Cavani, de retour chez lui

Par Rémi Falvo publié le 06 Nov 2018

Ce mardi 6 novembre, le Napoli reçoit le PSG. Ce match est attendu par tous les fans de football en général, car il est ressenti comme « la revanche du Napoli« , après la déception du match aller, où la victoire tendait les bras aux hommes de Carlo Ancelotti jusqu’à ce qu’un geste génial d’Angel Di Maria fasse redescendre sur Terre les napolitains. Ce match, quoi qu’il arrive, aura un goût particulier. Et cela est encore plus vrai pour un homme : Edinson Cavani.

Cavani, un nom qui résonne

Edinson Cavani. Ce nom qui a résonné tellement de fois dans le stade San Paolo durant les trois saisons de 2010 à 2013… Pour connaître le nombre exact, multipliez les 38 buts qu’il a marqués devant les siens par l’humeur du speaker Decibel Bellini. Ou allez chercher le nombre de fois que la terre a tremblé à Naples durant ces trois années. C’est bien simple, Edinson Cavani a rendu la ville complètement folle. Il a su se la mettre rapidement dans la poche, en signant 33 buts en 47 matchs pour sa première saison. Notamment le 9 janvier 2011, quand à peine rentré d’Uruguay où il a passé les fêtes de fins d’année, Cavani devient le Matador, en marquant les trois buts du 3-0 infligé à la Juventus de Luca Toni et Del Piero. Cavani vient partager sa joie sous la Curva Napolitaine, retourne se placer sur le terrain, pourtant il est toujours là, dans la tribune. Sa présence est palpable sur l’intégralité des sièges rouges de la tribune. Et encore aujourd’hui, il en reste un petit quelque chose.

Quand le Matador entre dans l’arène de l’Europe

Cavani, c’est aussi l’artisan de ce qui a été certainement le plus bel exploit du club depuis Maradona : la victoire 3-1 face à Chelsea en Champions League en 2012. Sur les trois buts de son équipe, il n’est ni plus ni moins que l’auteur de deux passes décisives et un but. Et même si l’Histoire aura plutôt tendance à retenir qu’au final, Chelsea a éliminé le Napoli sur le match retour, il n’en demeure pas moins qu’Edinson Cavani a été l’homme qui a fait rêver tout le clan napolitain. Et des exemples de déblocages de situations comme celui-ci, il y en a à la pelle. Cavani était celui vers qui tout le monde se tournait quand le but tardait à venir. Quand la situation devenait compliquée. Quand tout le monde s’accordait sur le fait que lui seul pouvait changer l’issue d’une rencontre.

La fin d’une époque

Cavani, pour beaucoup, c’est le symbole d’une époque dorée à Naples. Celle du trio Lavezzi – Cavani – Hamsik. Celle de l’ère Mazzarri. Ce Napoli était complètement fou, il pouvait battre n’importe qui. Il était beaucoup plus inconstant que celui de Sarri, mais il semblait plus fort, du moins en Europe. Et cela, c’est sans aucun doute grâce à un attaquant qu’il comptait dans ses rangs, qui pendant trois ans a été sur un nuage. Qui ne s’est, d’après les dires de son père, « jamais aussi bien trouvé qu’à Naples dans sa carrière« . Une histoire d’amour réciproque, qui prendra fin à l’issue de la saison 2012/2013. Mais rien à voir avec la fin chaotique de Gonzalo Higuain. Ici il est plutôt question de la fin d’une relation semblable à celle d’une jeune femme et du jeune soldat américain partant au Vietnam, n’ayant autre choix que de dire Adieu à celle qu’il aime, et que le destin pourra peut-être un jour les réunir à nouveau… Le San Paolo attend ça depuis cinq ans.

Rémi Falvo

Rédacteur



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