La descente aux enfers de Murillo

Par Nadhem Korbi publié le 30 Nov 2016

murillo

C’était l’une des sensations du début de l’exercice 2015/2016. Jeison Murillo formait avec Miranda l’une des meilleures défenses de l’Europe. Si le Brésilien n’est plus à présenter, c’est le jeune colombien qui a séduit grâce à ses performances de haut niveau: Couverture parfaite et spectaculaire, relance propre et participation à la phase offensive. Il a même dépanné en tant qu’arrière droit. Constat : l’Inter ne concède que 11 buts en championnat pendant la 1ère partie de la saison. Et Murillo y est pour beaucoup.

Le roc qui devient perméable

Pendant la phase retour, Murillo devient l’ombre de lui-même. Il enchaine les prestations en demi-teinte et n’arrive plus à confirmer son excellent début de saison. C’est d’ailleurs toute l’équipe qui s’écroule. De quoi trouver une excuse pour la baisse de niveau de l’ancien de Grenade. Pourtant, Mancini, l’ex coach de l’Inter, garde sa confiance en son poulain et continue de le titulariser dans l’axe de la défense interiste. Murillo termine sa saison avec 34 matches de championnat dans les pieds dont 32 matches commencé dans le 11 de départ.

Au retour à la compétition après la trêve estivale, tout le monde espérait voir le vrai Murillo. Pourtant, les prestations médiocres continuent. Et là, tous les doigts se pointent vers la ligne défensive de l’Inter. Elle devient clairement le point faible de l’équipe. Au passage, l’arrivée de De Boer n’a rien changé. Et la presse commence à attaquer avec acharnement les défenseurs interistes. Murillo, encore jeune, n’avait peut être pas les épaules pour résister à toute cette pression. La meilleure solution ? Le banc.

Avec Pioli…ça va changer ?

Pour le moment, les 1ères indices ne sont pas en faveur du défenseur colombien. Lors du derby milanais, le technicien italien a préféré titulariser Medel en compagnie de Miranda dans l’axe. Le Chilien passera certainement devant lui dans la hiérarchie dès son retour de blessure. Et surtout que les solutions pour remplacer le Pitbull dans le milieu de terrain existent. Pire encore, Ranocchia est entrain de réaliser des copies correctes à chaque fois qu’il joue. Ce qui risque de limiter encore plus le temps de jeu de Murillo s’il ne passe pas la vitesse supérieure. Certaines voix commencent à dire qu’il ne faut plus rien attendre du Colombien et que c’est son vrai niveau. Ses 6 premiers mois à l’Inter ne sont pas un repère ! S’imposer en Italie n’a jamais été facile. Surtout dans un poste où les Transalpins ont de très grandes traditions. Néanmoins, l’ex de Grenade est encore jeune. Et les problèmes extra-sportifs de l’Inter ne l’aident certainement pas à avoir de la stabilité et se concentrer sur son jeu. Il faut les résoudre tout en espérant ensuite une ré-explosion de Murillo et que le mercato hivernal ne lui joue pas des tours. L’état major chinois a congelé son renouvellement de contrat et ne semble pas de bonne humeur dans un moment où son équipe traverse une période trouble.

Nadhem Korbi

Rédacteur



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