La Fiorentina en zone trouble

Par calciomio publié le 21 Jan 2016

fiorentina12 tirs à 8, 6 corners à 2, 60% de possession : la Fiorentina a développé sans complexe son jeu alléchant face aux Laziale. Pourtant la finition a gravement pêché, la domination stérile ne suffit plus dans cette Serie A 2015/2016 si relevée. Comme face à Carpi il y a un mois, les coéquipiers de Manuel Pasqual n’ont pas su faire la différence.

Kalinic en panne

L’attaquant croate arrivé de Dnipropetrovsk cet été en a surpris plus d’un. Étincelant jusqu’à fin novembre, ce bon vieux Nicolas n’a depuis plus rien d’un tsar et son allure est beaucoup moins fastueuse. 9 buts entre le 23 septembre et le 22 novembre. Un seul depuis, inscrit face au Chievo le 20 décembre. Si son investissement est un coup remarquable sans contestation, son ratio, surtout face aux gros affrontés, outre l’Inter, inquiète clairement. Personne ne doute pourtant de la détermination de Kalinic, avec l’Euro 2016 à venir. Son réveil est attendu par les supporters, même si les critiques se font rares vu son bon apport dans le jeu. Point de fixation idéal et poison pour les défenses, le robuste croate possède encore une certaine marge de progression en Serie A, notamment dans la régularité et le fait d’être investi à 100% pendant 90 minutes. À suivre…

Trop gourmande la Viola ?

Depuis son arrivé en juillet dernier, Paulo Sousa applique ses idées. Le technicien portugais a donné un certain style à cette équipe : une base de trois défenseurs afin de permettre aux pistons sur les côtes de pouvoir attaquer plus librement. Cette volonté de porter constamment le ballon et de ne pas jouer en contre représente un réel risque face aux équipes qui mettent le « bus » pour un système ultra défensif. L’une des limites de cette formation ? Le manque d’adaptabilité face à une équipe dans ce style comme la Lazio. Diaz Keita et Candreva ont ainsi pu largement profiter des espaces offerts par Blaszczykowski et Marcos Alonso sur les côtés. Face au Milan, Paulo Sousa est revenu à un 4-3-3 plus classique mais qui a souffert face à la mobilité des Rossoneri (Bacca, Bonaventura et Niang en ont profité). Un match où l’une des recrues phares du dernier mercato a été décevant : Mario Suarez, qui décidément souffre depuis son arrivée en Italie.

Une assise défensive pas encore établie

Deux ou trois hommes pour protéger Ciprian Tatarusanu ? Tel est le dilemme de Sousa depuis le début de la saison. Le technicien portugais n’est pas encore arrêté sur le schéma à adopter. Ce manque de sûreté se vérifie par les statistiques. Sur les six dernières rencontres, la Viola a encaissé dix buts, soit quasiment autant que sur les quatorze premiers matchs. Une tendance qui a de quoi inquiéter, surtout que la Fiorentina est réputée pour sa difficulté à la manoeuvrer. Roncaglia (28 ans), Astori (29 ans) et Rodriguez (31 ans) sont des hommes d’expérience et de confiance, il s’agit même du seul secteur où les jeunes peinent à se montrer. Pourtant leur lenteur a sauté aux yeux face aux ailiers virevoltants du Milan et de la Lazio, quand les milieux ne sont plus là pour compenser cette vitesse défaillante, cette arrière-garde est en réelle difficulté. Pas de traumatisme pourtant, ces trois-là réalisent une bonne saison pour le moment. Le calendrier plutôt clément à venir : Torino, Genoa, Carpi et Bologne avant la réception de l’Inter, le 14 février, incite à l’optimisme. La Fiorentina ne doit pas rater le bon wagon afin de s’éviter une nouvelle fois la réputation ingrate qui lui colle à la beau : potentiel intéressant mais régularité inconstante.

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