Les enseignements d’Italie-Espagne

Par Aurélien Bayard publié le 07 Juil 2021
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NOUS SOMMES EN FINALE ! Neuf ans après la dernière – qui était déjà en championnat d’Europe des Nations – la Squadra Azzurra n’est plus qu’à 90 minutes de soulever un trophée continental. Pour cela, elle a dû jouer la 20ème prolongation de son histoire en compétition internationale – plus que n’importe quelle autre nation européenne – et terrasser l’Espagne aux tirs au but. Alors, que retenir de ce match face à la Furia Roja ?

Le pompier de service au rendez-vous

Depuis la rupture du tendon d’Achille de Leonardo Spinazzola, Emerson Palmieri et ses quinze petits bouts de matchs cette saison se retrouver propulser titulaire. Et le moindre que l’on puisse dire, c’est que l’Italo-brésilien a assuré l’intérim avec brio.

Solide défensivement, son apport offensif a été magnifique. Alors certes, la connexion avec Insigne a été moins naturelle qu’avec le Romain, mais les deux ont su se trouver à des moments importants. Comme à la 38ème lorsque le lutin napolitain trouve le latéral de Chelsea dont la frappe est détournée sur la barre.

Sa sortie a l’orée du dernier quart d’heure a coïncidé avec l’arrêt des attaques côté gauche. Un changement peu inspiré de la part de Roberto Mancini qui nous a habitué à mieux depuis le début de la compétition.

La vie sans ballon

Depuis le début de la compétition, l’Italie impressionne grâce à sa qualité de jeu et surtout pour sa capacité à confisquer la balle. Cette fois-ci, Roberto Mancini a décidé de laisser la possession à son adversaire. La Squadra Azzurra n’a donc pas cadré une frappe durant la première mi-temps (la frappe d’Emerson ayant été jugée par l’arbitre non touchée par Unai Simon), une première depuis la finale de l’Euro 2000 contre la France.

Et cette souffrance pourrait se personnifier en deux joueurs. Le premier, Pedri, qui avec 98% de passes réussis et ses 14,2 kilomètres parcourus, a régulièrement donné le tournis au milieu italien. Le second, Dani Olmo, qui à force de décocher des flèches sur la défense italienne, a su la transpercer et mener à l’égalisation espagnole.

À force de courir après la balle, Nicolo Barella a semblé rapidement épuisé et n’a pas pu briller comme à l’accoutumé. Roberto Mancini a tenté de renverser la vapeur avec les entrées de Matteo Pessina et Manuel Locatelli, mais les changements opérés n’ont pas eu l’effet escompté. Cependant, dominer n’est pas gagné et la Roja l’a encore appris à ses dépens.

Immobile – Belotti, même combat

Ciro le fourbe a encore été frustrant mardi soir. Et son action à la 21ème minute symbolise les maux dont souffrent le bomber de la Lazio. Une débauche d’énergie qui lui permet de prendre l’ascendant sur Aymeric Laporte, puis un manque de lucidité qui l’empêche de profiter de la sortie kamikaze d’Unai Simon.

Malgré sa sortie à la 62ème minute, Roberto Mancini a préféré expérimenter Domenico Berardi en tant que numéro 9 que de tenter directement Andrea Belotti. Enfin rentré sur le terrain à la 85ème minute, le buteur du Torino n’a pas été non plus en verve. Régulièrement hors-jeu, Belotti n’a sûrement pas fait pencher la balance en sa faveur et devrait en toute logique retrouver le banc lors de la finale dimanche.

S’il devait avoir un chantier pour Roberto Mancini, ce serait de trouver un attaquant qui ne semble pas en souffrance les ¾ du temps lorsqu’il est sur le terrain.

Aurélien Bayard



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