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C'est le genre de match que ta envie de vivre dans les tribunes surtout.

 

C'est clair !

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Informations sur le mercato :

 

L'objectif numéro un reste le poste de portiere.

Autres Di Matteo et Straface in prova, le club cherche à faire revenir Nunzio Franza (19 ans) qui était notre titulaire la saison dernière. Excellent gardien, vraiment trés prometteur, étant en plus un under, il appartient au Grosseto qui devait le prêter au Messina mais l'affaire ne s'est finalement pas conclue. J'espère de tout coeur qu'il revienne chez nous !

 

Autre nom chaud : Giovanbattista Catalano (18 ans), joueur Calabrese pouvant évoluer à tous les postes d'attaque et même trequartista. Joueur de grand talent, il a été recruté en Janvier dernier par Cagliari alors qu'il militait sous les couleurs du Vigor Lamezia. Il a joué 11 fois en primavera avec le club Sarde.

On parle aussi d'Ortolini (20 ans) du Gelbison Serre, attaquant.

 

Paolo Mercurio (23 ans), latéral gauche pourrait revenir finalement au club. Il était à l'éssai il y'a une quinzaine de jour mais s'était bléssé et avait montré des choses intéressantes.

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Dernieres nouvelles du mercato :

 

 

Officiel : Guy François Akuku (Reggina) a signé son contrat.

Nicolas Pesce (Napoli) signera lui aussi son contrat dans la journée.

 

Nouvelle arrivée : celle de Pietro Sicignano, défenseur de la Paganese en Lega Pro 2 (11 matchs et 1 but la saison passée), natif de Scafati (Salerno). Né en 1988.

Un Brésilien du nom de Lucas est à l'essai. Son poste est ailier droit.

 

Concernant le poste de portiere, Franza est toujours l'objectif du club, bien que les négociations avec Grosseto soient en stand-by.

2 noms circulent : celui de Rossi Pontello Vinicius dit Vinicius, dernier rempart de Messina, Brésilien de classe 1992 (28 matchs la saison dernières avec les Peloritani) et de Massimo Fornoni, ex Siracusa, classe 1989, 1 match en Lega Pro 1 la saison dernière.

 

Pour l'attaque, notre club va sonder le Napoli à propos de Felice Mallone, classe 1994, et déja prometteur. Le Napoli l'a recruté il y'a un an de Padova et pourrait le prêter pour qu'il s'aguerrisse. Natif de Torre Annunziata (Napoli)

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Guest Xiuhcoàtl

J'attends toujours de connaitre l'histoire de Donato Bergamini. :ninja: :P

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Des nouvelles du Cosenza :

19 Aout : Petit match amical à Lorica où l'équipe effectue sa préparation, contre le Soverato (Eccellenza) victoire sans appel 6-0

 

3 buts par mi temps : Le Piane 19', Marano 38', Mosciaro 45' nel primo tempo, Franzese 56', Pietro Arcidiacono 77' et une nouvelle fois Le Piane 83' nel secondo.

 

Equipe en première mi temps : Straface - Bruno, Parenti, Parisi, Varriale - Salvino, Benincasa, Pesce - Marano, Mosciaro, Le Piane

 

Equipe en seconde : Di Matteo - Bruno, Scigliano, Sicignano, Varriale - Salvino, Benincasa, Toto Arcidiacono - Marano, Franzese, Pietro Arcidiacono

 

Sont rentrés en cours de match : Parenti, Liotti, De Cicco, Beppe Caputo, Adriano Fiore, Marchio et Naccarato.

 

Trés bonne prestation des Lupi, Gagliardi dit avoir un groupe fantastiqie à sa disposition et qu'il est confiant au vu de la saison à venir, même si l'équipe ne délaisse pas le mercato.

 

Je trouve que même si jusque là l'équipe s'est trés bien comporté lors de ces matchs de pré saison et de Coppa Italia, il nous manque un vrai trequartista, capable d'être le dépositaire du jeu Cosentino. Le départ de Romano a laissé un vide au milieu de terrain et dans le collectif. Même si le jeune Pesce a fait bel impression.

 

20 Aout : Tiberio Parenti, défenseur (classe 1990) a signé. Le joueur arrive en provenance du Giacomense (Lega Pro 2) ou il a collectionné pas moins de 26 apparitions. Un bon renfort.

Deux jeunes partent en prêt : Terranova (19 ans) au Rende Calcio (Eccellenza) et Bosco (18 ans) au San Marco Argentano (Promozione)

 

22 Aout : Nicolas Pesce (classe 1993) a signé son contrat. Il a convaincu le mister ainsi que Fiore et Leonetti. Ses qualités physique et son aisance balle au pied ont séduit.

Au milieu, avec Pesce, Benincasa, Fiore, Salvo Arcidiacono, De Cicco et Salvino nous sommes (trés) bien pourvu.

 

Concernant Nunzio Franza, l'attente du verdict de Grosseto sera déterminant quant à sa destination.

Partitella in famiglia : le Cosenza A bat le Cosenza B 2-1 : Marano et Sicignano contre le but de Pietro Arcidiacono.

Daniele Liotti a fait trés bonne impression durant ce match (latéral gauche débarqué de la primavera de Catania)

Provato le 3-5-2 qui pourrait être un module utilisé cette saison.

 

Les impressions du Mister sur le ritiro : http://www.cosenzachannel.it/news-cosenza-calcio/8636-gagliardi-chiude-il-ritiro-qcosenza-sul-mercato-ma-sono-soddidsfattoq.html

 

Hier : Nunzio Franza, portiere del Grosseto, a donné son accord au Cosenza pour revenir au club. Lui qui était notre titulaire la saison passée devrait de nouveau revêtir la maglia rossoblu.

 

Mirko Guadalupi est le nouveau trequartista del Cosenza. Il a signé son contrat en fin d'aprés midi. Il aura la lourde tache de remplacer Alfredo Romano, parti à l'Ischia.

Classe 1987, il a joué au Brindisi la saison dernière en Serie D, marquant 6 buts en 30 matchs.

 

http://www.tuttolegapro.com/?action=read&idnotizia=52362

 

Des informations en provenance de la Puglia nous assurent d'avoir fait signé un excellent joueur, largement de niveau Lega Pro.

