Daniele De Rossi : Toujours pas de repos pour le guerrier !

Par Loris Meucci publié le 28 Sep 2018

Daniele De Rossi a disputé ce mercredi son 600ème match officiel avec l’AS Roma et avec à la clé une victoire 4-0 contre Frosinone, synonyme de bouffée d’air. L’occasion de faire le point sur la bandiera giallorossa, actuel colmateur de brèches.

Oé oé capitaine abandonné

En ce début de saison délicat pour la Roma, DDR joue une fois de plus et plus que jamais le rôle de pompier de service. Orphelin des lieutenants Nainggolan et Strootman avec qui il formait un trident solide, il tient tant bien que mal la barre d’un navire sévèrement ballotté. Au coeur de cette tempête, il a la lourde tâche de mobiliser un équipage en plein doute : Les moussaillons Pellegrini et Cristante tardent à montrer les crocs. Le matelot N’Zonzi n’est pas encore à 100% de ses capacités. L’artisan Pastore se blesse toutes les deux talonnades. Quant au canonnier Dzeko, en manque de cartouches, il traîne son boulet… Il serait donc temps que tout ce petit monde se mette au diapason car les ressources du vieillissant capitaine ne sont pas inépuisables. Ceci dit, la méticulosité de Di Francesco et la bluffante ascension d’Under devraient grandement aider le navire romain à faire cap vers des eaux plus calmes.

Vieux mais précieux

35 ans parait être un âge raisonnable pour passer le relais. Seulement, ni De Rossi ni la Roma ne semblent être prédisposés à le faire et pour cause : ce besoin réciproque qui perdure. La direction lui fait toujours confiance puisqu’elle ne se presse pas pour lui trouver un successeur, mieux, elle songe à le prolonger. De son côté le capitaine romain est bien décidé à redoubler d’effort pour continuer de porter légitimement son brassard et arborer cette tunique qui lui est si chère. A ce jour et malgré le poids des années, De Rossi reste l’une des rares valeurs sûres de son équipe. Outre son expérience et son sens du sacrifice exacerbé, il est un leader mental mais aussi et surtout un leader technique. Au sein d’une Roma qui manque encore de caractère, il est donc difficile de se passer d’un tel moteur. Puis à travers sa science de la passe, ses deux bons pieds, DDR est un joueur essentiel dans l’orientation et la construction du jeu. Pour résumer : La grinta, c’est lui. La rampe de lancement, c’est lui. L’évidence, c’est encore lui.

Clap de fin pour l’Euro 2020 ?

L’histoire qui lie Daniele De Rossi et la Nazionale est une longue histoire. Entre 2004 et 2017 le romain aura connu les heures les plus belles mais aussi les plus sombres du football italien. Avec 117 apparitions sous le maillot azzurro, il est le 4ème joueur le plus capé derrière Buffon (176), Cannavaro (136) et Maldini (126). Auteur de 21 buts durant cette période et véritable cadre, tout laissait à penser que le numéro 16 ne porterait plus les couleurs de l’Italie suite à l’échec en barrages de la coupe du monde 2018 face à la Suède. Oui mais depuis, Danielino a bien fait savoir qu’il était disponible pour un éventuel retour. Et si Roberto Mancini a clairement l’intention de s’appuyer principalement sur la jeunesse, il ne ferme pas définitivement la porte aux anciens pour autant. Absent au dernier rassemblement pour la Nations League, De Rossi peut d’ailleurs toujours espérer un coup de fil du coach italien si l’on en croit ses dires : « Nous n’avons pas besoin de le convoquer car nous le connaissons très bien. Il fait parti de ces joueurs importants, expérimentés, à qui nous pourrions faire appel pendant les qualifications. » Et si la mission de DDR en azzurro n’était finalement pas terminée ?

Loris Meucci



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