Diamanti, le mercenaire du football moderne

Par Teo Contu publié le 08 Avr 2019

A 35 ans, Alessandro Diamanti met toujours le feu aux défenses pour le plus grand bonheur de son club actuel, Livourne. Avec une carrière de footballeur digne d’un globe-trotter, retour sur la drôle de vie que mène Alessandro Diamanti.

Diamanti, le goût de l’aventure

Il débute sa carrière à Prato sa ville natale, en 1997. Après 3 saisons dans l’équipe de jeune, il connaît sa première sélection un 14 mai 2000, lors du match Novara-Prato. S’en suit alors de nombreux prêts mais qui n’aboutissent jamais à des transferts définitifs. Le 9 juillet 2007,  d’Alino signe à Livourne. Il sera élu meilleur meneur de jeu de la Serie B à l’issue de sa deuxième saison au club et aura grandement contribué au retour de Livourne en  Serie A.

Seulement, le 28 août 2009, le trequartista d’origine toscane traverse la Manche pour se retrouver sous les ordres de Gianfranco Zola, à West Ham. Il y disputera 30 rencontres avec à la clé 8 réalisations et 6 passes décisives. 1 an après, l’appel du pays est trop fort et c’est Brescia qui remporte la mise, et le ramène sur sa terre natale. Une (nouvelle) saison compliqué l’attend du côté de Brescia. Difficile d’oublier son carton rouge face à la Lazio cette saison, pour une grosse faute sur Radu avec à la clé 3 matchs de suspension et un tournant dans sa courte aventure chez les Bianco-Azzurri.

A l’été 2011, Diamanti signe à Bologna où il va retrouver celui qu’il l’a fait grandir, Bisoli son formateur à Prato. Il va rester 3 ans chez les Rossublù, soit la plus longue aventure dans un club de sa carrière. En conflit avec son président Guaraldi, qu’il accuse comme responsable de la descente de Bologne en Serie B et conscient que Prandelli ne le prendre pas au Mondial 2014, il succombe à l’appel des sirènes chinoises et s’engage au Guangzhou Evergrande Taobao lors du mercato hivernal de 2014. Il tourne vite en rond dans le continent du Soleil Levant et déclarait à la Gazzetta Dello Sport en décembre 2015 :« J’aurais adoré retourner à Bologne, mais ça n’a pas été possible ».

Après une saison en Chine, il est remis sur le marché des transferts et va enchaîner trois prêts payants à Watford, une expérience difficile pour l’italien qui avait déclaré : «  Le coach ne me voyait simplement pas… On ne m’a jamais donné une chance de jouer. C’était humiliant et irrespectueux pour moi. ». S’ensuit la Fiorentina et l’Atalanta. 3 prêts de 6 mois où il sera contraint de retourner en Chine dès leur échéance. Il quitte finalement l’Asie à l’été 2016.

Diamanti, le retour aux sources

Depuis juillet dernier, « d’Alino » est de retour dans le club qu’il l’a vu grandir, Livorno. Accueilli par 1500 supporters du club toscan, c’est un Diamanti lucide qui déclarait alors: « Je suis une personne qui n’est jamais satisfaite, je veux toujours améliorer et faire du bien à l’équipe, à la ville et son maintien. »

Et force est de constater, qu’Alessandro n’a rien perdu de sa patte gauche. Et ça Roberto Breda l’a bien compris. Il l’aligne à plusieurs postes selon les dispositifs utilisés. Trequartista, Meazzala, Buteur tout y passe. Deuxième joueur le plus âgé de l’équipe, derrière Dario Dainellin le milieu offensif de formation apporte tout son expérience à chaque poste où il évolue. Il marque lorsqu’il est aligné devant aux côtés de Raicevic ou Murillo, et est à la dernière passe lorsqu’il joue 10.

Une forte contribution donc à chaque poste où il évolue lui permettant d’avoir mis 9 buts et délivré 6 passes décisives en 26 rencontres de championnat cette saison. Mais après avoir porté le maillot de 14 clubs différents dans sa carrière, impossible de savoir si Alessandro fera les beaux jours des Amaranti la saison prochaine.

Teo Contu

Etudiant en L1 Info-Com. Passionné de foot depuis le berceau et supporter du Milan AC



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