Flop 5 : Les avant-centres dans la panade !

Par Rafaele Graziano publié le 27 Déc 2020
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5ème : Zapata

En dernière place de ce classement, on retrouve l’attaquant colombien de l’Atalanta, pourtant grand protagoniste de la montée en puissance de la Dea depuis quelques années. S’il n’avait pas confirmé à Naples, Zapata compte parmi l’élite italienne des avant-centres depuis son arrivée à Bergame, un réel char d’assaut qui, depuis qu’il est aux ordres de Gasperini, fait des malheurs dans les défenses de Serie A. Pourtant cette année, il n’a marqué que 3 petits buts en 13 matchs ! Dans une saison où l’Atalanta claque environ 3,5 buts/ match, c’est totalement inattendu. À titre comparatif, Luis Muriel lui est plus décisif alors qu’il joue moins. Que se passe-t-il du côté de Bergame ? Alors qu’un divorce semble déjà retentir dans les murs de l’Atleti Azzurri d’Italia entre Gasperini et Gomez, l’ambiance serait-elle difficile à supporter pour le Colombien ? Sa place dans ce classement n’est dû qu’au simple fait qu’il nous a habitué à bien mieux, nul doute qu’il saura remonter se racheter lors du 2ème acte de Serie A.

4ème : Cutrone

De grandes attentes planaient sur ses épaules à Milan, un peu à la manière d’un Mattia Destro, le jeune attaquant italien formé au Milan AC était considéré en son temps comme un prédestiné pourtant aussi grandes et radieuses furent les perspectives, aussi abrupt en fut la chute. Un départ de Milan dans la douleur, lui qui avait pourtant conquis le coeur tifosi rossoneri en inscrivant quelques buts d’importance majeure pour un club dont les objectifs étaient bien plus modestes à l’époque, puis, le néant : rien en Angleterre, rien à la Fiorentina. Depuis son retour en Italie, le jeune avant-centre ne confirme pas : un temps de jeu réduit et de faibles prestations à répétition, il n’a jamais vraiment su donner la confiance nécessaire à ses entraîneurs : une carrière morte dans l’oeuf ?

3ème : Zaza

Un autre attaquant italien, un autre dégringolade. Simone Zaza vivait pourtant ses meilleurs moments lorsqu’il quittait le Mapei Stadium pour rejoindre la Juventus. Fort d’une expérience de 69 matchs et 21 buts avec Sassuolo, dont notamment une prestation XXL face à son futur club, il débarque à Turin dans l’espoir de donner le coup de fouet nécessaire à sa carrière et incarner le visage d’une attaque italienne encore à l’agonie. Il n’en sera rien. Au Juventus Stadium tout comme lors de ses futures expériences à l’étranger, Zaza de démérite pas, mais il ne s’impose jamais. Comme ne proie à un souci de confiance dont tous les italiens semblent souffrir. Cette saison à Turin, sous les couleurs granata, Simone cumule blessures et contreperformances : 1 petit but en 461 minutes jouées. À 29 ans, le bilan est déjà bien triste pour l’avant-centre italien qui, difficilement, redressera la pente alors que son groupe lui aussi est à la peine.

2ème : Llorente

Héros éphémère la saison dernière en Champions League face à Liverpool, l’Espagnol est habitué à jouer peu : marquant peu mais faisant usage de son physique pour peser sur les défenses, il fait office de supersub. Plus lent et moins technique, il a su adapté son jeu avec le temps. Pourtant, il ne confirme jamais : ni à la Juve, ni à Tottenham, encore moins à Naples ! Blessé en février 2020, il ne retrouvera plus le groupe napolitain et ce, jusqu’au 23 décembre 2020 pour son 1er match de la saison. 19 minutes face au Torino, voilà le seul temps accordé au nom géant basque. Si le champion du monde espagnol vit une année 2020 cauchemardesque, Gattuso ne semble pas enclin à le solliciter davantage, lui préférant un Petagna certes timide depuis son arrivée mais de 10 ans plus jeune. À son âge, son agent aura certainement du travail pour lui dégoter un nouveau projet stimulant.

1er : Milik

Un autre Napolitain vient achever ce classement en tête des destins brisés. Qui est-il déjà ? Si le nom de Milik faisait l’objet de convoitise dans la planète football après une saison 2018/19 plus que correcte du côté de Naples, c’est à peine si on le retient à présent (sans parler de son prénom). Physiquement imposant, doté d’un bon sens du but, utile de la tête et porté sur le sacrifice, il était une valeur sûre, le compromis censé apporter l’équilibre et la complémentarité dans l’offensive parthénopéenne composée de petits gabarits. Du moins, son avenir ne semblait pas menacé si ce n’est afin de réaliser une belle plus-value. Que nenni ! Il n’en sera rien. Milik aujourd’hui, est passé du statut d’espoir à grand disparu. C’est simple, Milik ne foule plus aucune pelouse italienne depuis le 28 juillet 2020, qui sait quand il aura encore la chance de le faire !

Rafaele Graziano



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