EDITO : Savoir rester critique

Par François Lerose publié le 15 Déc 2018

Ne jamais tomber dans l’extrême de la culture de l’instant. Ne jamais s’enflammer et prendre le contrepied sert à toujours pouvoir se remettre en question sur le niveau de l’un, de l’autre, d’une équipe ou d’un pays. Sur Calciomio, c’est notre parti pris. La semaine européenne des clubs italiens devrait inciter beaucoup à en faire de même.

Guillaume Hoarau, l’Olympiakos, le PSV, Pilzen ou encore Francfort, voici les noms des bourreaux italiens dans une 6ème journée où il n’y aura pas eu une seule victoire. Un nul et cinq défaites. Un Milan AC piteusement éliminé d’une Europa League que de toute façon personne au sein du club ne voulait jouer après les restrictions de revenus imposées par l’UEFA. Un sentiment d’échec et de honte du football italien qui ne doit néanmoins pas faire office de vérité générale.

Oui l’Inter a déçu alors qu’elle avait son destin en main à mi-chemin, oui le Napoli a déçu alors qu’Ancelotti n’avait pas été éliminé de phases de poules de sa carrière, oui la Juventus a terminé son groupe sans certitude tandis que l’AS Roma questionne sur son niveau de jeu. Oui le championnat italien semble avoir baissé d’un cran par rapport à la saison passée. Doit-on tout remettre en question pour autant alors que 5 clubs italiens sont toujours en lice en phase finale ? Tirons les enseignements à la fin même si l’intransigeance du résultat et l’impatience d’atteindre les sommets agiront souvent avant la raison et le bon sens. Rappelons nous la saison européenne du football allemand la saison passée, désastreuse au possible et celle qu’ils sont en train de réaliser en ce moment. C’est là toute l’ambiguïté du football et la difficulté de la nuance. Tout le monde la prône, personne ne la maitrise, moi pas plus qu’un autre en fait, mais je me soigne.

François Lerose

Rédacteur en Chef



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