CALCIOSTORY : Les doutes de l’Italie face aux USA en 2006

Par Nawel Saïdat publié le 16 Nov 2018

Si les plus jeunes générations n’ont connu qu’une Nazionale en crise, les nostalgiques se plaisent à leur raconter les souvenirs d’une génération dorée du football italien. Impossible pour ces romantiques de ne pas parler de 2006, l’année où l’Italie soulevait sa quatrième Coupe du Monde après une finale historique contre les grands rivaux français. Pourtant loin d’être les grands favoris de la compétition, les hommes de Marcello Lippi ont réussi à s’imposer au fil des matchs. A quelques jours du match contre les Etats-Unis, Calciomio vous remémore le match Italie-USA de l’année 2006.

Rappelez-vous, le 17 juin 2006 au stade Fritz-Walter-Stadion à Kaiserslautern (Allemagne), plus de 62 000 supporters avaient fait le déplacement pour assister à la rencontre entre l’Italie et les Etats-Unis. Quelques jours auparavant, la Nazionale était ressortie, sans grande difficulté, triomphante contre le Ghana (2-0). Nul ne doutait que l’équipe italienne parviendrait à se hisser à la première place du groupe E (devant le Ghana la République Tchèque et les Etats-Unis), même si la Coupe du Monde réserve toujours son lot de surprise.

Un match qui avait pourtant bien débuté…

Dés les premières minutes du match, les Azzurri se sont montrés nettement supérieurs aux américains. Séduisante dans son jeu, c’est sans grande difficulté que l’équipe parvient à trouver le chemin vers les buts. A la 28ème minute, l’Italie obtient un coup-franc tiré par Andrea Pirlo. Alberto Gilardino profite de cette occasion et se jette en avant pour inscrire un but de la tête. Son premier et unique but de la compétition. Pour célébrer celui-ci, le joueur pose un genou à terre et mime un violoniste. Une célébration que le joueur s’amusera à refaire à plusieurs reprises et qui lui vaudra par la suite le surnom de violoniste, sa marque de fabrique.
Pourtant, il aura suffi d’un instant de fébrilité de la part de la Nazionale pour renverser le match. Un excès de confiance ou un moment d’inattention suite au coup-franc de Convey, et la balle finit par traverser les filets italiens. L’auteur du but? Zaccardo. Un but contre son camp qui ne plaira pas à tout le monde, et c’est à cet instant précis que le match prendra une tournure inattendue et remplie de tension. En effet, le très colérique De Rossi, agacé par la situation et par l’erreur commise de son coéquipier décide d’évacuer toute sa frustration accumulée sur Brian McBride. Sans grande surprise, l’italien écope d’un carton rouge laissant l’américain le visage ensanglanté. L’Italie se retrouve donc à 10 contre 11 alors que la deuxième partie de la première mi-temps vient tout juste de commencer.

10 contre 10, balle au centre

L’entraîneur de la Squadra Azzurra décide de prendre le risque de faire sortir Totti pour Gattuso. Un changement bénéfique puisque l’équipe parvient à conserver le score nul jusqu’à la fin de la première mi-temps. Alors que la deuxième mi-temps venait à peine de commencer, Pablo Mastroeni tente un tacle dangereux sur Andrea Pirlo et écope d’un carton rouge. Les deux équipes se trouvent privée d’un de leur membre, et reparte sur un pied d’égalité. Malgré tout, l’expulsion de De Rossi semble avoir quelque peu troublé le reste de l’équipe italienne qui ne fait plus preuve de la même assurance qu’en début de match. A peine 2 minutes plus tard, l’américain Eddie Pope reçoit un deuxième carton jaune (après son premier à la 21ème) et se voit dans l’obligation de sortir lui aussi. Un avantage de plus pour l’Italie. Pourtant, impossible pour les azzurri de saisir l’occasion et de profiter de cette supériorité numérique pendant une mi-temps entière. Les entrées d ‘Alessandro Del Piero à la 54ème et celle de Vincenzo Iaquinta à la 61ème ne changeront pas non plus le score final du match. Les deux équipes se quitteront sur un score de 1-1, et ne repartiront qu’avec un malheureux point. Le seul point que les américains parviendront à arracher contrairement à l’Italie. La suite, nous la connaissons tous….

 

Nawel Saïdat

Rédactrice



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