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  1. 7 points
    Désolé j’ai eu un gros imprévu au boulot, j’ai eu fini très tard. Voici les résultats : Nino : Zapata C. (47) et Inglese (50) => équipe complète Michael_Samp : néant => 1 joueur restant (Att) Capri : Quagliarella (124) et Okaka (7) => 2 joueurs restant (Mil et Att) Lolito : Mancini (1) => 1 joueur restant (Att) ‘CABiste : Betancur (30), Diaz B (17), Politano (20), Caceido (30) et Gervinho (30) => équipe complète Sced : Koulibaly (1) et Kalinic (1) => équipe complète Alex : Veretout (16) => 1 joueur restant (Mil) Trafalgar : Kouame (28) => équipe complète @Clayton est-ce que tu sais prendre le relais pour la draft? Je risque encore d’être débordé demain et je préfère pas prendre le risque. Si quelqu’un peut lui transmettre les résultats de la P2. Il suffira alors de retirer les joueurs pris lors de la P3 pour la draft et de compléter les effectifs.
  2. 6 points
    Ghibellina S.C. Nom complet : Ghibellina Savate Club Année de fondation : 1242 (section Fantacalcio : 2020) Stade : Stadio del Sacro Romano Impero (8720 places) Lieu : Siena, Toscana Palmarès : Battaglia di Montaperti (1260) Armée ennemie : I Guelfi Club jumelé : Club Africain Organigramme simplifié : Effectif : Szczesny Buffon Pinsoglio Gosens Koulibaly Danilo Toloi Pezzella Yoshida Gunter Augello Soriano Castrovilli Candreva Freuler Hernani Lazovic Ilic Zaniolo Ibrahimovic Dybala Berardi Orsolini Kalinic Defrel Maillots 2020/2021 :
  3. 5 points
    Grand retour de Capri' dans la Lega Fantacalciomio avec un ripescaggio in extremis en Serie B ! Un matin de Novembre, alors qu'il mangeait un cannolo accompagné d'un capuccino, il reçut un coup de fil de Clayton, le président Italo-Brésilien de la LegaFantacalciomio, personnage assez énigmatique qui aurait popularisé la chirurgie transgenre en italie, avec pour premiers clients des footballeurs dont l'ex turinois Daniele Rugani (autrefois appelé Daniela) et le toujours bianconero Federico Bernardeschi. "Ouais Capri ? Salut c'est Clayton, oui on s'en fout de comment je vais. Dis, on a besoin d'une équipe en Serie B un truc comme ça pour faire notre championnat. Vu qu'on ne trouve personne on a tout de suite pensé à toi...Oui et de ton projet social bien sûr. C'était bien la réinsertion des alcooliques du Nord-Pas de Calais c'est ç..? Ah non le club sicilien composé uniquement de terroni oui c'est ça que je voulais dire..On s'en br...Ok, bref, en cette période de crise ça serait une belle image pour notre championnat, une bande de culs terreux qui arrive à s'intégrer, c'est parfait même, qu'est-ce t'en penses ?" Parce que oui, pour les moins anciens (Nino est donc automatiquement exclu), The Capri's Project était à la base une équipe sicilienne représentant la Sicile au plus haut niveau, et une équipe si possible composée seulement de joueurs du mezzogiorno. Mais le capitalisme est passé par là, la Stidda aussi, et malgrés que cela soit toujours ancré dans l'histoire et est la raison d'être du club, la compétitivité exigée a fait que. Si bien que le Capo degli Ultra, et homme de main de la mafia locale - à savoir un Siculo-Verviersois du nom qu'il ne tient pas - a tourné le dos au club. On peut encore aujourd'hui parfois voir (enfin plus maintenant à cause du covid) un striscione qui apparaît dans les travées du Stadio Nicola De Simone de Siracusa qui emploie les termes suivants : " Capriccio vattene Sei la vergogna della Sicilia Nessun siciliano nella tua squadra Il milan ha vinto la Champion's con 7 italiani sul campo " Stadio Nicola De Simone (Siracusa) Au diable les valeurs et cet énergumène, l'UC Siracusana (qui par le passé avait pour nom dans cette Lega la Capriccina et la San Capriccese, ce qui démontre au passage toute l'humilité de son créateur) veut bien figurer dans cette Serie B qu'elle a déjà remportée en 2013-14. Depuis, le temps s'est arrêté. 4 ans sans Fanta. Mais le soleil sicilien brille toujours et les giallorossi veulent renouer avec leur glorieux passé !
