriculum vitae de ce calibre est idéal pour un tel poste.

Nicolas Segura



Lire aussi