Federico Chiesa est-il surévalué ?

Par Cesco publié le 07 Sep 2020

Annoncé pépite et futur grand par les observateurs italiens, Federico Chiesa a fait le buzz en Italie très rapidement. Devenu fer de lance d’une reconstruction de Nazionale en marche, il est indéboulonnable dans les plans de Roberto Mancini. Pourtant son rendement est loin d’être à la hauteur de celui d’une future star, à déjà 22 ans, un âge où désormais l’on sort de la promesse pour entrer dans la confirmation.

Un statut … à la Fiorentina

Depuis qu’il s’est révélé à Florence il y a de cela 4 ans et une première face à la Juventus, Federico Chiesa n’a cessé de faire parler de luis. D’abord par son héritage. Fils d’Enrico Chiesa, légende viola, Federico Chiesa avait déjà l’étiquette de prédestiné sur les épaules. Un statut qui ne laisse pas place au doute quant à l’avenir du jeune joueur. Du mois en Italie. Virevoltant, avec un coffre physique impressionnant et une vivacité supérieure à la normale, le joueur fait vite parler de lui en Italie. A la Fiorentina, il devient le chouchou, le joueur star. Sur son aile droite, il prend le jeu à son compte et apporte un vrai plus offensivement. Quelques coups d’éclats également, comme face au Milan AC, au Chievo ou à la Sampdoria, dans une équipe en délicatesse, qui n’a pas encore digéré la transition de propriétaire et le passage à Rocco Commisso. Une bouffée d’oxygène qui survient au meilleur des moments pour un peuple qui n’a pas eu l’occasion de se réjouir beaucoup ces dernières années entre le décès de Davide Astori et des situations sportives inquiétantes.

Suffisant donc, pour voir en Federico Chiesa le sauveur d’un peuple, la lumière venue d’Italie, avec la belle histoire qui va bien, le successeur d’un père au talent jamais retrouvé, une nouvelle légende pour un club qui se cherche à nouveau une identité sportive.

Mais concrètement, Chiesa en 2020, c’est si brillant que ça ?

Même si le joueur sort de sa meilleure saison statistique avec 10 buts et 6 passes décisives, la sensation d’un manque pèse encore quand on évoque l’espoir italien. D’ailleurs d’espoir, il n’y en a plus. A désormais 22 ans, il faut exploser, confirmer et grandir définitivement à moins d’un an de l’Euro. L’Italie a besoin de joueurs au sommet et Immobile, pourtant soulier d’or, n’arrive pas à convaincre tandis que le physique de Verratti fait toujours trembler les supporters qui l’attendent encore dans un grand rendez-vous. Chiesa manque d’impact face aux grosses écuries. Pire, il manque de régularité. Combien de prestations en demi-teinte pour celui qui doit prendre la relève de son père ? Combien de rendez-vous décevants avec la Nazionale ? Le dernier en date celui face à la Bosnie vendredi dernier ? On attend beaucoup plus de Federico Chiesa s’il veut atteindre ce statut de joueur star. Et le cap d’un transfert dans un grand club ? C’est pour quand ? Car à la Fiorentina, la marge de progression n’est pas si impressionante pour un joueur qui est propulsé sauveur d’une nation avant même d’avoir brillé hors de ses terres. N’en ferait-on pas un peu trop ? L’affirmative semble être une bonne réponse. Du moins pour le moment.

Cesco

Rédacteur en Chef



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