  4. 5 points
    Slt les gars il est 4h et chui a l'hosto en état de détresse respiratoire, c évidement la covid, mon frère l'a ramenée du lycée y a un peu plus d'1 semaine et depuis 3-4 jours je suis constamment essoufflé, impossible de dormir etc. Sportif ds la force de l'âge (28) preuve que personne n'est à l'abri. Vous faites pas de bile, si jdois y rester qu'il en soit ainsi , j'aurais vécu pleinement en essayant d'être le + juste. À vrai dire ça fait un moment que ça va pas fort fort, j'lavais dit y a qlqs mois au début du 1er confinement. Aussi il est possible que je sois victime d'un "covid long" mais sans pouvoir l'affirmer faute de test à l'époque. Bref j'essaye de vous tenir au jus, mine de rien ca fait un paquet d'années qu'on cause ensemble, et il ne m'est point utile de vs connaitre personnellement pr vs considérer (certains + que d'autres, c la vie) comme d potes. Zlatan a raison : je ne suis pas Zlatan Faites attention à vous.
  5. 4 points
    Ce matin s’est tenue la conférence de presse de SCed, président de la Ghibellina S.C., afin de présenter le club pour la saison à venir. Des journalistes sont manifestement venus du monde entier, démontrant le récent engouement général pour la petite équipe siennoise. Pouvez-vous nous présenter le club en quelques mots ? La Ghibellina S.C. a été fondée en 1242 et est le club de plus ancien du championnat. La section Fantacalcio, elle, est nouvelle et date de cette année : nous voulions créer une nouvelle équipe depuis longtemps, et nous avons choisi ce sport pour les valeurs qu’il véhicule : la chance, la frustration, l’humiliation et la violence. Quelles sont vos ambitions pour cette première saison ? Nous aspirons à éliminer le plus de Guelfes possible évidemment. En championnat, nous avons encore tout à prouver, mais nous avons mis toutes les chances de notre côté pour faire une belle saison. Votre affiliation au Saint-Empire romain germanique fait déjà beaucoup parler, les mauvaises langues vous accusant d’être un club artificiel monté artificiellement par le pouvoir impérial. Les mauvaises langues se coupent aussi bien que les bonnes. Que pouvez-vous nous dire à propos du jumelage de vos tifosi avec ceux du Club Africain en Serie A ? Est-ce un signe d’ouverture vers d’autres cultures ? Il se dit également que les liens entre les deux clubs sont étroits et que vous serez une sorte de club affilié. Nos relations avec le président Whitebob et son club sont excellentes ; ils ont l’expérience du Fantacalcio et une équipe comme la nôtre a beaucoup à apprendre. Ceci dit, ce n’est rien d’autre qu’une entente cordiale et amicale, nous sommes un club 100% autonome et 100% au service du Saint-Empire. En ce qui concerne nos supporters, ils sont un peuple uni et fidèle, ils sauront prêter leurs fourches et leurs torches à ceux du Club Africain. D’ailleurs, comment pouvez-vous avoir autant de soutien pour une équipe si récente ? La conscription de masse. Le Directeur Sportif SCedler a ensuite pris la parole pour la présentation de l’équipe. L’entraîneur SCediraghi est lui aussi un débutant, n’avez-vous pas peur que l’inexpérience du club et du staff se fasse sentir ? Non. Le mercato vient de se clôturer, êtes-vous satisfait de votre recrutement ? Oui. Beaucoup. Pouvez-vous nous présenter les joueurs principaux ? Bon ok. Notre rempart Nord sera Szczesny. Extrêmement solide et pas cher. Bref, polonais. La garde rapprochée est composée d’hommes de légende comme Gosens, Koulibaly, Pezzella ou Danilo, mais également des talents qui n’ont pas encore d’exploits en bataille, mais qui sont assoiffés de sang et de victoires, comme Yoshida ou Toloi. Notre cavalerie lourde sera capable d’encaisser des assauts et de faire du dégât avec Castrovilli, Guelfe qui a trahi les siens, ou Soriano, Candreva, Freuler et Lazovic. Le célèbre Chevalier à la maman vulgaire, Zaniolo, fait aussi partie de nos rangs, mais est actuellement éloigné des champs de bataille le temps de son rétablissement. Il s’est mangé un coup de hache dans chaque genou, mais le Professeur Strauss le remettra d’aplomb à coups de sangsues, de purges et de trépanations. En première ligne, nous avons nos champions Ibrahimovic et Dybala, épaulés par notre cavalerie légère qui saura harceler les flancs ennemis, avec Berardi et Orsolini. Enfin, l'entraîneur SCediraghi a présenté la formation pour le match contre la Bianconera. Le calendrier ne nous a pas gâtés, avec un match compliqué dès la première journée, mais cela nous permettra de tout de suite savoir où nous en sommes. La préparation a été bonne et je suis confiant. La formation sera la suivante :
