ENQUÊTE : Bari, Chievo, Parma, Cesena … de nouveaux problèmes sportifs et financiers sur la Serie A

Par François Lerose publié le 17 Juil 2018

Pénalités, rétrogradation, faillite, dépôt de bilan, le football italien continue son tour de la botte des affaires administratives et financières douteuses avec en tête de tout cela, des politiques au sein des ligues concernées qui vont devoir s’expliquer et gérer ça d’une main de maître afin de ne pas ajouter de nouvelles taches d’encre noire sur l’image d’un football italien déjà bien sombre et habitué à ce genre de scénarios.

Bari … après 110 ans

Bari était dans le Calcio professionnel depuis 110 ans. Le club présidé nouvellement par Andrea Radrizzani suite à la démission de Giancaspro, se voit exclu du championnat cette année. Retour au niveau amateur qui arrive trois ans après les accusations de falsification de bilan portées à l’encontre de Gianluca Paparesta, l’ancien président du club, qui avait également été en cause dans l’affaire du Calciopoli en 2006 pour ses rapports avec la direction de la Juventus. Le propriétaire de Leeds était pourtant prêt à verser les 2,3 millions manquants (700 000 avaient déjà été versés par Ferdinando Napoli, le président d’Edilportal de 45 ans, un fournisseur d’accès à internet de la région). En cause, le manque d’informations reçues par l’ancien président au sujet des dettes du club et des partenaires qui n’ont pu être finalisés à temps. Le tout rendant la situation impossible à gérer. Alors que Giancaspro annonçait un recours, rien est arrivé avant 19h lundi soir. Date butoir. Bari repartira du football amateur et laissera sur le carreau de nombreux salariés. Nous reviendrons en détails sur ce dossier ultérieurement sur Calciomio.

Le Chievo et Parma dans le même bateau

Les mauvaises nouvelles arrivent souvent accompagnées et apprendre que Parma et le Chievo avaient des soucis également n’a pas franchement étonné. Pour le dernier cité, historique club italien et habitué à la Serie A, il est question d’une augmentation de capital avec des valeurs fictives. Autrement dit de l’argent qui n’existe pas. Une falsification étudiée de près par la FIGC dont les conclusions arriveront aujourd’hui. Les Gialloblu sont accusés d’échanges fictifs de 30 joueurs avec Cesena qui auraient rapporté 25 millions d’euros de plusvalue.

Pour Parma, on retrouve les fameux matchs arrangés. Selon Mediaset en Italie, il est question de quelques messages de Calaio (joueur de Parma) aux joueurs de la Spezia avant le match du 18 mai (qui s’est soldé par une victoire 2-0 de Parma) pour obtenir un résultat positif. L’accusation porte là dessus et évoque les joueurs de la Spezia qui seraient destinataires : Filippo De Col et Claudio Terza. Il faudra la aussi déméler le vrai du faux. Comment sont arrivés sur la table ces messages ? Etc … Affaire à suivre également.

NDLR : L’Avellino est également dans le chaos total après une taxe payée de 800 000 euros qui ne serait pas légale et des droits d’inscriptions non réglés. Le flou règne encore sur cette histoire. 

François Lerose

Rédacteur en Chef



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