 

Adolescent, il a grandi dans les équipes de jeunes du Torino. Trequartista technique aux grandes capacités physiques (1m85) il est même apparu une fois en Serie A en 2007-08 avec le Siena.

Il a par ailleurs réalisé une trés bonne saison au Pavia en Lega Pro 1, avec 3 buts en 32 matchs, en 2010-11

En 2011-12, il a accepté de rejoindre le club de sa ville natale, Brindisi alors en Serie D, n'hésitant pas descendre de 2 catégories malgrés son niveau évident d'évoluer en professionnel. Un peu comme Manolo Mosciaro qui a fait la même chose la saison dernière (belle coincidence) quittant Pisa pour notre club.

Le Cosenza a battu la concurrence de Milazzo, pourtant en Lega Pro 2, sur le dossier.

Guadalupi portera le numero 10.

 

Benvenuto Mirko !!!

 

 

 

FORZA LUPIIIIIIIIIIIIIII !!!!!

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Récapitulatif sur le Mercato Cosentino au 23 Aout 2012 :

 

 

 

Cessioni :

 

Alfredo Romano (c, Ischia)

Ciccio Rapisarda ( d, Hinterreggio)

Ivano Ciano (d, Matera)

Alessandro Provenzano (c, Martina Franca)

Giovanni Longobardi (a, Turris)

Nunzio Franza (p, Grosseto)

Francesco Ramunno (p, Montalto)

Giuseppe Terranova (d, Rende Calcio)

Arduino Bosco (c, Bosco)

 

 

Acquisti :

 

Mario Bria (d, Catania)

Giuseppe Benincasa (c, Vibonese)

Daniele Liotti (d, Catania)

Guy François Akuku (d, Reggina)

Nicolas Pesce (c, Napoli)

Pietro Sicignano (d, Paganese)

Tiberio Parenti (d, Giacomense)

Mirko Guadalupi (c, Brindisi)

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Je trouve que notre mercato a été assez réussi dans l'ensemble.

 

Au poste de portiere, l'incertitude commence à m'inquiéter. Franza devait venir, mais le Messina est de nouveau dans la course pour l'enrôler, j'ai bien peur qu'il nous file sous le nez.

En ce moment nous avons que Perri à disposition, jeune gardien de 19 ans et auteur d'une belle boulette contre le Portugruaro en Coppa Italia. Il est clairement trop tendre. Di Matteo et Straface sont à l'essai depuis maintenant 15 jours et nous ne savons pas si les deux ou un des deux va être gardé.

Un vrai problème.

 

En défense par rapport à la saison dernière nous nous sommes indéniablement renforcés. Les départs de Rapisarda et Ciano, titulaires la saison dernière, ne nous ont pas affectés, malgrés leur qualités (même si ce dernier était quand même pas excellement fiable). Akuku est un jeune prometteur ainsi que le terzino sinistro Liotti qui a impressionné dernièrement, Bria est l'ancien capitaine et patron de la primavera du Catania et est un joueur de qualité, Sicignano a fait bonne impression depuis qu'il est arrivé et provient de la Lega Pro ce qui n'est pas négligeable, tout comme Parenti qui est vraisemblablement notre meilleur renfort derrière (28 matchs de Lega Pro 2 la saison passée). Non vraiment, la défense est trés solide et jouit même selon moi d'un surplus de talent.

 

Au milieu, je pleure le départ de Romano même si Guadalupi a toutes les qualités pour le remplacer (voir présentation ci dessus). Mirko sera notre maître à jouer et a indéniablement le talent pour. Le milieu sera trés fourni et les nouveaux venus tel que Benincasa (venu de la Vibonese, véritable taulier de la récupération) et Pesce (du Napoli) sont déja bien intégrés, ce dernier a séduit tout le monde au club).

 

Enfin en attaque, aucun renfort. Le trio Mosciaro-Arcidiacono-Marano est prestigieux pour la division, les doublures que sont Gassama, Le Piane et Franzese sont de bons jeunes et peuvent être de bons remplacants, même si j'aimerais bien voir l'arrivée de Catalano ou de Mellone pour titiller Marano qui est pour moi le moins talentueu du trio

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Alberto Trotta, ex président du club, est décédé. Sous sa direction le club était monté de la Serie D à la C lors de la saison 1973-74. Condoglienze per la sua famiglia. Cosenza in lutto.

 

2 under sont à l'essai depuis 2 jours : Vincenzo Cuda, portiere classe 1993, du Crotone et Andrea Libertini classe 1993, lateral du Casarano

 

Nous connaissons notre nouveau portier : il s'agit d'Alen Frlez, classe 1994, Slovène, de propriété du Chievo, il vient donc en prêt une saison.

Recruté par les Veronesi en Octobre 2011, il évoluait avant ça en deuxième division Slovène.

Le Cosenza bat Mantova et Bellaria sur le dossier.

Cela met en doute l'arrivée de Franza au club...ou pas. Le Grosseto attend des offre de Lega Pro avant d'éventuellement nous le céder si cela n'arrivait pas

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Bonne saison amici Cosentini :)

 

Vous commencez par qui dimanche ?

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Grazie amici Sambenedettesi :)

 

On débute à la maison contre la Nissa (club de Caltanissetta)

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Oui tout à fait, il y'avait effectivement un curé ultra du club, il padre Fedele BISCEGLIA.

 

Il a été comdamné à 3 ans et 9 mois de prison en 2011 pour violences sexuelles sur des soeurs religieuses

 

http://www.repubblica.it/cronaca/2011/07/06/news/condanna_padre_fedele-18744863/

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J'avais complètement oublié cette histoire du curé, et pourtant je l'ai lu récemment. :confused1: Ça n'a pas fait tilt quand j'ai vu que Capri' était pourtant tifoso du club.