  6. 3 points
    Je vous mets ça là en intégralité car c'est réservé aux abonnés: Assassinat de Samuel Paty : pour Edgar Morin, « le plus dangereux est que deux France se dissocient et s’opposent » Par Nicolas Truong Publié aujourd’hui à 04h09, mis à jour à 05h43 ENTRETIEN« Cette affaire amplifie le développement de la pensée manichéenne, unilatérale, réductrice », déplore le sociologue et philosophe, dans un entretien au « Monde ». Analysant le raidissement des antagonismes entre deux France – l’une humaniste, l’autre identitaire –, il explique comment y résister. Le sociologue Edgar Morin, à Montpellier, le 13 mars 2019. PASCAL GUYOT / AFP Directeur de recherche émérite au CNRS, récompensé par trente-huit doctorats honoris causa dans le monde entier, le sociologue et philosophe Edgar Morin, né en 1921, a notamment écrit La Méthode (Seuil, 1977-2004) et Mes souvenirs viennent à ma rencontre (Fayard, 2019). Son dernier ouvrage, Changeons de voie. Les leçons du coronavirus (avec la collaboration de Sabah Abouessalam, Denoël, 160 p., 14,90 euros), donne des clés pour le « monde d’après ». Dans l’entretien qu’il accorde au Monde, il analyse les nouvelles fractures idéologiques qui traversent notre pays. Dans la France de 2020, cinq ans après « Charlie Hebdo » et le Bataclan, on tue encore au nom d’un dieu. L’assassinat de Samuel Paty et la tuerie de Nice sont-ils le signe que l’histoire est en train de se répéter ? Tout d’abord, il me semble important de me situer avant de considérer ces tragiques événements et de dire, comme il fut autrefois exigé, « d’où parle » l’auteur de cet entretien. En ce qui concerne les religions, je pense que les esprits humains créent les dieux qu’ils adorent et auxquels ils obéissent. Je suis, comme on dit, agnostique. Ou, plutôt, je crois que l’univers comporte un mystère qui échappe aux capacités de nos esprits. Je considère la Bible, fondement des trois religions juive, chrétienne et musulmane, comme un tissu de légendes et de mythes ; mi-légendaires mi-historiques sont également les Evangiles et le Coran. J’admire Jésus sans croire en sa résurrection. Quand les religions sont toutes-puissantes, comme aujourd’hui en Iran ou en Arabie saoudite, j’exècre leur haine des impies, des croyants autres, des non-croyants. J’exècre les interdits qu’elles imposent, notamment aux femmes. Ce fut le cas du judaïsme dans le passé et ça l’est encore pour ses orthodoxes. Ce fut le cas du christianisme pendant des siècles. C’est encore le cas en de nombreux pays de l’islam. « Je suis pour la liberté des femmes qui se dévoilent en Iran et pour la liberté des femmes qui se voilent en France » Je ne confonds pas pour autant islam et djihadisme : entre le pieux musulman et le fanatique meurtrier, comme entre François d’Assise et Torquemada, il y a tout un monde extrêmement divers. Le mot « islamisme » occulte cette diversité pour n’y voir que prosélytisme et refus de démocratie et de laïcité. Certes, la charia est incompatible avec les lois d’une République laïque. Mais la majorité des musulmans de France accepte les lois républicaines et les croyants sont d’autant plus pacifiques qu’ils pensent candidement que leur religion est une religion de paix. L’islam paraît aux Français comme une religion exogène, ce qu’elle est du fait de son origine et de sa langue arabe. Mais c’est en même temps une religion totalement judéo-chrétienne, fondée sur le récit biblique et intégrant Jésus comme prophète. Lire cette tribune de 2016 :Edgar Morin : « Eduquer à la paix pour résister à l’esprit de guerre » J’ai horreur de tout fanatisme meurtrier comme celui qui a sévi au XXe siècle et renaît sous des formes religieuses traditionnelles. J’aime discuter avec les croyants, mais je n’aime pas les offenser ; ne pas offenser ni humilier est mon credo éthique à valeur universelle : le respect d’autrui me demande de ne pas bafouer ce qui est sacré pour lui, mais je me donne le droit de critiquer ses convictions. Le respect de la liberté comporte ma liberté de parole. J’ai ressenti combien pouvait être douloureuse pour les peuples indiens assujettis des Amériques la profanation par les conquérants de leurs lieux sacrés. En revanche, quand la religion est toute-puissante et condamne comme blasphématoire toute non-obéissance – comme le refus du chevalier de la Barre de saluer une procession religieuse ou la fatwa des ayatollahs