Chievo, une saison en enfer

Par Gilbert Simonutti publié le 24 Avr 2019

Le petit poucet de la Serie A a connu une année sans ponctuée par une relégation logique à l’étage inférieur. Retour sur la douloureuse saison vécue par le Chievo.

Il est bon ton de dire en Italie que le « buongiorno si vede dal mattino » mais pour le Chievo, de gros nuages noirs pointaient le bout de leur nez dés l’aube de cet exercice 2018-19. L’affaire des plusvalenze a pourri l’été du club veronais qui est resté de longue semaine à attendre s’il allait participer au championnat de Serie A  et si oui avec quelle pénalité au classement. Pas très réjouissant comme entame pour un club qui doit déjà lutter avec certaines limites structurelles qui en font chaque année un sérieux candidat à la relégation. Si le Chievo s’en est sorti avec seulement 3 points de pénalisation, psychologiquement le club a souffert et n’a pas pu préparer sereinement son championnat.

Un mercato raté

Toutefois, le club du président Campedelli avait le temps de se mettre en route et redresser la barre afin de lutter efficacement pour le maintien mais plusieurs erreur stratégique ont plombé la saison des Mussi Volanti. Tout d’abord un mercato raté. Lucas Castro et Roberto Inglese n’ont pas été remplacés de façon adéquate alors que Giaccherini n’a pas été le meneur attendu. A cela s’ajoute des blessures à répétition (Pellissier, Meggiorini,..) et une équipe vieillissante à des postes clés. Pour ne rien arranger, Campedelli s’est aussi trompé dans la gestion des entraineurs. Lorenzo d’Anna était un homme du sérail mais manquait cruellement d’expérience et le fait de l’avoir remplacé par un Giampiero Ventura peu motivé et rejeté d’emblée par les cadres du vestiaire a mis une nouvelle tape derrière la tête d’une équipe déjà largué dans la lutte pour le maintien. l’arrivé de Mimmo Di Carlo a du coup été trop tardive pour espérer réaliser l’exploit de maintenir les Gialloblu en Serie A.

17 ans dans l’élite lors des 18 dernières saisons

Le Chievo descend donc en Serie B pour la deuxième fois lors des 18 dernières années et cela a été vécu paisiblement du coté de Veronello. Sur le terrain, les hommes de Di Carlo ne lâchent rien (demandez à la Lazio ce qu’elle en pense) et en coulisse, les dirigeants s’activent pour préparer la saison prochaine comme si de rien n’était ou presque. L’effectif connaitra certainement une révolution mais l’âme du club elle ne bougera pas d’un poil. En Serie A ou en Serie B, le Chievo sera toujours le Chievo.

Gilbert Simonutti

Rédacteur



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