Champions League/Europa League : Duels italo-espagnols en toute discrétion…

Par Michaël Magi publié le 10 Mar 2020

En mars, les calendriers s’entrecroisent. Alors que l’Atalanta jouera contre Valence son match retour décisif, pour s’offrir le droit de figurer dans le tableau des quarts de finale de la Champions League, l’Inter et l’AS Roma entameront leurs huitièmes de finale d’Europa League, face à deux équipes également espagnoles. Mais c’est surtout dans un contexte de crise du Coronavirus que toutes ces équipes s’affronteront. A l’heure où le virus se propage sur le continent européen, où les huis-clos se multiplient, faisant peser de sérieux doutes sur l’équité des compétitions… Si la question sportive est reléguée au second plan, l’Atalanta, qui vient d’inscrire la bagatelle de 11 buts en 2 matchs, forte de son avance de 3 buts (un peu moins si l’on compte le but valencian inscrit à l’extérieur), reste tout de même à 90 minutes d’une qualification historique en quarts d’une C1 à laquelle elle participe pour la première fois. Le décor n’est pas le même pour une Roma qui sort de 4 matchs sans défaite et devra faire le dos rond contre Séville, actuelle 3ème de Liga. Pour l’Inter, le calcio morne plaine continue. Les lombards n’ont joué que 2 matchs depuis le 20 février. Tous à huis-clos. Le dernier en date, ce dimanche, conclu par une défaite contre la Juventus, à l’Allianz Stadium, pèsera peut-être sur le moral de joueurs qui ont sans doute conscience d’avoir laissé échapper toute chance de remporter un scudetto que les nerazzurri n’ont plus connu depuis près de 10 ans. En face : une équipe de Getafe difficile à bouger, 4ème en Liga mais aussi 4ème défense du championnat espagnol.

L’avis de la rédaction

Valence – Atalanta : terminer le travail

A l’aller, l’Atalanta a frôlé le plus que parfait. Hélas, Cheryshev, grâce à un but inscrit à la 66ème minute, a offert à Valence un soupçon d’espoir. Il s’agira donc de terminer le travail dans un Mestalla qui découvrira les joies du huis-clos. Les nerazzurri seront donc seuls face à une Histoire qui leur tend les bras. Mais avec une grosse partie de cette Italie qui aime tant le football de Province.

Seville – AS Roma : plier sans rompre

Si les giallorossi veulent conserver toutes leurs chances de passer au tour suivant, il faudra commencer par ne pas prendre une volée en terre andalouse. Si l’on prend comme référence le tour précédent durant lequel Seville n’en a pas mené large contre Cluj, c’est jouable. Si l’on prend en considération la forme actuelle de la défense romanista qui, lors du dernier mois, en a pris 4 contre Sassuolo, 3 contre Bologne et encore 3 contre Cagliari il y a une semaine, ça peut faire peur. Heureusement, la Roma a du répondant ; sur les 7 derniers matchs, elle a aussi fait trembler les filets. Et par l’intermédiaire de 7 buteurs différents qui plus est, ce qui démontre la diversité de son pouvoir de nuisance.

Inter – Getafe : le vertige du silence

Quelle triste fin de mois de février pour l’Inter qui n’a plus joué devant des êtres vivants depuis le 20 février ; et c’était à l’extérieur, en Bulgarie. A l’heure où les nerazzurri devront affronter une équipe de Getafe loin d’être facile à jouer, personne ne sait si la rencontre se jouera à huis-clos ou sur terrain neutre. Peu importe à dire vrai, dans la mesure où la population milanaise est assignée à résidence. Pour Conte, le défi reste aussi limpide que de l’eau de source : les rêves de scudetto se sont envolés sur le terrain de la Juventus ce dimanche. L’Europa League peut et doit devenir un objectif majoritaire. Même si la suspension du championnat italien fait peser des doutes sur la poursuite des clubs italiens en coupes européennes… La composition de l’ex-sélectionneur italien nous renseignera sur ses intentions.

Michaël Magi



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