Champions League : la Lazio et l’Atalanta rentrent en piste

Par Boris Abbate publié le 23 Fév 2021

Après une bien triste Juventus mercredi dernier à Porto, les clubs italiens encore engagés en Champions League font cette semaine leur entrée en lice dans le cadre des huitièmes de finale aller de la compétition. Et cette saison, ce sont bien la surprenante Atalanta et la revancharde Lazio qui viennent représenter, tout comme la Vielle Dame, le drapeau tricolore et italien sur la plus grande des scènes européennes.

Et autant le dire tout de suite, si la Juventus a plutôt été gâtée lors du tirage au sort, ce n’est pas du tout le cas pour l’équipe Bergamasque et le club de la capitale, puisque les deux équipes ont péché les deux plus gros morceaux de la compétition, avec d’un coté le Real Madrid (qui fait toujours office de favori, comme chaque année) et de l’autre le Bayern (champion en titre).

Pourtant, si au moment du tirage les espoirs restaient très minces pour espérer voir la Lazio et l’Atalanta réaliser l’exploit et viser la qualification au tour suivant, les choses ont beaucoup bougé aujourd’hui, car ni le Bayern et ni le Real Madrid traversent leur meilleure forme du moment. Mieux encore, le club espagnol et le club allemand sont tous les deux en difficulté, avec des résultats récents en dents de scie et plusieurs absences importantes à déplorer. Un fait important à souligner et qui compte généralement beaucoup à ce moment clé de la compétition.

Pour rappel, la Lazio s’était extirpée d’un groupe compliqué avec Dortmund et le Zenith, et la réception du Bayern fera office de premier match officiel entre les deux équipes, même si un amical a déjà vu le jour. Inconstante depuis le début de saison, la Lazio de Simone Inzaghi tourne beaucoup mieux depuis le début de la nouvelle année et n’a perdu seulement deux matchs depuis 2021. En face, le Bayern apparaît lui fatigué et émoussé, et reste sur un match nul et une défaite lors des ses dernières sorties. Le match de Rome sera d’ailleurs leur 13e depuis le 1er janvier, et la participation au mondial des clubs n’a fait que rajouter de la fatigue dans les jambes allemandes. Rajoutez à cela une bonne dose de coronavirus (Muller, Pavard) et quelques blessés (Gnabry, Tolisso, Costa) et vous obtenez une équipe bavaroise en difficulté. A la Lazio d’en profiter.

De l’autre coté, le discours est également similaire pour l’Atalanta. Les Bergamasques restent sur deux victoires consécutives en championnat, et la réception du Real arrive à point nommé. Notamment car beaucoup d’absences se sont immiscées dans les rangs espagnol. Madrid est en effet privé d’une multitude de ses lieutenants, dont Sergio Ramos et Karim Benzema, deux des plus importants joueurs de l’effectif. Ici encore, l’Atalanta peut aussi profiter de ce contexte pour créer un petit exploit sur ce match aller.

L’avis de la rédaction

Atalanta – Real Madrid : profiter des nombreuses absences madrilènes pour croire à l’exploit 

Face à un Real Madrid décimé par les blessures, l’Atalanta a tout à gagner. Mieux encore, les absences de Sergio Ramos en défense et de Karim Benzema en attaque sont très handicapantes pour l’équipe de Zidane. La Dea peut donc logiquement croire en ses chances, surtout si son potentiel offensif se montre encore une fois très précis devant les buts de Courtois. Attention tout de même à ce Real Madrid, qui même avec une dizaine d’absents, reste une équipe ultra expérimentée et très souvent impériale en C1.

Lazio – Bayern : profiter de la mauvaise passe des Allemands avant un match retour décisif 

Les Laziale retrouveront une bonne connaissance à l’Olimpico avec Miroslav Klose, l’adjoint d’Hansi Flick au Bayern. L’attaquant allemand a même évolué sous les ordres de Simone Inzaghi pendant quelques mois, et l’ancien joueur a surement du conseiller son Bayern en conséquence. Pas en forme et apparu comme émoussé, le Bayern n’est en tout cas pas au mieux au moment d’aborder son match. Une bonne nouvelle pour la Lazio, qui pourra pourquoi pas faire douter le champion en titre si elle se montre entreprenante dès le début de la rencontre.

Boris Abbate

Rédacteur



Lire aussi