CALCIOSTORY – Milan AC-Celtic 2007 : le jour où les Rossoneri ont démarré leur parcours vers un septième sacre européen

Par Ben Soffietti publié le 03 Déc 2020

Ce soir, le Milan AC reçoit le Celtic, dans le cadre de la cinquième journée d’Europa League. Il y a sept ans, ce match était encore une affiche de Champions League. Ces deux prestigieux clubs ont connu une période semblable de déclin, perdant de leur superbe, notamment sur la scène européenne, depuis le début des années 2010. Si l’on remonte encore un peu plus le fil du temps, en 2007, lors de la dernière victoire du Milan AC en Champions League, ces deux équipes s’affrontaient dans un match à élimination directe. Une double rencontre serrée et une victoire sur la plus petite des marges ouvraient aux Rossoneri la route d’Athènes. Calciomio revient sur cette affiche qui aura mis du temps à désigner un vainqueur.

Le réalisme n’était pas invité à Glasgow

Après une phase de groupes plutôt bien menée et ponctuée par une première place devant Lille, le Milan AC obtient l’avantage de recevoir au match retour et donc de se déplacer au match aller. Ce sera Glasgow et la chaude ambiance du Celtic Park, pour cette première partie de la phase à élimination directe. Ancelotti, privé de Seedorf, aligne Gourcuff au coup d’envoi, tandis que Dida, absent, est remplacé par Kalać. Et le portier australien est mis à contribution à plusieurs reprises par les Écossais. Mais à chaque fois, comme sur un coup-franc du spécialiste de l’exercice Nakamura, il rassure sa défense. Quelques gouttes de sueur ruissellent sur son front lorsque Taylor envoie une frappe puissante qui vient flirter avec l’équerre de son but, mais Kalać sort de ce match avec un clean sheet. De l’autre côté, c’est la même chose pour le portier des Bhoys, Boruc. Impeccable sur une tête de Gattuso et décisif sur un face-à-face avec Gilardino, il préserve sa cage inviolée. Tout se jouera donc à San Siro.

Boruc et sa transversale

Le match retour démarre devant 52 000 spectateurs, qui observent le changement tactique d’Ancelotti. Le mister lance un 4-3-2-1, avec Ambrosini devant la défense, permettant à Seedorf, de retour dans le onze, de glisser aux côtés de Kaka’, en soutien de l’attaquant, Inzaghi. Le Milan AC veut rapidement faire la différence et fait face à un obstacle de taille : Artur Boruc. Comme au match aller, le portier des Bhoys n’est pas là pour faire de la figuration.
Dès le début du match, sur une des premières incursions d’Il Diavolo, Kaka’ enroule et trouve le gardien adverse sur sa route, impeccable sur sa gauche. Les hommes d’Ancelotti poussent fort sur le but écossais, mais Boruc est tranquille sur un coup-franc de Pirlo, puis il sort une claquette magistrale sur un coup-franc sublime de Seedorf. Les deux trequartisti se trouvent les yeux fermés dans ce schéma et quand Boruc est trop juste, comme cela arrive souvent aux grands gardiens, il est sauvé par sa barre transversale. D’abord sur un pétard de Kaka’, puis une nouvelle fois sur une tête rageuse d’Ambrosini, sur un amour de centre du Brésilien. Après 180 minutes, les deux équipes n’ont toujours pas marqué le moindre but.

Un éclair de génie direction les quarts

Les prolongations seront donc le passage obligatoire pour accéder aux quarts de finale. Après avoir galéré pendant deux matchs entiers, les Rossoneri se libèrent en moins de trois minutes. Kaka’, impliqué dans tous les bons coups ce soir-là, fait la différence sur un exploit personnel. Ambrosini récupère devant sa surface et trouve le Brésilien dans le rond central. Il réussit un contrôle orienté, résistant au pressing de Lennon. Dans le sens du but, le Brésilien enclenche une chevauchée victorieuse. Sno est trop loin, McManus recule beaucoup trop. Arrêté, il est facilement éliminé par Kaka’ qui glisse le ballon entre les jambes de Boruc, cette fois-ci battu.

Les Rossoneri exultent. San Siro explose. Le Milan AC, quasiment pas inquiété sur ce match retour, obtient sa qualification et démarre son épopée qui l’emmènera jusqu’à une septième Champions League. Ancelotti a trouvé son système qui ne bougera plus jusqu’à Athènes compris. Décisif contre le Celtic, Kaka’ laissera le costume de héros providentiel à Seedorf en quart de finale, avant de porter les siens contre Manchester United et d’être une nouvelle fois décisif en finale. Des performances qui offriront quelques mois plus tard le Ballon d’or au numéro 22.

Ben Soffietti

Rédacteur



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