contre Salman Rushdie –, je me sens du côté des condamnés. D’où cet apparent paradoxe : je suis pour la liberté des femmes qui se dévoilent en Iran et pour la liberté des femmes qui se voilent en France. Voilà « d’où je parle » : ni islamiste ni gauchiste, mais montaigniste et spinoziste. Aussi je souhaite que nous regardions la situation dans toute sa complexité. Ce qui n’atténue en rien la condamnation du fanatisme meurtrier des djihadistes islamistes. Que pensez-vous de la republication des caricatures de Mahomet et de leurs usages, notamment pédagogiques, politiques et idéologiques ? Récapitulons : les caricatures de Mahomet sont une invention non pas française, mais danoise. Ces caricatures établissent un lien ombilical entre le prophète fondateur de l’islam, révéré par les musulmans pieux, et les terroristes djihadistes d’aujourd’hui, ce qui est pour le moins contestable. Elles n’ont pas été reproduites dans des pays libéraux comme la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis, ni dans les pays comme l’Italie ou l’Espagne, dont les lois prohibent les insultes à la religion. La publication des caricatures de Mahomet, même si elle est blasphématoire pour de pieux musulmans, est licite en France, et le droit au blasphème fait partie de nos libertés. Charlie Hebdo est le continuateur, voire l’amplificateur, d’une tradition anticléricale et libertaire française qui a été salubre tant que l’Eglise avait forte puissance sur notre société. Cet antichristianisme s’est atténué avec l’acceptation de la laïcité par l’Eglise, et il est devenu aujourd’hui caduc. L’hebdomadaire satirique a reproduit ces caricatures en 2006, suscitant des réactions laudatives et des réactions critiques, dont une plainte d’associations musulmanes qui est rejetée en procès, en 2007. En 2011, les locaux de Charlie subissent un incendie criminel, puis celui-ci s’oublie. Les attentats de 2015 changent à la fois le sens de l’hebdomadaire et celui des caricatures : Charlie n’est plus feuille satirique mais devient symbole de la liberté d’expression ; les journalistes assassinés deviennent, à juste titre, des martyrs de la liberté ; les caricatures danoises deviennent patrimoine national français. Lire cet entretien de 2015 :Edgar Morin : « La France frappée au cœur de sa nature laïque et de sa liberté » Puis, à l’occasion du procès des assassins de Charlie, l’hebdomadaire décide de republier les caricatures. Cette republication devient l’exemple même de la liberté française, et leur diffusion devient défense salutaire de l’esprit critique. Un professeur d’histoire épris de liberté pense qu’elles peuvent aider à susciter l’esprit critique de ses élèves. Cela provoque, au départ, peu de réactions, à part la plainte d’un père musulman et un apaisement apparemment réussi par la directrice. Mais un prédicateur de mosquée vient souffler sur une braise et la renflamme jusqu’à susciter chez un jeune Tchétchène le geste djihadiste terrifiant de la décapitation. Cet assassinat suscite une immense émotion chez les enseignants et dans toute la société. Elle déchaîne les dénonciateurs du « laxisme officiel » et de la complaisance islamo-gauchiste (notion imaginaire qui unit en elle deux termes considérés comme horrifiques). Emmanuel Macron réaffirme la valeur fondamentale de la liberté républicaine et termine son propos, selon la version alors donnée par les médias, par la promesse que la France prendra la défense des caricatures, comme s’il s’agissait d’un devoir national. Ces propos ont été démentis et atténués par le président dans un récent entretien à la chaîne de télévision arabe Al-Jazira, où il affirme comprendre que les caricatures puissent choquer. Après le choc de ces attentats et leur condamnation unanime, la critique de la transformation des caricatures danoises en emblème de l’identité française commence à se manifester. Est-ce légitime ? L’horreur de la criminelle décapitation du professeur Paty, après celle des assassinats de Charlie Hebdo, a occulté, par son évidence, sa cruauté et sa folie, toute une part de la réalité d’où elle a surgi. Cette horreur inhibe toute tentative de réflexion et de contextualisation, comme si la compréhension portait en elle le vice de la justification. Or il ne faut pas oublier que de telles caricatures choquent les musulmans pieux. Pire, elles ont suscité des folies meurtrières. Enfin, leur officialisation a provoqué de délirantes et innombrables manifestations antifrançaises dans le monde islamique. Il y a certes