 

Du coup, c'est parti pour l'histoire complète (pour ceux qui auront le courage de lire tout le pavé) ;) :

 

Cosenza

MON CURE CHEZ LES ULTRAS

 

"La gare de Reggio de Calabre empestait le vin rouge et la pisse de chat. Ces bâtiments crasseux n'étaient que les tristes reflets d'une ville grise où la vie ne reprends quelques couleurs qu'à l'occasion des règlements de comptes entre porte-flingues de la N'Drangheta, la mafia calabraise, ou lors des matches de l'équipe locale, la Reggina, qui évolue en Série B, la deuxième division Italienne. Dans cette cité de 180 000 habitants coincée au bout de la botte, à l'extrême sud du pays, on ne plaisante ni avec l'honneur ni avec le football. Surtout pas avec le football. Le 20 juin 1989, après avoir raté l'accession à la première division lors des barrages, le président du club, Giuseppe Benedeto osa émettre l'idée de se débarrasser de son entraîneur, Nevio Scala, jugé incompétent. Malheureuse initiative ! Il dut rester barricadé dans les locaux du club deux heures durant, assiégé par des supporters en furie, et n'en sortit indemne - et par une porte de service - qu'après l'intervention des carabiniers !

Cent cinquante kilomètres séparent Reggio de Cosenza, une ville de 100 000 habitants blottie entre les collines dénudées, à l'intérieur des terres. Le train, parti avec deux heures de retard, s'y arrêta à une heure du matin. Cette gare là n'avait rien d'une une usine désaffectée. Au contraire. Le décor semblait presque surréaliste pour une cité du sud de la Péninsule : baies vitrées, murs polis, larges allées, distributeurs de billets, tourniquets électroniques, kiosques à journaux, poubelles d'un jaune vif du plus bel effet. Le RER de la Défense transplanté en Calabre, à deux cent cinquante kilomètres du sud de Naples ! Mais le XXIème siècle s'arrêtait à quelques centaines de mètres de ce bâtiment futuriste.

 

Autant Reggio m'était apparue morne et maussade, autant Cosenza se révéla attrayante et lumineuse lorsque je la découvrir, le lendemain matin. Au premier virage, après deux ou trois immeubles, de bureaux encire en chantier, la tradition l'emportait sur le progrès. Mieux : la beauté de l'endroit était empreinte d'un brin de nostalgie, comme un cliché en noir et blanc des années 50. Au détour de chacune des ruelles alternant zones d'ombre et passages ensoleillés, le visiteur s'égarait un peu plus avant dans un Italie digne de Cinecittà. Des restaurants et des épiceries s'évadaient les effluves d'huile d'olive. Dans la rue principale s'alignaient magasins et cafés. les femmes achetaient, les hommes discutaient, comme indifférents au tintamarre des bus et des autos. Cette ville n'était certainement plus la bourgade du bout du monde qu'elle avait dû être - comme partout, on y vendait aussi des pulls Benetton et hamburgers - mais en avait conservé bien des aspects.

Je devais retrouver un nouveau chef Ultra. Sans doute était-il le plus connu de tout le pays bien que son équipe attitrée, le Cosenza Calcio, n'évolue qu'en Série B. Il avait pour nom Fedele Bisceglia, ou plutôt père Fedele Bisceglia. Un curé ! En téléphonant au club, quelques jours auparavant, j'avais craint de passer pour le dernier des imbéciles. Ce curé Ultra existait-il vraiment ? Avait-il bien organisé plusieurs réunions des différents supporters extrémistes du pays ? Sans hésiter un instant, un dirigeant m'avait donné le numéro de téléphone d'une église. Au premier appel, le père Fedele avait lui même décroché le combiné. En Français, il m'avait gentiment invité :"Venez à la mission on discutera."

 

Cette fameuse mission se cachait au détour d'une rue escarpée, à quelques pâtés de la populeuse artère principale. L'imposante façade blanchâtre du bâtiment surplombait une petite place. Sur la droite de l'église se dressait une sorte d'annexe abritant des bureaux. La porte principale s'ouvrit sur une pièce exiguë. Trois adolescents s'appliquaient à découper les articles de journaux qu'ils collaient avec soin sur de grandes feuilles de papier et rangeaient ensuite dans un classeur. Sur les murs, des images pieuses. Un Christ. Une photo couleur encadrée, aussi : au centre un terrain de football, un prêtre en tunique blanche agitait un drapeau rouge et bleu. A ses côtés, deux jeunes supporters brandissaient une banderole : "Tifo si, violenza no. Pace".

 

"Vous avez fait bon voyage ?"

La voix était douce et chaude, le français enrobé d'un accent calabrais garanti d'origine. LE père Fedele Bisceglia s'approcha, vêtu d'un simple short et d'un t-shirt. Il était de ces hommes qui n'ont pas besoin de longs discours pour se dévoiler. Ce visage là valait toutes les cartes de visite. Il en disait plus que tous les curriculum vitae les mieux rédigés. Barbe plus sel que poivre, cheveux courts regard marron ... Il incarnait la gentillesse, la bonté, la droiture. Avec sa carrure de première ligne et ses larges épaules, il aurait pu naître dans le Sud-Ouest, taquiner l'ovale dans les mêlées, préférer le pastis à l'eau minérale, la bonne chère au régime sans sel. Ou devenir marin au long cours, baroudeur sur les mers du Sud, aventurier aux Amériques. Il aurait pu. Mais il n'avait pas. A cinquante et un ans, Fedele était un authentique missionnaire capucin : tunique de bure, crucifix, sandales de cuir, la messe le dimanche, les communions au printemps !

 

Ce gaillard au service de Dieu et des hommes n'était pas un ecclésiastique de salon. Il comptait peu de groupies parmi les grenouilles dé bénitier. Pour tout dire, ce curé casse-cou, adepte du sacerdoce actif et tout-terrain, tenait un peu de Don Camillo. ET si toute l'Italie le connaissait, c'était sous le surnom de frère Ultra : Fedele Bisceglia était un supporter acharné des Luppi (les loups de Cosenza. Il extériorisait volontiers sa passion debout dans la curva, la tribune populaire, au milieu des jeunes tifosi, loin de des confortable sièges réservés aux notables. C'est bien sûr pour cette raison que je voulais le rencontrer. Son personnage m'intriguait. Surtout, je voulais connaitre son analyse du phénomène Ultra, savoir ce qu'il pensait de ces jeunes que les sociologues parviennent rarement à cerner.

 

Les trois adolescents qui s'activaient dans le bureau étaient des Ultras de Cosenza. Deux d'entre eux complétaient son press-book. Le troisième assurait son secrétariat. Le travail ne manquait pas. L'homme oeuvrait dans tous les domaines. Déjà licencié en théologie, philosophie, histoire et lettres modernes, il suivait également des études de médecine (cinquième année) à l'université de Messine, parlait quatre langues (Italien, Anglais, Français et latin), et un dialecte centrafricain, le pays où, deux fois par an, il dirigeait une mission (hôpital, école...) !

