CALCIOSTORY : Ce Juventus – Lecce qui a failli coûter cher aux Turinois

Par Enzo Caia publié le 26 Oct 2019
Défaite

2 mai 2012, la Juventus est en train de conclure une saison époustouflante où elle se situe tout en haut du classement, à 3 points du Milan AC, le champion en titre. Le Lecce de Cosmi, au bord de la zone de relégation, est l’adversaire de cette 36ème journée. La confrontation se joue dans un Juventus Stadium plein à craquer. En somme toutes les conditions sont réunies pour mener à bien cette rencontre afin d’assurer la victoire finale, tant attendue depuis la descente en Serie B. Pourtant, une fin de match totalement inattendue va faire douter tout l’environnement Juve et relancer le championnat italien à quelques semaines de son achèvement.

Les principaux concernés

En cette saison 2011/2012, Antonio Conte l’entraineur des bianconeri, l’homme qui a écrit l’histoire de ce club auparavant en tant que joueur, est en train d’en écrire une autre, possiblement plus belle, en tant que coach. Il aligne son habituel 3-5-2 qu’on ne présente plus. B-BBC pour la défense, Lichtsteiner et De Ceglie sur les cotés avec Marchisio, le maestro Pirlo et Vidal au centre. Le monténégrin Vucinic et Fabio Quagliarella forment le duo d’attaque. En face, il y a notamment le défenseur Tomovic, Brivio, le buteur suisse Seferovic et un certain Juan Cuadrado, jeune latéral droit très technique.

C’est en étant qu’à un seul point de la 17ème place que le Lecce se déplace à Turin, avec l’espoir d’y repartir avec un résultat positif  ou du moins un match nul…

1ère mi-temps : Une Juve dominante

Le match débute avec une équipe de Lecce qui se situe assez bas sur le terrain mais une Juve pas si agressive que ça. Le premier fait de jeu arrive à la sixième minute et c’est malheureusement la blessure du latéral gauche turinois, Paolo De Ceglie, qui se blesse à la cuisse et cède donc sa place à Martin Caceres. 8ème minute : un peu d’espace est laissé à Pirlo, la conséquence est immédiate car avec une passe téléguidée, il trouve Marchisio qui place avec précision une tête croisée. Benassi le gardien de Lecce est battu. 1-0 pour la Vielle Dame. Très peu perturbés par ses adversaires, les bianconeri vont créer d’importantes occasions de but. Notamment avec le chilien Vidal qui, après un super mouvement d’équipe, va recevoir un ballon aérien dans la surface. Il contrôle, enchaine directement du gauche mais cela passe à quelques centimètres du poteau. En parlant du numéro 23 turinois, lui et Marchisio effectuent une 1ère mi-temps de feu : des courses rageuses vers les adversaires, des récupérations effectuées avec facilité, un but pour l’un et 2 occasions franches pour l’autre… C’est sans aucun doute les hommes importants de cette mi-temps. À la 25ème minute, Pirlo (encore lui) lance magnifiquement Quagliarella dans la profondeur, le 18 bianconero se retrouve à 25 m du but adverse, aucun défenseur à ses trousses mais l’arbitre de touche lève son drapeau. L’arbitre central siffle donc une position de hors jeu qui, après ralenti, est inexistante. Quagliarella avait 50 cm de marge sur le dernier défenseur leccese. Au terme de 46 minutes de jeu, les joueurs de Lecce repartent au vestiaire avec 0 frappes tentées. Les juventini, eux, ont frappé à 6 reprises.

2ème mi-temps : Dominer n’est pas gagner

La seconde mi-temps continue sur le rythme de la première : le Lecce subit et quand il réussi à ressortir avec le ballon, les joueurs de la Juve se précipitent vers le porteur du ballon et empêchent donc la création d’une possible occasion de but. 53ème minute, Cuadrado laisse son pied traîner sur celui de Caceres, le Colombien écope de son second carton jaune et se fait donc exclure du match. Une sentence qui ne va pas aider le Lecce à s’en sortir, mais avantage largement la Juve. Comme en 1ère période, les tifosi juventini se font entendre et enchainent chants après chants pour soutenir leur équipe en manque de réussite. D’énormes occasions sont manqués par Vidal et le nouvel entrant Matri. Rien ne veut entrer et ce n’est pas que à cause du manque de réalisme des turinois, le portier de Lecce en est bien pour quelque chose si le score ne se creuse pas. Les 10 dernières minutes du match arrivent et la tension sur le terrain se fait désormais ressentir : beaucoup de fautes, de réclamations, d’énervement. Comme si quelqu’un savait que quelque chose allait arriver. 84 ème minute de jeu, Barzagli fait une simple passe à Buffon, Gigi contrôle mal le ballon, ce qui profite à Bertolacci qui surgit et lui chipe le ballon. Seul devant le but, il marque un but inespéré, laissant absolument tout le monde abasourdit. Conte n’en revient pas mais c’est bel et bien 1-1, le score affiché sur les grands écrans.

La Juve essayera de reprendre l’avantage, en vain. Le Milan, vainqueur 2-0 face à l’Atalanta, revient donc à 1 point de la Vieille Dame. Une soirée qui semblait banale et quasiment acquise s’est subitement transformée en mauvaise surprise laissant un sentiment de doute planer au dessus de la tête de tous les juventini. Ou presque.

Enzo Caia



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