Dernière ligne droite pour le Palermo

Par Julien Picard publié le 14 Avr 2019

A l’heure des comptes, ce but de Nestorovski lundi contre l’Hellas (1-0) vaudra surement son pesant d’or. Cinq jours après s’être incliné contre Pescara (6e), Palermo  a redressé la barre s’imposant au forceps contre l’Hellas, 5e. Un calendrier dantesque qui voit les Palermitains affronter 4 équipes du Top 10 sur les six derniers matchs dont Benevento 4e, ce dimanche. Avec un point et un match en moins, l’espoir de ravir à Lecce la 2e place directement qualificative en Serie A est omniprésent. Mais, la déception de l’année dernière étant encore forte, les tifosi ne savent que trop bien que la route est encore longue.

Effacer la désillusion de l’année précédente

Descendu à l’issue de la saison 2016-2017, les Siciliens visaient la remontée immédiate, sans surprise au vu de la qualité de l’effectif. Des ambitions qui se traduisent sans attendre sur le terrain : le Palermo termine la phase aller en tête. Mais une série de 3 défaites consécutives en février montre qu’il faudra batailler jusqu’au bout : à la 39e journée, après une lourde défaite contre Venezia (3-0), c’est l’entraîneur Bruno Tedino qui en fait les frais. Un électrochoc est attendu alors que la deuxième place est à portée de tir à trois journées de la fin. Avec Roberto Stellone, les Rosanero empochent 8 points sur 12. Trop peu, trop tard. Ils échouent à la 4e place, à 1 point du 2e et du 3e, Parma et Frosinone. En playoffs, ils sortent les promus Venezia (1-1, 1-0) avant de retrouver Frosinone en finale pour un scénario rocambolesque. Victorieux 2-1 à domicile l’aller, ils ont perdu leur avantage au retour, cédant à deux reprises en deuxième mi-temps, à 10 contre 11 (0-2).

Une nouvelle ère

Retour à la case départ, mais avec des changements prévus en coulisses. Maurizio Zamparini est arrivé en 2002 aux commandes du Palermo, en tant que président et propriétaire. Le businessman a marqué ce club de son empreinte, par sa longévité tout d’abord, mais également par son style inimitable, entre évictions d’entraîneurs à tout-va et déclarations dans les médias. Son retrait progressif et l’ouverture d’une nouvelle ère se sont faits selon cette même logique d’imprévisibilité. Il a tout d’abord démissionné de son poste de président en février 2017, pour préparer le terrain à l’arrivée de nouveaux investisseurs. Originellement prévu en août 2017, celle-ci est finalement remise en question par Zampa lui-même, peu convaincu du sérieux de ses successeurs. Finalement, la cession a lieu un an et demi plus tard, le 30 novembre 2018, pour le montant symbolique de 10€. Cette transition chaotique n’a surement pas servi les intérêts sportifs palermitains et expliqué le comportement excédé des tifosi. La fin d’une ère et l’ouverture d’une nouvelle confiée à une entreprise londonienne, Sport Capital Investments Ltd.

Des coulisses au terrain

Comme dans tout bon conte de fées digne de ce nom, l’histoire doit connaître une fin heureuse en bonne et due forme. La page Zamparini est tournée certes, mais si le nouveau chapitre ne se termine pas par un retour cette saison en Serie A, les ambitions du nouvel exécutif prendront du plomb dans l’aile. Dans cette dernière ligne droite, les Palermitains devront confirmer deux bonnes dispositions entrevues cette saison : tout d’abord afficher leur réussite face aux grosses équipes cette saison. Ils n’ont concédé que deux défaites en 12 matchs contre le Top 8, pour 7 victoires. Enfin, porté par un quatuor défensif performant, Palerme présente la troisième meilleure défense du championnat avec 29 buts encaissés. Deux aspects cruciaux qu’il conviendra de mettre en œuvre dès aujourd’hui contre Benevento pour creuser le trou avec les poursuivants.

 

Julien Picard



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