 

A deux pas de ces locaux administratifs, une porte donnait accès à un couvent du XVIème siècle. Dans les couloirs, obscurs et frais, de vieux frères capucins déambulaient silencieux et recueillis. La nuit avait enveloppé la ville depuis longtemps. Les pensionnaires regagnaient un à un leurs minuscules chambres pour se plonger dans de savantes lecture. Fedele et ses amis m'entraînèrent alors jusqu'au réfectoire, une sorte de grande salle de cantine, meublée sommairement de longues tables rectangulaires et de chaises usées. Les jeunes supporters placèrent des couverts de part et d'autre de lourdes assiettes blanches. Fouinant dans les réfrigérateurs, ils sortirent du fromage et de la charcuterie. Fedele, lui, se chargea du vin, un rosé de pays frais et fruité. Il remplit un à un ces petits verres ronds que l'on retrouve dans tous les réfectoires "Rien de tel qu'un bon repas bien arrosé pour unir les hommes lança-t'il avant d'entamer l'extraordinaire récit de sa vie.

 

Il vient au monde dans une famille de petites gens le 6 novembre 1937 à Dipignano, un village proche de Cosenza. Sa mère meurt alors qu'il n'a pas encore 6 ans. Son père, pâtissier de profession, se retrouve seul pour élever 7 enfants (quatre garçons et trois filles). En 1947, Fedele, l'aîné de la famille, doit être placé à l'orphelinat Victor-Emmmanuel II de Cosenza. Un établissement qu'il quitte deux ans plus tard pour entrer en séminaire à Acri où il va poursuivre ses études. Son arrivée dans ce séminaire restera toujours gravée dans sa mémoire. Son père l'avait accompagné lors de son premier rendez-vous avec le père Giovanni, responsable de l'endroit.

- Tu veux vraiment entrer dans les ordres ? lui demanda ce dernier, qui vit aujourd'hui reclus dans une des chambres de la mission de Cosenza.

- Oui, mais à une condition, réplique le jeune Fedele. Est-il possible de jouer au football ?

- Bien sût !

 

Pouvoir pratiquer son sport préféré entre les cours de géographie et les séance de catéchisme ! Fedele n'en demande pas davantage. Les études, le Tout puissant, et un ballon ! Les quelques séminaristes amateurs de football adoptent d'autant plus facilement cet adolescent intelligent et débroullard qu'il se révèle excellent avant entre, opportuniste et teigneux.

 

Après de brillantes études et de nombreux matchs, il entre officiellement en religion. En 1964, il est ordonné prêtre. Fedele Bisceglia devient le padre Fedele. Mais il n'interrompt pas ses études pour autant. En 1965, il décroche un doctorat de théologie à l'université du Laterano à Rome. En 1969, il est promu docteur en lettres et en philosophie à l'université catholique su Sacré-Coeur de Milan. Sans oublier e, 1966, un diplôme d'histoire et un séjour de quelques mois en France, à Tours, où il apprend la langue de Molière. il dévore les livres tout autant que les ballons mais se sent bien vite à l'étroit dans sa soutane de curé érudit. Il ne s'épanouira totalement qu'au contact du terrain. Ses supérieurs lui confient alors une première mission taillée sur mesure.

 

"En novembre 1969, je fus parachuté à Montagnola, un village perdu dans les collines près de Cosenza. En arrivant là-bas, je crus qu'une machine à remonter le temps m'avait expédié au Moyen-Age. C'était le bout du monde, à des milliers d'années lumière de la civilisation. Il n'y avait rien. Ni eau courante, ni électricité. Pas une école, et bien sur aucune église même en ruine. Que de la terre et des cailloux ! tout restait à faire. JE partais de zéro. Par quoi fallait-il donc commencer ? Convoquer les habitants ? Construire une église ? Je n'ai pas hésité une seconde. Après avoir repéré un terrain vaguement plat, j'ai réuni quelques jeunes du coin et nous avons emménagé un stade de football. A partir de ce moment-là, les gamins m'ont adopté. Je suis devenu l'avant centre de l'équipe du village ! Plus tard, lorsqu'il a fallu bâtir une école, ils m'ont donné un coup de main. Enfin, au moment d'édifier mon église, ils sont tous venus, les enfants et les parents. Tout était donc parti du football. J'avais redonné vie à ce patelin de montagne grâce au ballon ! Tu peux tout obtenir de quelqu'un si tu lui donnes du bonheur, si tu partages de bons moments avec lui. J'ai passé trois ans inoubliables à Montagnola. En 1970 j'ai même fait la grève de la faim pour obtenir l'installation de l'électricité jusqu'au bord du terrain et j'ai gagnée !"

 

A vrai dire, Fedele Bisceglia gagne sur tous les terrains. Ceux de foot et les autres. Après son séjour dans l'arrière pays calabrais, il commence à voyager à travers le monde à secourir les déshérités indiens, camerounais ou éthiopiens. Il s'improvise infirmier dans les hôpitaux de brousse ou instituteur dans les bidonvilles. En 1978, il est nommé à la paroisse de Cosenza. Pour un curé, débarquer un beau un beau matin dans une petite ville de l'Italie du Sud n'est jamais tâche aisée, même lorsque l'on est, comme lui originaire de la région. Encore une fois, il opte pour une tactique qui s'était avérée payante quelques années plus tôt, dans le village sauvé de l'oubli par amour du calcio.

 

"Un dimanche, je me suis rendu au stade San Vito. D'abord parce que j'adorais le foot et que je voulais voir l'équipe locale. Ensuite parce que je désirais connaître des gens, des supporters. Vêtu de ma tunique, j'ai pris place dans la tribune où se regroupent les supporters les moins fortunés mais les plus passionnés. J'étais bien conscient d'attirer tous les regards de ces adolescents souvent marginaux. Ils se demandaient ce qu'un curé pouvait bien faire manigancer sur ces gradins avec des jeunes qui n'avaient pas vraiment la réputation d'être très croyants ! Ce jour-là, j'ai entendu des critiques très dures, quelques insultes même. Certains passaient leur temps à jeter des pierres ou des bouteilles sur le terrain. Je n'ai rien dit. Pas un mot. J'ai simplement suivi la rencontre avant de m'en retourner chez moi. Au match suivant, je suis revenu au même endroit/ L'ensemble des supporters était toujours très méfiant mais j'ai essayé de discuter avec certains. Pas grand-chose. Quelques banalités pour amorcer le dialogue. Au troisième match, il sont venus d'eux-mêmes à moi. Au quatrième, j'étais accepté. Par amour des hommes et du football, j'étais devenu un ultra !"