des cas où l’on doit braver l’incompréhension étrangère, mais il y a aussi des cas où il vaut mieux ne pas la susciter ou l’exciter, surtout en des temps de tensions internationales extrêmes. « Malheureusement, comme en 1914, en 1933, en 1940, puis comme à chaque délire collectif, il y a des philosophes au premier rang de l’hystérie » Il faut être attentif aux effets pervers d’actes à intention salutaires. Il y a parfois contradiction entre liberté et responsabilité de parole ou d’écrit. Nous sommes dans un de ces cas, et nous devons savoir que le choix comporte un risque. Il y a parfois coïncidence entre responsabilité et irresponsabilité ; ainsi, il me semble irresponsable de prendre la responsabilité d’assumer comme vérité de la liberté française la propagation à l’infini de caricatures danoises. Selon ma conception, que je développe dans le tome V de La Méthode, l’éthique ne peut se borner aux bonnes intentions. Elle doit avoir le sens des conséquences de ses actions, qui souvent sont contraires aux intentions. Et surtout, toute décision prise dans un contexte incertain ou conflictuel comporte un risque d’effets contraires. Aussi les caricatures ne peuvent être jugées seulement selon les intentions libératrices ou libertaires de leurs auteurs et diffuseurs, mais aussi selon les possibilités de leurs néfastes ou désastreuses conséquences. La liberté d’expression ne saurait exclure toute prévoyance des malentendus, incompréhensions, conséquences violentes ou criminelles qu’elle peut provoquer. Est-ce que ces caricatures peuvent aider des êtres pieux et croyants à mettre en doute leur croyance ? Nullement. Est-ce qu’elles peuvent contribuer à affaiblir le djihadisme ? Nullement. On a entendu des essayistes et des polémistes, mais aussi des ministres, soutenir que l’« islamo-gauchisme » armait intellectuellement le terrorisme. La charge est-elle justifiée ? Et pourquoi une telle offensive idéologique ? Ce qui est terrible, c’est que cette affaire amplifie le développement de la pensée manichéenne, unilatérale, réductrice. Toute résistance à une islamophobie croissante devient signe abject d’islamo-gauchisme – lequel a cette particularité de n’être ni partisan de l’islam ni gauchiste –, voire de complicité avec les assassins. Malheureusement, comme en 1914, en 1933, en 1940, puis comme à chaque délire collectif, il y a des philosophes au premier rang de l’hystérie. Article réservé à nos abonnés Lire aussi« Islamo-gauchisme », l’oxymore disqualifiant Le plus dangereux est que, comme il est plusieurs fois arrivé dans le passé, deux France se dissocient et s’opposent ; dans le cas heureux, comme au début du XXe siècle, une France républicaine et laïque a vaincu la France monarchiste, catholique et conservatrice ; dans le cas malheureux, comme en 1940, une France réactionnaire s’est imposée à la faveur du désastre militaire. Le confinement impose une mise provisoire au réfrigérateur du conflit, qui, sinon, risque d’exploser dans le pays. Qu’adviendra-t-il après le déconfinement ? Quelle nouvelle décomposition et recomposition politique ? Deux France s’affrontent déjà en paroles : la France identitaire et la France humaniste. Tout cela mérite non imprécation, mais examen et réflexion. L’affrontement de deux Amérique peut-il préfigurer un conflit entre deux France lors de la prochaine présidentielle ? A l’heure où je vous réponds, nous ne savons pas si, après la victoire de Joe Biden, Donald Trump va tenter un coup de force pour sauver son siège. Les tensions sont énormes aux Etats-Unis, et je ne sais s’il y aura déflagration ou lente pacification. De ce côté-ci de l’Atlantique, pour le moment, les deux France ne sont pas encore cristallisées, et il va y avoir des décompositions et recompositions politiques. Je vois bien la possibilité d’une politique de salut public, qui réunirait des bonnes volontés de tous bords pour une nouvelle voie économique, sociale, écologique, mais je ne la vois incarnée jusqu’à présent ni en une organisation ni en un leader. Je vois, à gauche, des tentatives de regroupements brouillonnes. En revanche, je vois la possibilité du surgissement d’un outsider pour représenter l’ordre et la discipline, c’est-à-dire l’autre France, comme le général Pierre de Villiers. Mais rien n’est joué, et bien des choses nous surprendront l’année prochaine. Comment éviter cette dislocation ? J’ai, dans mon adolescence, adhéré à un petit parti, le Mouvement des étudiants frontistes, qui promouvait la lutte sur deux fronts : à la