Davide Nicola à Udine pour un nouveau miracle

Par Gilbert Simonutti publié le 19 Nov 2018

Avec un seul point pris lors des sept dernières journées, les heures de Julio Velazquez  sur le banc de l’Udinese étaient comptées depuis dimanche dernier. Sans surprise, la défaite (2-1) sur le terrain de l’Empoli aura été fatale au coach espagnol qui ne sera resté dans le Frioul que quatre mois. Pour le remplacer, la famille Pozzo a fait appel à Davide Nicola, l’homme du maintien miracle de Crotone il y a deux ans.

Plus mauvais départ depuis le retour du club en Serie A

S’il a battu des records de précocité aussi bien en Espagne qu’en Italie (il est le premier entraineur né après 1980 a avoir exercé en Serie A), Julio Velazquez, n’aura cependant pas fait mieux que ses prédécesseur sur le banc de l’Udinese depuis le départ de Francesco Guidolin en 2014. Les coaches se sont succédés depuis 4 ans avec une durée de vie limitée et très aléatoire. Pour le natif de Salamanque, elle aura été de 4 mois avec un bilan comptable peu reluisant. Avec 9 points en 12 rencontres, il obtient le plus faible nombre de points à ce stade de la compétition depuis le retour des bianconeri dans l’élite en 1995. C’est dire. Pourtant, tout n’est pas à jeter durant sa période de gestion sur le banc et bien entendu tout n’est pas de sa faute. Arrivé avec une passion et une envie de réussir débordante, il a essayé d’inculquer des préceptes de jeu et de préparation très espagnols durant l’avant-saison. La greffe ayant eu du mal à prendre (élimination dés le premier tour en Coppa Italia), il a su revoir sa copie intelligemment en début de championnat avec des résultats plutôt probants et une qualité de jeu intéressantes lors des premières journées. La suite, malgré quelques défaites imméritées (Lazio et Bologna par exemple), commençait à faire planer le doute aussi bien chez les tifosi que chez les dirigeants. Son revirement tactique (passage à la défense à trois) avant le match contre le Napoli (0-3) et poursuivi jusqu’au bout l’a certainement desservi puisqu’il a donné l’image d’un coach qui tâtonnait. A son credit cependant, par dessus tout, l’explosion de Rodrigo De Paul qui été mis pour la première fois depuis son arrivée à Udine dans les meilleures conditions pour réussir. Trop peu, alors que le spectre de la Serie B refait dangereusement surface.

Lasagna ne sera plus seul en attaque

Si un autre coach ibérique, Quique Sanchez Flores, a été pressenti pour prendre le relais, la ligne de Daniele Pradé, qui poussait pour un entraineur italien, a finalement été choisi. Libre depuis sa démission de Crotone en fin d’année dernière (après une défaite contre l’Udinese), Davide Nicola s’est vite imposé comme une évidence pour remplacer Velazquez. Entre ceux hors budget et ceux que les Pozzo ne voulaient pas (dont Guidolin), le choix s’est vite restreint. Désireux de reprendre du service, l’ancien défenseur du Genoa a signé un contrat jusqu’en juin 2020. Difficile de savoir s’il continue à trois derrière ou s’il repasse à quatre, mais au vu de ce qu’il a fait à Crotone et de ses premiers mots comme entraineur des bianconeri, Kevin Lasagna ne devrait plus se retrouver isolé en pointe. Reste à savoir maintenant si Teodorczyk et Vizeu auront le niveau ou s’il faudra que Pozzo sorte le chéquier en janvier. Le mercato estival jugé trop juste a une nouvelle fois été source de conflit avec des supporters frioulans qui se sont fait entendre ses derniers jours. De son coté, Nicola a commencé à prendre ses marques dans son nouvel environnement et si le maintien avec l’effectif à sa disposition devrait être la moindre des choses, son nouveau miracle serait de lancer une nouveau cycle pluriannuel. Davide Nicola sur les traces de Francesco Guidolin ? Dans tous les cas, ils ont déjà la passion pour le vélo comme dénominateur commun. Peut-être un signe du destin.

Gilbert Simonutti

Rédacteur



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