EDITO : L’Europe nous apprend à devenir grand

Par Cesco publié le 03 Oct 2019

Que ce soit dans le caractère, dans le jeu, dans le fond ou la forme, l’Europe du foot, celle qui compte, c’est elle qui apprend aux équipes à devenir grandes. Peu importe les couacs ou les désillusions, ce sont eux qui forgent les légendes et font devenir des gagnants. L’Inter doit l’apprendre à ses dépens. Son match contre Barcelone a été beau, insuffisant mais beau. Une partition à la Conte. Il a manqué seulement le surplus d’âme nécessaire et la hargne suffisante pour garder un avantage acquis avec mérite.

Le Napoli apprendra aussi, encore et toujours que des matchs références face aux tops teams ne suffisent pas toujours. Il faut aussi triompher de ceux dont on est le favori. Malheureusement, à Genk, les Partenopei n’ont pas réussi et se sont même faits bouger. Il est temps de s’affirmer après plusieurs années à roder le projet. La tolérance restera de mise pour l’Atalanta, que j’ai trouvé valeureuse face à Donetsk, une équipe qui a fait tant de mal aux italiennes il y a peu. Prendre ce but à la 94ème fait partie de l’apprentissage. Le plus dur, le plus triste, mais aussi le plus constructeur. Pour imiter la Juventus, vainqueur facile de Leverkusen, il faudra de l’apprentissage, de la persévérance et de l’expérience. La Vieille Dame en sait quelque chose de toute cette frustration, celle qui la poursuit depuis 23 ans. 23 ans pour aller chercher une nouvelle coupe aux grandes oreilles.

On ne devient pas grand en un an ou en quelques mois. L’Italie du foot n’est plus grande, mais elle grandit. Les résultats en trompe l’oeil ne doivent pas nous faire peur. Si le Milan AC, la Lazio ou l’AS Roma n’ont pas réussi à prendre le bon tournant ces derniers temps, l’Atalanta et désormais l’Inter s’y essaient. Quand la Serie A aura stabilisé son big 4 pour de bon, alors les progrès pourront apparaitre. Patience et travail, pour l’instant, l’Italie n’est qu’une pucelle de l’Europe.

Cesco

Rédacteur en Chef



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