fois contre le fascisme et contre le stalinisme. Après ma conversion au communisme sous l’Occupation, puis ma déconversion au bout de six années, je me vois à nouveau lutter sur deux fronts : contre le communisme soviétique et contre le colonialisme européen. Depuis des décennies, j’essaie de résister à deux barbaries apparemment opposées : la barbarie venue du fond des temps historiques de la haine, de la domination, du mépris et la barbarie froide et glacée issue de notre civilisation, celle de l’hégémonie du profit effréné et du calcul. J’ai pu résister à l’hystérie de la guerre où tout Allemand était criminalisé, puis à l’hystérie stalinienne où toute critique du communisme était criminalisée, et je peux résister aux nouvelles hystéries. Article réservé à nos abonnés Lire aussiEdgar Morin : « J’ai gardé mes inspirations adolescentes tout en perdant mes illusions » Dans les conditions de la France actuelle, je sens la nécessité de lutter sur deux fronts : celui de la résistance à la xénophobie, aux racismes, à l’islamophobie, à l’antisémitisme, qui sont des barbaries de civilisation moderne, et celui de l’action contre les fanatismes meurtriers qui portent en eux toute la vieille barbarie. Cette action comporte évidemment la répression de la violence meurtrière, mais elle comporte aussi la prévention qui elle-même comporterait une politique des banlieues, une réduction des inégalités sociales et économiques, et une éducation humaniste régénérée. Que faire, plus particulièrement dans les écoles, sur le terrain pédagogique ? C’est dans ce sens que j’ai proposé, depuis les débuts du terrorisme islamiste, d’intégrer dans les programmes scolaires les préliminaires indispensables à l’esprit critique. Le premier est l’esprit interrogatif. Celui-ci est très présent chez les enfants mais peut s’atténuer avec l’âge. Il est nécessaire de l’encourager. L’esprit interrogatif étant stimulé, il convient d’encourager l’esprit problématiseur. L’esprit problématiseur met en question des évidences qui semblent absolues, soit à notre perception naturelle, comme la course du Soleil autour de la Terre, soit qui nous sont imposées par la culture et la société, comme la légitimité d’un pouvoir dictatorial, la croyance en une supériorité raciale. Rappelons que la vertu essentielle de la Renaissance européenne fut de problématiser le monde, d’où la science, de problématiser Dieu, d’où l’essor de la philosophie, de problématiser tout jugement d’autorité, d’où l’esprit démocratique ou citoyen. C’est dans cette problématisation qu’est l’essence de la laïcité. Article réservé à nos abonnés Lire aussiEdgar Morin et Jean-Michel Blanquer, une insaisissable synthèse sur l’école L’esprit critique suppose donc la vitalité de l’esprit interrogatif et de l’esprit problématiseur. Il suppose aussi l’autoexamen, que l’enseignement doit stimuler, afin que chaque élève accède à une réflexivité qui elle-même permette l’autocritique ; l’esprit critique sans esprit autocritique risque de verser dans une critique incontrôlée de ce qui nous est extérieur. Que serait un esprit critique incapable d’autocritique ? L’esprit critique suppose nécessairement un esprit rationnel, c’est-à-dire capable d’appliquer induction, déduction et logique dans tout examen de faits ou de données. L’esprit rationnel suppose non moins nécessairement la conscience des limites de la logique face à des réalités qui ne peuvent être reconnues qu’en acceptant des contradictions ou qu’en associant des termes antagonistes. L’esprit critique ainsi nourri de tous ces préliminaires peut et doit librement s’exercer, mais il doit comporter aussi l’aptitude à la critique de la critique quand celle-ci devient intempérante ou ne porte que les seuls mauvais aspects de phénomènes, réalités ou idées. Enfin, l’enseignement de l’esprit critique doit accepter que celui-ci porte sur l’enseignement lui-même. Ainsi, l’esprit critique comporte toute une infrastructure intellectuelle, laquelle est généralement ignorée. Ce sont des réformes considérables, à commencer par la réforme de la pensée. Avez-vous quelque espoir qu’elles puissent être réalisées ? Comme je vous l’ai dit, la conjoncture est régressive, tous les antagonismes se renforcent les uns les autres. Je n’ai cessé de rappeler que les deux décennies précédentes comportaient de graves régressions politiques, économiques, sociales, éthiques et intellectuelles : crise généralisée de la démocratie, nouvelles persécutions des minorités religieuses (Chine, Inde) hégémonie