 

En ville, la nouvelle fait jaser. Pensez donc : le nouveau curé s'affiche avec les voyous du football ! Sujet croustillant. Les grenouilles de bénitier grenouillent. Les corbeaux de quartier croassent. Et une mère de famille lui téléphone bouleversée :"Dites padre, c'est vrai que vous êtes un hooligan ?" Les dirigeants eux-mêmes se demandent s'ils n'ont pas affaire à un illuminé. Quant aux autorités religieuses; elles surveillent la situation d'un oeil inquisiteur. Ce Fedele sort trop des normes pour ne pas inquiéter la hiérarchie. Est-il un adepte de la guerre des stades ? Un manipulateur ? Un fou ? A Catanzaro ville située de l'autre côté des collines qui plongent sur le golfe de Squillace et la mer Ionienne, certains supporters de l'équipe rivale le surnomment bientôt le Curé du diable.

A Cosenza en revanche, il finit par gagne la confiance des habitants et en premier lieu des jeunes. Les principaux groupes ultras recensés dans le sillage du club calabrais le considèrent comme l'un des leurs. Les jours de match, le même cérémonial se répète, immuable? Après s'être rendu à l'hôtel des joueurs pour y célébrer une messe bienfaitrice - les Luppi perdraient une bonne partie de leurs moyens sans cette bénédiction dominicale -, le padre retourne à la mission. En tunique de bure, son écharpe rouge et bleu autour du cou et ses sandales de cuir aux pieds, il s'assied au volant d'un camion paré aux couleurs du club. Puis, à l'heure où la ville achève son déjeuner, lorsque les mères s'attaquent à la vaisselle et les vieux somnolent devant la télé, il démarre. Plusieurs ultras ont déjà pris place sur le véhicule. Arrivé au coin de la rue qui grimpe jusqu'au couvent où ses frères méditent, il enclenche une cassette dans l'autoradio puis tourne le bouton du volume à fond. Les hauts-parleurs crachouillent l'hymne du club. Et il parcourt ainsi les rues de la cité au ralenti. Alors, les jeunes dévalent les ruelles escarpées du centre-ville, se précipitent hors des immeubles modernes des faubourgs. Drapeaux et banderoles en main, ils viennent un à un s'entasser sur un camion bientôt deux fois plus chargé qu'un bus parisien à l'heure de la sortie des bureaux.

Une fois parvenu au stade San Vito, le cortège de plus en plus bruyant et enthousiaste, se dirige vers les gradins. Le "frère ultra" retrouve son autre église, à ciel ouvert celle-là : la tribune. Les fidèles qu'il côtoie alors sont au moins aussi croyants que ceux de la paroisse. Jean Paul II débarquant à Varsovie n'aurait pas plus de succès. Le padre multiplie les poignées de main, distribuant sourires et embrassades. Dans la curva, il n'est plus entouré que d'ultras : les Nuclei Sconvolti (le noyau des dingues, formé en novembre 1978, 800 adhérents), les Ultras Cosenza, la Nuova Guardia (Nouvelle Garde, les plus jeunes), les Boys ou les Lions. Certains portent-ils des t-shirts à la gloire de groupes de hard-rock qui vénèrent le diable et les forces du mal ? D'autres s'isolent-ils discrètement pour fumer un joint ? Peu importe. Fedele le sait, il sait aussi que quelques irréductibles, plus par provocation que par haine véritable, n'apprécient pas sa présence dans les tribunes. Plus tard, il essaiera de les raisonner. Pour l'instant, l'heure est au football à Cosenza. Et le Don Camillo Calabrais prend place sur les travées de béton de ce stade champêtre , heureux comme un gosse de côtoyer ses jeunes copains, de chanter la gloire des Luppi, de s'encanailler à hurler "fils de..." lorsque l'arbitre oublie de siffler un penalty avant, dans la minute suivante, d'implorer la Madone ! La foi selon ce curé-là ? Se précipiter, écharpe au poing vers le bas de la tribune pour fêter le but victorieux, crier, danser, embrasser, sourire ou pleurer de joie. Après le match, heureux ou déçu, vainqueur ou vaincu, il ira quoi qu'il arrive prendre un verra dans un café du centre-ville, le Gattonero où les supporters jouent et rejouent le match jusqu'à la tombée de la nuit.

 

cette vie de passion et de ballon, Fedele me la livrait comme à un ami de toujours, en sirotant des verres de rosé. Il était de ces hommes d'exception que l'on écoute, fasciné, grisé par une soudaine envie de tout laisser tomber et de les suivre. Car son action ne se limitait pas aux encouragements prodigués aux Rouge et Bleu. Depuis son arrivée dans la curva en 78, il n'avait cessé d'impliquer les jeunes supporters dans la vie de la paroisse ou dans ses différentes activités. Comme nous l'avons vu, les ultras géraient son secrétariat. D'autres se chargeaient, chaque midi, de préparer et de servir des repas chauds à l'attention des pauvres qui partageaient le pain du padre. Pour rien au monde, pas même un restaurant réputé, il n'aurait manqué ce rendez-vous quotidien avec les petites gens sans ressources. De même visitait-il régulièrement des jeunes emprisonnés ou en cire de désintoxication. Toujours à la mission comme au stade, les ultras étaient avec lui. chaque hiver, lorsqu'il plantait sa tente, "la tente de la vie", dans le ventre ville et entamait une grève de la faim dans le but de récolter argent, médicaments nourriture et vêtements pour sa mission en République Centrafricaine, ils étaient encore et toujours à ses côtés. Lors de l'hiver 86-87, quand il était parti une nouvelle fois pour ce lointain pays, trois d'entre euc l'avaient accompagné. Sur place, pendant plusieurs semaines, dans des conditions pourtant précaires, ils avaient fait preuve d'un extraordinaire dévouement pour secourir les malades. Au mois d'août 1987, lorsque quinze jeunes Centrafricains étaient venus à Cosenza en provenance de Bangui, ce sont de jeunes tifosi qui les avaient hébergés dans leurs familles ...

