Castrovilli, Chiesa, la Fiorentina se lance à l’italienne

Par Cesco publié le 20 Sep 2020

Difficile de briller en Italie sous le maillot viola de la Fiorentina. Ces dernières années et malgré le changement de propriétaire, l’équipe oscille entre le moyen et le médiocre. Cruel quand on voit à quel point le romantisme florentin fait toujours son effet, et ce jusqu’aux onze joueurs qui sont sur le pré.

La Fiorentina, une soeur endormie mais toujours aussi belle

Elle faisait partie des 7 soeurs, ces filles terribles du football italien qui faisaient trembler l’Europe. Désormais, à Florence, la soeur semble dormir profondément. Mais c’est toujours aussi belle, qu’elle nous laisse entrevoir les plus beaux espoirs sur ce début de saison. Pour l’ouverture de la Serie A, Commisso a préparé un joli menu. Si voir Iachini sur le banc nous rappelle que l’aura des Gigliati n’est plus celui d’antan, la composition face au Torino aura eu le mérite de nous faire saliver. Ribery est resté, Chiesa aussi. Castrovilli a pris le 10 et Bonaventura continue d’apporter classe et élégance au milieu. Milenkovic se révèle toujours un peu plus et le duo Biraghi/Borja Valero est revenu de Milan avec de l’expérience en plus. Réjouissant.

Une victoire et des espoirs

On a souvent pointé du doigt le manque de régularité de Chiesa, parfois trop personnel et décevant dans les grands rendez-vous avec son équipe. Pour cette première, le joueur a répondu présent avec un amour de centre pour Castrovilli, le nouveau numéro 10 de cette équipe. Un but 100% jeunesse, 100% italien et 100% séduisant qui ne peut que satisfaire, tant ces dernières saisons ont été compliquées. Alors oui, ce n’est qu’une journée parmi 38 mais qu’il serait rafraichissant de se dire qu’enfin, en plus d’un Milan AC en pleine régénération, d’une Inter qui titille la Juventus, la Fiorentina pourrait venir se mêler un peu aux titans d’Italie. Juste pour rêver un peu, d’une Serie A des années 90 qui nous manque terriblement. Et si c’était ça le monde d’après coronavirus pour la Fiorentina ? Une renaissance, un mot savamment choisi pour une ville qui en est à l’origine historique. En tout cas avec cette équipe alignant cinq italiens au départ et qui met en valeur son jeune duo Chiesa/Castrovilli, on est pas au bout de nos surprises. On espère juste que cette fois, elles seront bonnes.

Cesco

Rédacteur en Chef



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