du profit, ravages économiques suscitant des révoltes populaires – toutes réprimées, comme en Algérie et en Biélorussie –, domination d’un type de pensée fondée sur le calcul et l’hyperspécialisation, qui rend incapable de concevoir et comprendre la complexité des problèmes humains, aussi bien individuels que nationaux et planétaires. On ne sait si la nouvelle présidence américaine atténuera l’antagonisme Etats-Unis - Chine comme l’affrontement entre la coalition Etats-Unis - Israël - Arabie saoudite et l’Iran des ayatollahs. Mais la Turquie est devenue une puissance interventionniste islamiste en Méditerranée. La Chine impériale détruit l’autonomie de Hongkong et entre en conflit avec l’Inde. Une guerre ethno-religieuse s’est déclenchée entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. La crise de la nation plurielle libanaise n’arrive pas à susciter un sursaut salvateur. La course aux armements se déchaîne partout. L’Europe n’arrive pas à surmonter ses désunions. « J’ai vécu le somnambulisme dans la marche au désastre des années 1930. Aujourd’hui, les périls sont tout autres, mais un nouveau somnambulisme nous assujettit » Les espoirs d’un grand réveil écologique, d’une grande réforme de la mondialisation, qui a créé une interdépendance généralisée sans aucune solidarité, décroissent partout. Il y a retombée, non pas dans un statu quo antérieur, mais dans un processus de régression. Très minoritaire est l’élan vers une renaissance de la pensée politique qui indiquerait une nouvelle voie démocratique-économique-écologique. En revanche, les manichéismes et fanatismes progressent, les nationalismes et racismes s’exacerbent. En même temps, le réchauffement climatique accroîtra la crise de la biosphère, qui accroîtra la crise de l’humanité. Nous sommes effectivement dans une crise planétaire géante, à la fois biologique, économique, civilisationnelle et anthropologique, qui affecte toutes les nations et toute l’humanité. Lire l’entretien :Edgar Morin : « Cette crise nous pousse à nous interroger sur notre mode de vie, sur nos vrais besoins masqués dans les aliénations du quotidien » Or, je l’ai souvent dit : une crise suscite d’une part imagination créatrice de nouvelles solutions, d’autre part peurs et angoisses, qui favorisent les régressions et les dictatures. Si la grande régression se poursuit, nous allons vers des systèmes postdémocratiques disposant des moyens multiples de contrôle des individus, désormais offerts par les techniques selon le modèle pratiqué déjà par la Chine. Le cours probable des événements est suprêmement inquiétant. On ne peut même écarter l’hypothèse d’une conflagration se généralisant à partir d’un accident du type Sarajevo, comportant des guerres de type nouveau menées par ordinateurs, piratages des réseaux des nations ennemies, batailles de robots et, pire, missiles nucléarisés. Mais l’improbable peut changer le cours de l’histoire. Pouvons-nous faire advenir l’improbable en France ? Je crois en la nécessité d’organiser et de fédérer des oasis de résistance de vie et de pensée, de continuer à montrer la possibilité de changer de voie, de ne pas sombrer nous-mêmes dans les vices de pensée que nous dénonçons. J’ai vécu le somnambulisme dans la marche au désastre des années 1930. Aujourd’hui, les périls sont tout autres, mais non moins énormes, et un nouveau somnambulisme nous assujettit. Selon la formule d’Héraclite : « Eveillés, ils dorment. »
  7. 3 points
    Je suis pas contre une petite collecte entre les participants (genre 3e par personne) pour acheter un petit cadeau style t-shirt personnalisé pour le gagnant de chaque div. Si vous êtes chaud je peux m'en occuper perso
  8. 2 points
  9. 2 points
    Je fais de l'emporter et je vend des bières italiennes + Une blanche Fléa et na biretta Forte !!!! bières artisanales de Roma et d'Umbria
  10. 2 points
    Sottil progresse pas mal, dommage qu'on ait pas de garantie absolue par rapport à son contrat. Si on se casse la tête pour limiter les risques de transmission en club et que les joueurs chopent le virus en rentrant au bercail... je peux comprendre que ça emmerde Giulini. Malgré tout, c'est une nouvelle réalité avec laquelle il faudra composer. 3-4-3 pour ce soir Cragno Pisacane - Walu - Klavan Zappa - Marin - Rog - Tripaldelli Ounas - Simeone - Pedro Un peu peur que l'équipe soit coupée en 2, mais ça devrait donner une meilleure couverture aux latéraux... j'espère aussi que Pedro sera libre d'alterner entre l'axe et le flanc gauche.