 

"J'aime les ultras, moi même j'en suis un ! assura le padre. Eux aussi sont des habitants du Tiers Monde. Je me sens plus proche d'eux que des notables et des hommes politiques qui arrivent au stade dans leurs grosses voitures et ne paient pas leur place. Jamais je n'ai vu un ultra ne pas payer sa place, essayer de resquiller ! Contrairement à ce que l'on imagine, ils sont foncièrement bons et honnêtes. Ce sont des purs, des gens parfois critiquables mais toujours authentiques."

Jamais je n'avais entendu quelqu'un parler avec autant d'amour des supporters. Fedele était sincère. Mieux : son analyse me conforta dans l'opinion que j'avais moi-même de certains de ces jeunes. Il n'était bien sur pas question d'approuver leur violence (notamment celle de casseurs spécialisés), m'ais j'étais comme lui persuadé que la plupart des ultras sont foncièrement bons et farouchement attachés à des valeurs pures comme l'amitié ou la solidarité.

Fedele était un superbe idéaliste, une sorte de curé rouge à la mode de l'Italie du SUd. Mais cela ne l'empêchait pas de rester lucide quant à la réalité de la guerre des stades. Il ne chercha dont point à nier que COsenza n'avait aps échappé à la vague de violence que connaissait l'Italie. Depuis toujours, les derbys contre Catanzaro ou la Reggina donnaient lieu à de très sérieuses échauffourées et son arrivée sur les travées n'avait rien changé à l'affaire. Simplement, en intégrant les rangs des ultras, en devenant l'un des leurs, il avait pu analyser leur comportement. Son témoignage valait bien toutes les études universitaires menées la plupart du temps par des chercheurs coupés des réalités de la tribune. Il allait à contre courant des discours habituels, quitte à heurter la hiérarchie catholique, les supporters "normaux' et les autorités du football.

 

"La violence est une mode, comme la minijupe, lança t-il en remontant sa tunique à mi-cuisse. Je ne l'excuse pas mais je cherche à la comprendre. a mon avis, les garçons violents au stade le sont également dans la vie des tous les jours car le problème dépasse le cadre du sport. La plupart sont en proie à de graves difficultés dans la vie, à l'école, dans leur famille. La vraie violence, beaucoup plus grave que la violence physique, est morale. C'est Naples qui débourse 14 milliards de lires pour s'offrir Diego Maradona. moi dans ce cas, si je suis un ultra Napolitain complètement fauché, je m'incarne dans cette vedette, je suis prêt à me battre à mourir pour lui puisque l'on me dit qu'il est si important. La violence, ce sont aussi ces hommes politiques qui débarquent au stade dans leur voiture de luxe alors que vous, vous êtes là à faire la manche pour récolter quelques lires. Entre le gamin qui jette une bouteille de coca sur un terrain de foot et Bush ou Gorbatchev qui construisent des missiles nucléaires, qui est le hooligan ? Croyez-moi, tout le problème est là. Surtout, il faut prendre le temps de les écouter, des les aimer. Tenez, ici, à Cosenza nous n'avont pratiquement plus de problèmes. Il y en a eu, bien sûr, comme partout. Et il y en aura toujours. Mais petit à petit, je crois que j'ai réussi à faire passer un message en restant avec eux dans la curva et en participant à des déplacements. Combattre la violence en restant assis derrière un bureau ne sert à rien. Jésus est partout, dans la rue, dans l'église, au stade. Se contenter de prier pour les morts du Heysel ne permettra jamais d'éviter un nouveau drame. IL faut aller au contact des réalités, même si parfois, cela doit s'avérer très pénible. C'est ainsi qu'à deux reprises j'ai connu de grosses difficultés dans ma lutte contre la violence. Un jour, un chef de la police m'a violemment apostrophé alors que je défilais avec les jeunes. Il 'ma traité plusieurs fois de chef de bande, de voyous et m'a rudoyé physiquement ! Il n'a jamais voulu comprendre les raisons de mon action. Il a été beaucoup trop loin. J'ai du écrire au ministère de l'Intérieur pour m'en plaindre et obtenir sa mutation. mais c'est encire avec les tifosi de Catanzaro que j'ai éprouvé le plus de difficultés. La rivalité entre nos deux villes a toujours été très vive. Je pensais pouvoir aboutir à une paix entre les deux camps mais je crois que c'est impossible. En 1987, je me suis rendu là-bas sous escorte policière pour négocier avec une sorte d'armistice. Ils n'ont rien voulu savoir. Dans leur esprit, je ne suis pas un très mais un émissaire du diable ! Les Ultras locaux me consacrent d'ailleurs quelques chansons plutôt gratinées !"

 

Adoré à Cosenza détesté à Catanzaro, Fedele Bisceglia s'était donc forgé une solide renommée à travers le pays. Journaux et télévisions se succédaient en Calabre. Conscient de sa force de frappe médiatique, il avait organisé en 1985 un rassemblement des groupes Ultras du Calcio, des plus imposants aux plus modestes, des plus violents aux plus pacifiques. Les jeunes de Cosenza s'étaient donc eux-mêmes chargés de mettre sur pied ce colloque inédit démarchant les collectivités et les entreprises locales afin d'obtenir quelques deniers d'aide.

cette première réunion avait connu un grand succès. Une centaine de groupes avait dépêche au moins un représentant. L'année suivante, malgré l'absence notoire d'ultras essentiels comme ceux de Vérone ou de l'AS Roma, cent cinq d'entre eux avaient participé à la deuxième édition. Fedele et ses amis s'étaient fendus d'un accueil et d'un programme dignes d'un congrès de chercheurs. Le premier jours, les jeunes s'étaient installés dans un hôtel de première catégorie doté d'une superbe piscine, à Silla, une station balnéaire très prisée des touristes allemands et néerlandais. La seconde journée avait été consacrée à une rencontre avec des journalistes ainsi qu'à un débat sur la violence dans les stades, le troisième et dernier jours étant l'occasion d'un grand banquet.

