Di Lorenzo, le nouveau latéral droit du Napoli

Par Rémi Falvo publié le 31 Août 2019

Ca commençait à devenir un véritable problème pour le Napoli depuis une paire de saisons, c’était particulièrement criant lors du dernier exercice : les azzurri n’ont pas les latéraux à la hauteur de leurs ambitions. On s’attendait donc à un recrutement en conséquence. A une poignée d’heures de la cloture du mercato, un seul renfort est recensé : Di Lorenzo.

Pas deux fois les mêmes erreurs

Pour beaucoup de monde, l’élimination du Napoli de la Champions League au cours de la dernière saison est la suite logique d’une faiblesse incontestable au poste de défenseur latéral, droit comme gauche. Le malheureux Mario Rui est en première ligne sur le banc des accusés. Lui sont reprochés les deux buts contre son camp, et un niveau qui est globalement trop juste. Mais sur le flanc opposé, ce n’est guère mieux. Elseid Hysaj a réalisé sans doute sa pire saison depuis qu’il est au club. Le joueur déjà peu entreprenant de nature, s’est toujours contenté du minimum, et encore, quand son état e forme de la soirée le lui permettait, et qu’il ne faisait pas enrhumer par son vis-à-vis. Oui, ça pouvait arriver. La blessure du titulaire le plus convaincant, Faouzi Ghoulam, a donc été ressentie comme un coup de poignard par Carlo Ancelotti, qui comptait sur l’Algérien pour mener le club haut. Une fois pas deux, car Giovanni Di Lorenzo arrive renforcer l’effectif.

Le flair Napolitain?

Un transfert à 8 millions d’euros, pour un joueur n’ayant joué qu’en Italie, et pas une seule fois en compétition Européenne, à déjà 26 ans, est-ce une bonne pioche? Est-ce ce type de joueur dont le Napoli aurait besoin? Plutôt que d’un latéral expérimenté comme un De Sciglio? Oui plus précoce et prometteur, comme un Théo Hernandez? Non, c’est un semi-inconnu qui rejoint le navire. Aucun jugement n’est porté, car le club Napolitain est le spécialiste pour faire changer de dimension un joueur partant de très bas. Rog, Zielinski, Hamsik ne diront pas le contraire. Ce joueur, sortant d’une saison sérieuse avec Empoli, attisera donc les curiosités en Italie. Il n’a pas été un des joueurs les plus utilisés par son coach la saison passée sans raison. Sa régularité pourrait bien être un atout pour son nouveau club. A condition que son niveau propre soit à la hauteur. Ce sera le baptême du feu pour lui. Soit c’est la révélation, il fait l’affaire, et sa carrière prend une autre dimension; soit la marche est trop haute, et il ne pourra se servir de cette saison au Napoli simplement que comme argument pour convaincre un club plus faible de le recruter.

Une carte à jouer

Le latéral droit a donc tout à gagner en Campanie. Potentiellement, le Napoli pourrait viser la tête du championnat, et une belle épopée Européenne. Et être le latéral titulaire d’une telle équipe est un sacré miroir pour Roberto Mancini, à la recherche de son latéral. Sans parler des autres gros clubs italiens, voire Européens qui pourraient se renseigner un peu plus sur le dossier de ce joueur natif de Toscane. Son petit plus, qui dénote déjà un peu avec les dernières sorties de son homologue Albanais, c’est qu’il peut jouer milieu droit. Un cran plus haut. Certainement qu’il n’évoluera jamais à ce poste, tant la concurrence y est solide. Mais si le joueur est porté sur l’offensive, des dédoublements avec Jose Callejon, des centres pour la tête d’Arek Milik, ou en retrait pour le plat du pied de Insigne, ce ne serait pas moche à voir… Et ça collerait parfaitement avec la tactique d’Ancelotti, visant à continuellement étirer le bloc adverse sur la largeur, et passer par les côtés. Avec un joueur en plus, les Napolitains ne pourront qu’être plus efficace dans cet exercice. Cela fait bien beaucoup de suppositions, de football-fiction, et ne représente absolument rien de concret. Mais quoiqu’il en soit, Giovanni Di Lorenzo sait qu’il se trouve au pied de l’escalier, en haut duquel pourrait bien se trouver le bonheur qu’il a toujours attendu.

Rémi Falvo

Rédacteur



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