CALCIOSTORY – Sampdoria-Napoli 2009 : le jour où Pazzini a envoyé la Sampdoria en Champions League

Par Ben Soffietti publié le 12 Déc 2020
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Le 21 novembre 2020 est une date que retiendra sans doute Giampaolo Pazzini, puisque c’est le jour où l’attaquant a choisi d’annoncer sa retraite de joueur professionnel. Quelques mois après la fin de son contrat avec l’Hellas, Pazzini a décidé de ranger les crampons au fond de son placard, avec en tête une carrière riche en émotions. Parmi les plus fortes d’entre-elles, il y a dix ans de ça, Il Pazzo inscrivait l’unique but du match entre la Sampdoria et le Napoli, envoyant les Blucerchiati en Champions League. Calciomio vous ramène ce 16 mai 2010, où Il Pazzo a ramené la Samp en Europe.

Sampdoria éblouissante et duo fantastique

Pazzini débarque en Ligurie en provenance de sa Toscane natale, évoluant depuis quatre saisons à la Fiorentina. Arrivé en janvier 2009, l’attaquant prend part à toutes les rencontres de Serie A, soit 19 matchs, trouvant le chemin des filets à onze reprises. Ses débuts tonitruants n’empêchent pas la Sampdoria de terminer la saison à une décevante quatorzième place. Riccardo Garrone, le président du club, décide de donc se séparer de Mazzarri et de nommer Luigi Delneri. Le début d’une saison glorieuse.

Malgré une douzième place à la trêve hivernale avec seulement 26 points, la Samp réalise une deuxième partie de saison canon. Arrivé en prêt à la trêve, Marco Storari vient apporter de la stabilité à la défense, alors que le duo Cassano-Pazzini devient inarrêtable. Auteur de onze buts à deux entre août et décembre, ils en inscrivent 17 sur la phase retour. La Juventus, la Lazio, la Fiorentina, le Milan AC repartent tous du Luigi-Ferraris avec un revers, avec à chaque fois au moins un but signé du duo d’attaque. Un doublé de Pazzini permet même à la Samp de s’imposer à l’Olimpico contre la Roma.  Ces résultats la placent quatrième dès la 32ème journée, avec Palermo, embuscade. Les deux équipes s’affrontent le 9 mai 2010 : un pénalty de Miccoli répond à Pazzini, neutralisant Rosanero et Blucerchiati qui se tiennent en deux points à la veille de la dernière journée.

Objectif Champions League

Avec 59 points, le Napoli de … Walter Mazzarri est assuré de disputer l’Europa League la saison suivante et ne peut guère espérer mieux, si ce n’est une place symbolique au classement. En revanche, pour la Sampdoria, l’objectif est clair : une victoire est synonyme de Champions League, sans avoir à surveiller ce qu’il se passe à Bergame, où Palermo affronte l’Atalanta. Delneri peut compter sur tous ses cadres : Gastaldello, Storari, Palombo, Semioli et son attaque Cassano-Pazzini. En face, les Partenopei démarrent avec un onze de qualité où l’on trouve notamment De Sanctis, Maggio, Paolo Cannavaro, Quagliarella et Denis.

Sur l’entame de match, les Blucerchiati semblent crispés et il faut une reprise lointaine de Tissone, captée par De Sanctis, pour réveiller les 22 acteurs, puisque derrière Storari est obligé de s’employer devant Denis. Le Marassi tremble de peur puisqu’avant la pause les Napolitains sont les plus dangereux, par Denis, qui ne peut propulser au fond un ballon qui traînait, puis par Quagliarella, dont la tête smashée est sortie d’une main ferme par Storari. Les deux équipes rentrent aux vestiaires et du côté de Bergame, Palermo est devant grâce à Cavani. Donc, l’équation est simple : il faut gagner.

Délivrance, frissons et bonheur total

Secoués à la pause par Delneri, qui a bien remarqué la pression qui pèse sur ses joueurs, les coéquipiers de Pazzini, peu dangereux en première période, se réveillent. Après moins de six minutes, sur le côté droit, Ziegler, de son pied gauche adresse un coup-franc rentrant en direction du but. Pazzini, à l’affut au second poteau, prend le meilleur sur Santacroce et place une tête piquée rageuse, qui passe entre les jambes du portier partenopeo. Le stade se lève pour Il Pazzo et sa fameuse célébration, la langue entre les deux doigts.

Le plus dur semble fait, mais le Napoli se rebiffe et il faut un grand Storari, devant Quagliarella puis Dossena, pour maintenir ce court avantage, jusqu’aux trois coups de sifflet de l’arbitre. Le Marassi est en ébullition, les joueurs se jettent dans les bras les uns des autres, sautent de joie. La Sampdoria retrouvera la Champions League, pour la première fois depuis 1992, et la finale perdue contre le FC Barcelone.

Pazzini a montré la voie aux siens et le fera encore en barrages, contre le Werder, pour accéder à la phase de groupe. Buteur au match aller (3-1), il préserve l’espoir des Blucerchiati. Au retour, à Gènes, il plante un doublé, qui qualifie les siens, une qualification assurée par Cassano. Sauf que Rosenberg, puis Pizarro en prolongations, mettront fin au rêve bleu.



Ben Soffietti

Rédacteur



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