 

"Il régnait une ambiance extraordinaire lors de ce banquet, se souvient Fedele. J'ai chanté avec les Napolitains et des Milanais, nous avons bu et dansé. J'ai essayé de leur faire comprendre qu'ils étaient tous pareils, ceux du Nord comme les sudistes, qu'ils étaient animés par une même passion; celle du football. Est-ce que quelques chose a changé dans les tribunes ? Honnêtement, je ne crois pas. Je n'ai jamais eu la prétention de remédier définitivement à ce fléau. Mais pour moi le bilan est positif. Ces jeunes ont pu se parler, se rencontrer, passer un moment ensemble. C'est un premier pas essentiel. Je ne suis qu'un missionnaire qui fait ce qu'il peut avec les moyens dont il dispose. Mais cela m'apporte d'énormes satisfactions dès que je sens chez un d'entre eux un début d'évolutions vers un comportement normal."

 

Fedele Bisceglia n'avait pas encore complètement remporté sa bataille. Même s'il ne l'admettait pas toujours, la violence sévissait encore de temps à autre à Cosenza ou en déplacement. Mais, indiscutablement, la présence de ce curé dans la curva depuis une dizaine d'années avait permis de sauver certains jeunes de la marginalisation.

"Nous comme toujours considérés comme des marginaux, admettait l'un des chefs des Nuclei Sconvolti, Pierre, un étudiant en technique commerciale âgé de 28 ans. Mais Fedele nous a fait comprendre que l'on peut être utile. Moi-même, je m'en suis rendu compte lorsqu'il m'a emmené en Centrafrique. Alors seulement, j'ai vu ce que j'étais capable d'apporter à des gamins malades ou affamés. tout cela n'a rien à voir avec la religion, tu comprends ? Nous étions pour la plupart athées et parfois anti-curés. Nous le sommes toujours ! nous n'allons pas plus à l'église depuis qu'il est là ! Mais il a été le premier à nous respecter tels que nous comme, avec nos qualités et nos défauts. Nous sommes donc de plus en plus nombreux à nous reconnaître dans son message de paix."

 

A la fin de mon séjour en Calabre, au soir d'une victoire aux tirs aux buts en coupe d'Italie contre Arezzo, une équipe toscane de Série B, Fedele me raccompagna à mon hôtel, situé à la périphérie de la ville. Dans la salle de restaurant, dirigeants et joueurs du clubs adverse achevaient en silence leur repas d'après-match. Le frère ultra s'avança vers l'entraîneur de la formation nordiste.

- Vous me reconnaissez ? demanda-t-il au technicien.

- Oui ! répondit l'entraîneur, visiblement confus, je crois vous avoir traité de ...fou...oui, de fou...il y a quelque temps à l'issu d'un match. Je...Enfin... Je suis...J'étais... J'étais persuadé que vous étiez un hooligan déguisé en... Mais vous êtes un ...

- C'est cela, un curé ! reprit Fedele avant de partir dans un éclat de rire et de commander deux digestifs pour trinquer avec cet homme qui l'avait pourtant malmené à l'issue d'un match houleux. Les gens se trompent souvent sur mon compte. Un curé a bien le droit d'être supporter de football non ?

 

Ecrit en 1990.

 

En 2006, le père Fedele se retrouve en une de plusieurs journaux Italiens. Il venait d'être arrêté pour une affaire de moeurs. Il pilotait une sorte de centre d'accueil, où travaillaient des bonne soeurs. Avec son adjoint, il était poursuivi pour le viol de l'une d'elles. Ils lui auraient mis un bandeau sur les yeux avant de l'attacher à un lit, de la droguer et de filmer le viol ... Tout le monde fut un peu groggy, cela colle difficilement avec ce qu'il a montré de lui pendant 30 ans. Le curé lui, a toujours clamé son innocence. Mais il a quand même était condamné. Pour protester il vit desormais sous un point à Cosenza avec quelques clochards.

 

Personnellement, c'est avec ce prêtre que j'ai entendu parler pour la première fois de Cosenza d'un point de vue footballistique.

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Belle initiative Tifa', c'est pas grave d'avoir oublié c'était plutôt à moi d'en parler :lol:

 

Pour avoir lu des quinzaines d'articles et vu quelques vidéos sur Padre Fedele, j'avoue avoir été complètement écoeuré par ce qu'il a commis et que cela me la 'démystifié' si j'ose dire. Toutes ses oeuvres de charité, de messages de paix m'ont donné l'impression de fausseté. C'est peut être la raison pour laquelle je n'ai pas parlé de lui sur ce forum, une certaine honte et de dégout d'en parler. D'ailleurs beaucoups d'ultras ne prononcent plus un mot sur lui, eux qui étaient à la base déja assez anti-écclésiastiques...

Aprés, faut-il comdamner un homme de n'être qu'un homme? Je ne pense pas

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Haaa... ça me rappelle ma jeunesse à... Catanzaro :ninja: Cette description de la Calabre m'a fait plaisir à lire, un peu de nostalgie. Et malgré qu'il soit de Cosenza, il m'a bien amusé. J'aimerai bien savoir ce que pensent les Ultras de lui après cette triste affaire.

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Il a beau avoir commis (ou pas) cet acte en 2006, il faut quand même mettre dans la balance tout ce qu'il a fait au cours de sa vie. Vraiment dommage qu'il ait fini comme ça, je vais essayer de me renseigner sur cette agression. Après tout il dérangeait pas mal...

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Honnêtement, j'ai toujours eu un peu de mal à me prononcer sur cette affaire. Au vu du personnage, de ce qu'il a accompli dans sa vie, ça m'a toujours paru tellement gros ... Mais les faits sont là.

 

Disons que moi j'ai toujours un peu opté pour ce que dit Onda. Mine de rien, Fedele dérangeait pas mal de monde, ça a toujours été le cas. Les autorités locales ? L'église ? Les Ultras rivaux ou même locaux ? Bref, il a toujours déclenché par mal de moqueries et de railleries. Je pense que son penchant pour un monde "d'Ultra" très mal vu en Italie à du faire beaucoup jaser. De là à parler d'un complot il n'y a qu'un pas que je n'oserai pas franchir. Mais la question mérite d'être posée. A titre perso', je n'avais pas du tout suivi cette histoire et ce qui en a découlé ensuite, donc je serais bien malvenu d'émettre un jugement définitif.

