CALCIOSTORY : Quand le Milan AC renversait le grand FC Barcelone 2-0 à San Siro

Par Marco Pacini publié le 26 Déc 2018

En cette période de fêtes quoi de mieux que de se remémorer un bel exploit? Si de nos jours le Milan AC réalise des saisons stériles surtout à l’échelle européenne, il y a 5 ans l’ambiance était toute autre. Alors replongeons nous dans cette période qui symbolise certainement la fin de l’ère européenne pour le Milan AC. C’est le récit d’un match à l’allure déséquilibrée qui nous attends, le Milan AC de Massimiliano Allegri reçoit à l’occasion d’un huitième de finale de Champions league le FC Barcelone, une équipe en pleine confiance.

Un match qui malgré le déséquilibre apporte un fort engouement, San Siro se réveille

Étrangement, même si peu sont ceux qui croient vraiment  à l’exploit milanais, ce match est présenté comme le passé contre le présent, le Milan AC a en effet un effectif très limité et en déclin; on peut citer des joueurs moyens qui n’ont pas frappé l’histoire du club par leurs présences; Kevin Constant, Pazzini, Muntari, Zapata sont titulaires pour ce match, alors que du côté catalan on retrouve de véritables légendes; Puyol, Messi, Xavi, Iniesta et bien d’autres…

C’est la défense milanaise qui fait le plus douter, on a du mal à concevoir comment Mexes, Zapata vont réussi à tenir « la pulga », Lionel Messi. Néanmoins le Milan AC a quelques atouts qui ne sont pas insignifiants; El Shaarawy, l’enfant du club peut fournir et créer des occasions avec sa capacité à éliminer l’adversaire, Boateng fait office de milieu offensif et Ambrosini le taulier garde le milieu de terrain. Mais Allegri doit se passer de Balotelli car ce dernier est arrivé en cours de saison et ne peut pas être inscrit en liste européenne, Giampaolo Pazzini est donc aligné en buteur.

D’un certain côté les supporters milanais misent sur ce match pour se redonner confiance et redevenir un club prépondérant sur la scène européenne. San Siro est bondé, l’ambiance commence dés le début d’après-midi devant le stade, un tifo impressionnant est annoncé.

Un exploit démesuré et une victoire sous controverses

Dés le début du match, les favoris semblent à la dérive c’est le club lombard qui rythme le match, ce dernier ressemble très vite à une lutte au milieu de terrain, les milanais réussissent tout de même à se procurer quelques occasions, sans concrétiser mais surtout sans risquer défensivement.

C’est à la cinquante-septième minute que le Milan AC ouvre le score; suite à un coup franc tiré indirectement et dévié par la tête de Zapata, le ballon rebondit à l’entrée de la surface et c’est Kevin-Prince Boateng qui marque d’ une demi-volée. Sur le moment et à une époque où la VAR n’existe pas, ce but engendre des débats, en particulier sur la déviation de Zapata. En effet on a beaucoup de mal à discerner réellement si le colombien touche le ballon de la main ou de le tête, c’est seulement le lendemain matin que la situation s’éclaircit, la Gazzetta publie une photo d’un angle exclusif montrant que le but est valide. De toute façon le but est validé et c’est San Siro tout entier qui rugit; dans les tribunes ce but retentit comme un tremblement de terre.

Le FC Barcelone essaye de revenir au score mais en vain, et c’est vingt-quatre minutes plus tard que Milan double le score, cette fois sur un but de Muntari, ce dernier exécute une reprise de volée suite à une sublime passe lobée d’El Shaarawy. Le banc et les joueurs exultent c’est une véritable délivrance pour les milanais qui n’ont plus que vingt minutes à tenir.

Une belle image pleine d’ironie est celle du moment du deuxième changement, réalisé simultanément pour les deux équipes cinq minutes avant la fin du match, le club espagnol tente le tout pour le tout et fait entrer Mascherano à la place de Puyol, de son côté le Milan AC fait entrer Bakaye Traoré, un joueur en provenance de l’AS Nancy Lorraine qui n’est presque pas apparu sous les couleurs milanaises. C’est la preuve même du déséquilibre du match, comme quoi dans le monde du football tout peut arriver.

Malheureusement cette histoire finit mal pour les milanais, au Camp Nou, Barcelone remportera 4-0, Niang loupe le 1-0 en face à face avec Valdes. Milan est donc sorti en huitième cette année-là.

Marco Pacini

Rédacteur pour Calciomio.



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