Fiorentina : faut-il s’alarmer du bilan comptable après six journées ?

Par Kévin Gasser publié le 30 Sep 2017
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7 points en 6 journées. Un point de moins seulement qu’au même moment la saison dernière. Sauf que lors du précédent exercice, la formation de Paulo Sousa avait enchaîné ensuite une belle série de six matchs sans défaite, ce qui a permis, en mai dernier, de rêver d’Europe. Certes, les clinquants artisans d’hier ont été remplacés par des jeunes pousses ayant tout à prouver, mais nombreuses sont les raisons laissant penser que cette année, la Viola en sera.

Une défense prometteuse

Exit Tomović, bonjour Laurini. Si en district les arrières latéraux sont souvent les maillons faibles, il en allait de même pour la Viola. L’urgence de la situation était telle que les dirigeants toscans ont débauché le Français Vincent Laurini tout en laissant le Serbe au Chievo en échange d’un prêt avec option d’achat pour la coquette somme de 300.000€. Le nouvel arrivant se démarque – et surtout marque les joueurs, lui – par sa pugnacité et son agressivité sur le terrain. En défense centrale, Germàn Pezzella, transfuge du Betis, de la même manière, a été recruté pour concurrencer Vitor Hugo, en délicatesse avec son verbe footballistique contre l’Inter. Si l’on peut affirmer sans trop se mouiller que ces choix ont été payants, la certitude vient du gardien, Marco Sportiello. Parmi les premières recrues, l’ex-Atalanta a écœuré ses anciens camarades tout comme il a permis à la Fiorentina de ne prendre qu’un pion contre la Juve, qui avait pourtant inscrit trois buts ou plus à chaque journée. Il ne serait pas surprenant donc de le voir se mêler à la lutte pour le poste de troisième portier de la Nazionale, également trusté par Sirigu et Perrin. Enfin, un dernier chiffre pour attester de la solidité défensive des gigliati, seulement trois buts encaissés lors des quatre derniers matchs, dont deux face à la Juve et l’Atalanta.

Un système unique, un effectif riche

Rares sont ceux qui auraient pu avancer mi-août que le club toscan allait doubler voire parfois tripler les postes. Stefano Pioli dispose d’une marge de manœuvre importante également dans la mesure où la Fiorentina n’est présente que sur deux tableaux, par contre sa formule magique est déjà toute trouvée. Le 4-2-3-1. Un système offensif comme il les aime, s’appuyant sur un milieu à deux qui sera sans doute la clé de voûte d’une saison réussie. En l’occurrence, Jordan Veretout a déjà apporté satisfaction, capable de jouer dans la verticalité et de tirer les coups francs avec brio. Mais la plus grande satisfaction du technicien doit certainement résider dans le fait que le danger peut venir de partout. Pour 9 buts inscrits, la Viola dénombre huit buteurs différents. Seul le Napoli fait mieux avec dix buteurs et pour rappel, les Azzurri ont la meilleure attaque européenne, rien que ça.

Aux néo-gigliati désormais de produire le jeu voulu par Pioli, à savoir des actions construites depuis la surface de Portiello avec un milieu de terrain en tant que rampe de lancement d’un trident offensif emmené par un Chiesa explosif. Le mois d’octobre s’annonce déterminant pour la Viola, avec pour objectif de faire la passe de trois face au Chievo, à l’Udinese puis sur le terrain du promu Benevento.




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Kévin Gasser

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