 

Ah, au passage, le chapitre que j'ai mis hier est tiré de l'excelllent "Génération Supporter". ;)

 

Le début de saison approche...

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C'est clair, merci mon Tifa' pour ce génial article.

J'ai parcouru 1 ou 2 forums du club et pas un sujet à propos du Padre.

Une omertà le concernant.

Sûrement du fait qu'a la base les Ultras sont assez anti-religion comme le mentionne assez bien un ultrà dans le texte et que cette affaire les a braquée pour de bon

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Cet aprés midi, Premiere Journée de Serie D, nous recevons la Nissa au San Vito

Coup d'envoi à 15 h.

Cosenza - Nissa

 

 

 

I Convocati :

 

Perri, Straface

 

Bruno, Scigliano, Parisi, Sicignano, Liotti, Parenti, Varriale

 

Salvo Arcidiacono, Salvino, Benincasa, Fiore, Pesce, Piromallo, Guadalupi

 

Mosciaro, Le Piane, Marano, Franzese

 

Probabile Formazione :

 

Straface

 

Bruno Parenti Parisi Varriale

 

Pesce Benincasa Guadalupi

 

Le Piane Mosciaro Marano

 

 

Biccio Arcidiacono e squalificato.

 

FORZZZAAAAAA LUPPPIIIIIII !!

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De rien Capri' ;) j'avais complètement oublié cette histoire, je me suis replongé dedans avec grand plaisir.

 

Concernant les Ultras, je ne saurais pas dire comment ils ont pris à la chose, ne suivant plus de près le mouvement à Cosenza, mais comme tu le dis si bien, à mon avis tout cela a sans doute eu pour effet de renforcer leur répulsion pour la religion dans son ensemble.

 

--------------------------------------

 

Match nul 1-1 pour ce premier match de la saison pour Cosenza face à Nissa. Déçu pour mon Capri'. <_<

 

1530 personnes présentes au San Vito pour cette partie où Gagliardi alignait l'équipe suivante en 4-3-3 :

 

Straface

Bruno - Parenti - Benincasa - Parisi

Varriale - Le Piane - Salvino

Mosciaro - Pesce - Marano

 

Ouverture du score pour Cosenza sur penalty à la 22ème minute de jeu par le biais de Mosciaro avant l'égalisation dans la minute qui suit par Avola pour Nissa. Visiblement, Cosenza se sera procuré pas mal d'occasions, Nissa frolant plusieurs fois la rupture. Dommage que les joueurs ne soient pas restés attentifs après l'ouverture du score, se faire rejoindre comme ça aussi rapidement, c'est vraiment dommage. <_<

 

Au passage je signale deux résultats, Messina l'a emporté 2-0 contre Acireale alors que la Pro Cavese a fait match nul contre Agropol 0-0.

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Bonjour

Si je me trompe pas le Nissa c'est pas un club sicilien de Caltanissetta ?

Pouvez vous me le confirmer ?

Tout à fait ! :)

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Match nul 1-1 pour ce premier match de la saison pour Cosenza face à Nissa. Déçu pour mon Capri'. <_<

 

1530 personnes présentes au San Vito pour cette partie où Gagliardi alignait l'équipe suivante en 4-3-3 :

 

Straface

Bruno - Parenti - Benincasa - Parisi

Varriale - Le Piane - Salvino

Mosciaro - Pesce - Marano

 

Ouverture du score pour Cosenza sur penalty à la 22ème minute de jeu par le biais de Mosciaro avant l'égalisation dans la minute qui suit par Avola pour Nissa. Visiblement, Cosenza se sera procuré pas mal d'occasions, Nissa frolant plusieurs fois la rupture. Dommage que les joueurs ne soient pas restés attentifs après l'ouverture du score, se faire rejoindre comme ça aussi rapidement, c'est vraiment dommage. <_<

 

Au passage je signale deux résultats, Messina l'a emporté 2-0 contre Acireale alors que la Pro Cavese a fait match nul contre Agropol 0-0.

 

 

De retour aprés un Dimanche à cent à l'heure et cette journée d'aujourd'hui particulièrement crevante, me voilà seulement maintenant sur le topic de Mon Cosenza

 

Grazie Mille Tifa :)

 

Dans la compo il faut inverser Benincasa et Varriale et Le Piane avec Pesce ;)

 

Match nul donc à domicile, nous avons raté notre entrée dans ce championnat de Serie D. Aprés avoir ouvert le score grâce à Manolo, il fallait gérer tranquillement la rencontre.

Se faire rejoindre donc de la sorte 2 minutes aprés avoir marqué est rageant. Même si nous avons réalisé un match moyen, il fallait assurer à domicile, devant nos 1500 tifosi présent à la rencontre face à une Nissa prenable

Mosciaro a marqué un but en fin de seconde mi temps totalement valable et Marano a tiré sur le poteau à la dernière minute. Peccato.

 

Mais bon ce n'est que le début de championnat, il y'avait 5 nouveaux joueurs sur le terrain, il faut encore un peu de temps pour lancer la machine.

Arcidiacono était suspendu, Guadalupi n'est la que depuis peu et est dans une forme approximative.

Je regrette tout de même lors de la pré-saison, nos matchs de préparation seulement effectués face à des équipes peu huppées (mis à part le match de Coppa contre le Portogruaro).

Il nous faut aussi absolument un autre attaquant de trés bon niveau pour compléter l'attaque.

 

 

Jamu Lupi !

 

 

ps : Merci de ta compassion Onda d'Urto ;)

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Il tabellino della partita :

 

Cosenza Strafacè - Bruno, Parisi, Parenti, Varriale - Salvino, Benincasa (70' Guadalupi), Pesce (83' Franzese)- Marano, Mosciaro, le Piane (60' S.Arcidiacono). All. Gagliardi

 

Nissa Iacono, Bica Badan, Cirilli, Patanè, Di Marco, Migliore (65' Marletta), Avola, De Caro, Bruno (61' Failla), Savasta, Arnone (65' Bonito). All. Catanese

 

Arbitro: Pirrone di Ercolano

 

Marcatori: 22' Mosciaro (Cos)-24' Avola (Nis)

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