Empoli, c’est grave docteur ?

Par Boris Abbate publié le 25 Sep 2016
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Empoli

Trois défaites, un partage des points et une victoire, bilan contrasté mais tout à fait honorable pour un club qui joue le maintien. Mais Empoli est un peu plus que ça. Mais si les récentes prestations semblent êtres en accord avec les objectifs du club pour l’instant, c’est bien autre chose qui pose soucis, car avec seulement deux buts marqués, Empoli est devenu la plus mauvaise attaque du championnat. Pire encore quand on sait que les deux seuls buteurs de l’équipe se trouvent en défense centrale et que les attaquants sont à ce jour toujours restés muet…

Aucun but inscrit dans le jeu en cinq matchs !

Saponara, Maccarone, Gilardino, Pucciarelli ou encore Marilungo, autant d’exemples pour dire que le talent ne manque pas pour les azzurri, et pourtant l’attaque n’y arrive pas. De plus les deux seuls pions inscrits viennent tout deux de coups de pieds arrêtés. Un corner de Pasqual pour la tête de Bellusci. Un coup franc de Pasqual pour la tête de Costa. Et le tout dans le même match contre Crotone. Le même Crotone qui vient d’en prendre quatre au Stadio Olimpico et qui affiche la plus mauvaise défense de Serie A. Pas glorieux. Alors d’où vient le problème ?

Avec une moyenne de 9,6 tirs par matchs dont 3,2 cadrés, Empoli affiche l’une des plus basses moyennes du championnat. Seuls Palermo et Crotone font pire. Des chiffres bien loin des 20 de l’AS Roma ou encore des 17 du Genoa. Signe que quelque chose à changé, la saison dernière les Toscans tiraient en moyenne 13 fois par matchs, et comptaient à la même période qu’aujourd’hui six buts. Il est bien sur encore trop tôt pour tirer des conclusions mais Empoli paye surement son mercato chargé dans le sens des départs. Sans un Paredes pour organiser le jeu et avec un José Mauri qui doit encore s’intégrer dans le groupe, l’équipe a un peu plus de mal que prévu. Et que dire du départ de Zielinski qui était l’homme à tout faire au milieu de terrain ! Un milieu en reconstruction en somme, et qui a besoin de temps pour retrouver ses automatismes.

Des motifs d’espoir ?

Bien sûr l’horizon ne s’annonce pas tout noir pour Empoli. Du moins pour l’instant. Car si l’on analyse bien le contenu des premiers matchs, c’est souvent la maladresse qui a manqué. Ainsi à Udine le sort aurait pu être tout autre, avec un Karnezis multipliant les arrêts spectaculaire et un Saponara gâchant trois grosses occasions franches. Même raisonnement contre le Torino si Gilardino n’avait pas manqué le ballon seul à 2m du but. Alors si Cavani a réussi a inscrire un quadruplé contre Caen après un match totalement raté face à Arsenal, on ne voit pas pourquoi la logique ne s’appliquerait pas également pour les azzurri. Et puis c’est sans oublier que le club connait les séries galères, puisque la saison dernière les joueurs avaient mis fin à une série de 3 mois sans victoire. En attendant, Empoli va devoir rapidement se remettre en selle avec un joli calendrier : un déplacement à Rome et la réception de… la Juventus. Qui dit mieux pour se relancer ?




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