EDITO : A trois jours du dénouement

Par Cesco publié le 07 Mai 2019

La 36ème journée approche et l’on ne sait toujours pas qui de l’Inter, l’Atalanta, le Milan AC, l’AS Roma ou le Torino vont accéder à la prochaine Champions League. Une situation qui tient en haleine les tifosi d’un championnat tué d’avance où la course à la médiocrité affronte celle des révélations.

L’Inter n’avance pas. 6 victoires sur ses 22 derniers matchs de championnat. Improbable pour un troisième de championnat. Les nerazzurri vont finir avec moins de points que la saison passée et pourtant il sont encore dans un confort certain avec 4 points d’avance sur la 5ème place à 3 journées de la fin. La qualité de jeu inquiète, les manques de l’effectif sont bien là et Marotta aura beaucoup de boulot cet été. Le Milan AC confirme sa non progression également. Si son classement fait illusion, au combat pour la C1, il ne faut pas se leurrer, le projet du club ne décolle pas, les soucis internes continuent, tout comme les soucis financiers. Il faudra plus qu’une C1 pour relever un club qui s’est sabordé ces dernières années. La Roma quant à elle, paye une gestion calamiteuse d’un Monchi qui, libéré du FPF, n’a pas su construire une équipe compétitive. On parlera des flops en fin de saison, mais pas que …

Dans tout ce marasme ne restent que l’Atalanta et le Torino qui s’accrochent avec leurs armes et de fort belles manières à un accessit pour la prochaine coupe d’Europe la plus prestigieuse. Si la Dea semble être mieux placée, ce ne serait que mérité pour un Gasperini qui réalise un travail exemplaire depuis plusieurs saisons. Si j’ai toujours été dubitatif contre les « coups d’éclats » de clubs modestes qui sur une saison se retrouvent en Champions League pour ensuite couler sous le poids que cela représente, l’Atalanta ne fait pas partie de ceux là. La progression est constante, le parcours en Europa League était beau l’année passée, retrouver la C1 cette année ne serait qu’une juste récompense et l’on pourra être sûrs, qu’elle jouera crânement sa chance sur chaque match. Pour le Toro, si l’équipe semble encore un peu légère, Mazzarri fait un superbe travail, alliant possession et solidité. Les joueurs adhèrent et petit à petit, la Serie A s’homogénéise. Alors c’est bien pour ces clubs là, bien entendu, mais pour les gros qui se retrouvent bousculés, c’est plutôt inquiétant compte tenu des moyens déployés. Remuez-vous, et vite. Mais ne confondez pas vitesse et précipitation, comme ce fut le cas ces 4-5 dernières années.

Cesco

Rédacteur en Chef



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