Commisso sur le devant de la scène

Par Gilbert Simonutti publié le 15 Fév 2020

Propriétaire de la Fiorentina depuis l’été dernier, le magnat italo-américain affiche ses ambitions à travers un mercato hivernal dispendieux et une place de plus en plus importante dans les médias italiens. Retour sur ses dernières semaines qui ont vues Rocco Commisso au centre de toutes les attentions.

70 M€ dépensés cet hiver

Rocco Commisso a les moyens de ses ambitions et le mercato hivernal à peine conclu en est la meilleure publicité. Si les arrivées d’Eriksen et d’Ibrahimovic ont fait la une de tous les journaux, les investissements ciblés du club florentin ont tout particulièrement attiré l’attention. Avec 70 M€ dépensés, la Fiorentina a frappé un grand coup et a surtout montré qu’elle peut désormais rivaliser avec des clubs sur la carte plus huppés. L’exemple le plus frappant est l’achat du milieu de terrain de l’Hellas : Sofyan Amrabat pourtant courtisé, entre autre, par le Napoli.

Commisso a donné son aval pour faire l’effort financier nécessaire pour arracher le milieu marocain à la concurrence. Il finira sa saison en Venitie avant de rejoindre la Viola l’été prochain pour une durée de 4 ans. Le dossier Amrabat n’est que la partie la plus visible de l’excellent travail accompli par la Fiorentina lors de ce mercato de janvier. Outre l’ancien joueur de Bruges et de Feyenoord, les Toscans se sont renforcés dans tous les domaines aussi bien pour cette fin de saison avec les arrivées de Igor en défense, Agudelo, jeune colombien très prometteur, et Duncan dans l’entre-jeu et Patrick Cutrone, transfuge de Wolverhampton, en attaque que pour la saison prochaine avec l’arrivé d’un autre attaquant Christian Kouamé, actuellement blessé au genou, en provenance également du Genoa pour seulement 11 M€ alors qu’avant sa blessure son transfert en Premier League se négociait autour des 20-25 M€.

Chiesa peut-il encore aller à la Juve ?

Si ce mercato a servi à Rocco Commisso de montrer ses capacités financières, le patron de l’empire Mediacom a également démontré depuis dimanche qu’il avait déjà appris tous les rouages du Calcio même ceux qui servent à flatter les bas instincts des Tifosi. En attaquant frontalement le corps arbitral et indirectement la Juve après la défaite 3-0 des siens au Juventus Stadium, Commisso a mis le feu aux poudres et donné du grain à moudre à une presse transalpine toujours avide de clashs et de sensations fortes. L’avenir nous dira si cette sortie médiatique était instinctive ou calculée mais dans tous les cas elle propulse le président de la Fiorentina sur le devant de la scène. Florence est dorénavant encore plus à ses cotés et sa position se renforce en vue des deux prochaines échéances fatidiques pour le club : La prolongation de contrat de Federico Chiesa (Commisso n’a-t-il pas, volontairement, créé la situation idoine pour ne plus laisser filer son talent à la Juve ?) et le nouveau stade, seule option voulu par Rocco Commisso qui a définitivement exclu l’hypothèse de rénover l’Artemio Franchi.

Gilbert Simonutti

Rédacteur



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