EDITO: Los jugadores italianos serán revelados la próxima temporada

Por Cesco publicado el 05 Jul 2018
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Prometteurs, jeunes talents, gros potentiels : des termes employés à tout va dans le football et encore plus en Italie. Dans une ère où à 19 ans, Mbappe envoie la France en quart d’un mondial russe, l’Italie passe son temps à couver des jeunes que l’on dit talentueux mais qui peinent à s’affirmer dans les clubs où ils évoluent. Cet été quelque chose change, conséquence d’une prise de conscience collective de la part des clubs, des associations et de la ligue italienne ou simple hasard et coïncidence d’un marché des transferencia estival, on s’en fout. L’important, c’est que ça bouge.

Une génération qui doit prouver avant d’être encensée

Face aux Pays-Bas en juin dernier, l’Italie de Mancini a présenté son dernier visage, pas moche du tout d’ailleurs. Celui d’une Nazionale inexpérimentée, sans références véritables mais avec beaucoup d’envie. Sur les onze joueurs présents en tant que titulaires, ils ne sont que quatre à avoir disputé la Champions League 2017/2018. Une statistique révélatrice du niveau où évoluent les joueurs italiens. Jorginho, Insigne, Zappacosta et Rugani sont ces joueurs. Le premier cité a disputé deux rencontres, contre cinq pour Lorenzo. Zappacosta avec Chelsea a également disputé cinq rencontres, deux pour Rugani. Au total sur 11 joueurs, 14 présences en Champions League. C’est faible.

Sans vouloir entrer dans un débat sans fin concernant leur réel niveau face à des jeunes qui montrent déjà au plus au niveau ce dont ils sont capables, j’ajoute à ce constat que seul un de ces joueurs a gagné un trophée en 2017/2018 : c’est Rugani (en tant que remplaçant). Pour aller plus loin, ils ne sont que trois à évoluer dans un club jouant le podium dans le top 5 européen en 2017/2018 : Jorginho, Insigne et Rugani. Trois joueurs qui n’ont encore rien montré au niveau international, le premier étant appelé tardivement, le second décevant lors de ses apparitions et le troisième trop tendre et sans réelle certitude.

Pour aggrémenter mon propos, je rajouterai également que Belotti n’a pas eu une saison de rêve avec le Torino (9ème et 10 buts en 32 matchs), que Cristante, Perin, Rugani et Romagnoli doivent encore confirmer au haut niveau en club et que Verdi, malgré des certitudes à Bologna doit montrer ses compétences au Nápoles et que rien est fait. Je préfère m’arrêter aux onze titulaires sous peine de devoir parler d’un Zaza (buteur face aux Pays-Bas mais décevant à Valence) et d’autres qu’on attend en club avant de pouvoir en faire des joueurs à plein temps de la sélection italienne.

Le pallier à franchir est devant eux

Oui c’est au Napoli que s’écrira le nouvel opéra de Verdi, et c’est peut être la meilleure nouvelle du mercato. Nos jeunes italiens semblent enfin quitter leur cocon pour aller se frotter aux meilleurs. Et ça c’est intéressant. Cristante quitte son Atalanta où il s’est réveillé pour s’affirmer à l’AS Roma, Verdi va au Napoli sous la houlette d’un Ancelotti qui ne peut que le faire progresser. Matteo Politano également réalise ce que Berardi n’a jamais osé faire pour le moment : quitter Sassuolo pour rejoindre un top club italien, en l’occurence, l’Inter. La concurrence sera rude pour lui, car s’il a explosé en pointe à Sassuolo, il devra sûrement retrouver un poste d’ailier avec Spalletti, se heurtant à Perisic, Candreva, Karamoh et peut être Malcom. Enfin, comment ne pas évoquer les arrivées à la Juventus de Spinazzola et Caldara dont le prêt est terminé côté Atalanta et surtout l’upgrade de Mattia Perin, dont beaucoup s’accordent à dire, moi y compris, qu’il est le gardien le plus talentueux de cette nouvelle génération italienne. Rester au Genoa si longtemps l’aura relégué derrière Donnarumma, plus en vue à Milan. Maintenant il faudra se battre avec Szczesny pour un poste de titulaire. Incapable de former des talents et de les accompagner au top niveau, nos tops clubs peuvent au moins se les acheter entre eux pour … les faire jouer ?

Mais le plus dur reste à faire

Ce mercato augure donc d’une saison palpitante, à suivre les joueurs italiens et d’autres opérations arriveront sûrement dans le courant de l’été. Ceci étant dit, rien n’évoque une certitude que tous réussissent. A trop vouloir leur prêter des qualités, on en finit par oublier l’essentiel. Cette génération a tout à prouver et certains ne sont plus si jeunes. Politano a déjà 25 ans, Perin 26, Cristante et Rugani 23, Verdi en aura 26 en juillet. Quelques exemples parmi tant d’autres. Si je rajoute les deux ans nous séparant de l’Euro 2020, on devrait avoir une équipe non pas révélée, mais confirmée. Car le temps est précieux, et en Italie plus qu’ailleurs, on a tendance a gâcher celui qui nous est octroyé.

Alors non je ne m’exstasierai jamais devant le talent de nos jeunes italiens car pour la plupart ils n’ont encore rien prouvé, à l’image de l’ancienne/actuelle génération : Florenzi, Balotelli, Zappacosta, Parolo, Balotelli et j’en passe doivent montrer leur réel niveau. Jouer c’est bien, préformer au haut niveau c’est ce dont à besoin l’Italie. Car l’Europa League ou les championnats français ou russes ne permettent pas de juger du niveau réel d’un attaquant et parfois même la Serie A ! (Prenez le cas Immobile). Ce qu’il faut, ce sont des références en Europe. Et coup de bol pour eux, la Juventus, le Napoli l’AS Roma et l’Inter joueront la C1 cette saison. Alors oui, on regardera ça tranquillement en se disant que rien est acquis et peut être, je dis bien peut être, que le pessimisme se transformera en optimisme mais pas avant d’avoir vu la nouvelle génération italienne sur le devant de la scène européenne, avec régularité et continuité. Car deux ans, ça passe très vite.



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Cesco

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