  11. 2 points
    Jonathann Daval likes this
  12. 2 points
    Calme plat dans le confins des terres abruzzese. La petite ville perchée entre les montagnes et la côte adriatique, en forme de plume, d'où elle tient son nom d'ailleurs (Penne), ancienne fierté régionale qui s'est fait volé son statut Citta provincia au profit de Pescara la moderne, n'a que son club de Calcio, son statut de ville médiévale et ses bars à rrustell' pour faire vibrer le cœur de cette ville aux multiples quartiers. Les bianconeri, attaquent cette saison avec beaucoup d'ambition malgré aucun changement dans le staff dirigeant (personne ne veut le poste non plus) et son lot de désillusions (dont une honteuse descente en B et un encore plus honteux refus de remonter en A pour une sombre affaire administrative, quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage... ) suite à un magnifique scudetto gagné jadis avec un Quagliarella dans la force de l'âge. Malgré tout, Don Nino a assuré quelques investissements (rénovation du San Nino désormais appelé le Stadio De Cecco naming oblige) et un recrutement sommes toutes de bonne qualité. Tout d'abord la prolongation des contrats d'Handanovic, Caceres, Brozovic, Calhanoglu, Ekdal. Le retour d'Insigne (qui a connu les grandes heures du club), Peluso, Muriel Les renforts Ronaldo, Vidal, Chiesa, Spinazzola, Demiral. Mais surtout les arrivées tonitruantes de Pandev, Inglese et C. Zapata recrutés à prix d'or ! Une ville, une région, un pays est de nouveau prêt à vibrer aux couleurs du Purcell' zebrato !!
  13. 2 points
    Heureusement que je ne partage pas avec vous ce Coca-calcio........! Si la Bianconera FC est bien une succursale de ce que je crois.........ATTENTION les gars aux 3 - 0 sur tapis vert à son avantage..........🤫 😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂
  14. 2 points
    Il Talismano 🤩🤩 Grande Pado !! Un honnête joueur, travailleur et discret, il ne l'ouvrait jamais à tord et faisait son job peut importe ce qu'on lui demandait de faire. Un joueur comme la Juve en a eu beaucoup, il colle parfaitement à notre image.
  15. 2 points
    Personnellement, je ne me vaccinerais que si les états l’obligent (ce que je n’espère pas). Il y’a certes des cas de complication parmi les jeunes, mais statistiquement dérisoires. La plupart du temps, il y’a une immunodéficience derrière. Une personne en bonne santé et confiante dans sa capacité immunitaire n’a aucune raison de se faire vacciner. Le « fais le pour les autres » ne tiens pas vraiment étant donné que le vaccin n’est rien d’autre qu’une innoculation du virus.
  16. 2 points
  17. 2 points
    Histoire de se donner un peu de baume au cœur... 😉
  18. 1 point
    Rien à voir avec le match directement, mais quelle horreur ce duo de commentateurs sur Bein ! Ils m'ont complètement péter le plaisir du match, qui pourtant était un match fou avec un gros retournement de situation... Mais ils ont préféré passer 90 minutes à critiquer tout ce qu'il pouvaient, d'abord tel ou tel joueur, telle équipe, puis l'autre, puis l'arbitre... Pour enfin passer complètement à côté du 4eme but en annonçant dès le départ de l'action qu'il serait refusé, alors qu'il n'en était rien... Pauvre ligue 1 qui se les tape tous les week-end depuis je ne sais pas combien d'années !
  19. 1 point
    Évidemment y a nos 3 points de San Siro qui nous attendent 👍
  20. 1 point
    Quelle connerie d'avoir gardé Iachini pour le début de saison. On connaissait d'avance l'issue
  21. 1 point
    Locatelli ça se voyait déjà chez vous qu'il avait du talent mais il jouait dans une équipe en pâte à modeler...
  22. 1 point
    Moi j'ai eu une coupe comme titre il y a quelques saisons, quand Vinz organisait coupe et championnat. Billy m'avait pris mon adresse et il a fait livré chez moi un papier avec un doigt d'honneur dessiné dessus
  23. 1 point
    Comme j'ai dis, depuis la reprise post-confinement, il est au niveau, c'est à dire bon mais sans être extraordinaire. Son niveau global depuis qu'il est chez nous est moyen. Il est clair que si ses prétentions salariales sont démesurées (car c'est surtout là que réside le problème) il ne faut pas se battre pour le garder.
  24. 1 point
    Je suis d’accord avec Val moi sur l’inconstance du turc. Il marche sur courant alternatif depuis trop longtemps. Effectivement, il va mieux depuis peu mais, c’est cela reste en dent de scie++ tout de même. Ses derniers matchs ne sont pas d’une aussi bonne facture que les précédents il me semble....si au moins il avait un gros mental et une force de caractère pouvant influencer fortement le vestiaire ce serait un plus mais ce n’est pas le cas. Maintenant, si on le prolonge, il faut que ce soit à la hauteur de ce qu’il fait sur le terrain, et cela ne mérite pas 6,5. Un autre joueur ferait peut-être tout aussi bien, avec plus de constance et avec une grinta plus importante.
  25. 1 point
    Acerbi a encore joué à droite, même s'il avait tendance à jouer au centre d'une défense à 3 en fait, avec les montées incessantes d'Emerson Palmieri alors que Florenzi était un peu plus prudent.
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