Cagliari, quelques raisons d’espérer : le mercato (1/3)

Par Sébastien Madau publié le 30 Jan 2022
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Après une première partie de saison ratée (trois victoires, huit nuls, douze défaites), Cagliari n’est pas totalement détaché du premier non-relégable (-1 de Venezia qui compte toutefois un match en retard). Si les Sardes veulent disputer un 7e championnat de Serie A consécutif, ils devront redoubler d’efforts pour tenter de renverser la vapeur. L’histoire récente montre que le défi n’est pas impossible. Il reste quelques motifs d’espoirs pour les Rossoblù. Le premier : le nouvel effectif commando façonné après ce mercato d’hiver.

Tentative de redresser une situation grave

Arrivé après la troisième journée, en remplacement du limogé Leonardo Semplici, Walter Mazzarri a dû composer depuis le mois de septembre avec l’effectif de son prédécesseur. Le débat ne porte pas tant sur la qualité intrinsèque des joueurs, qui aurait dû permettre au club de se positionner sereinement en milieu de tableau (Cragno, Godin, Caceres, Ceppitelli, Dalbert, Strootman, Nandez, Pavoletti, Joao Pedro, Keita, etc.) que sur l’osmose et un collectif qui, visiblement, ne prennent pas. Walter Mazzarri a pu profiter de ce mercato hivernal pour, enfin, tenter de façonner, son groupe à sa main. Dalbert, Keita et Caceres furent ses premiers choix. Si le bilan des deux premiers est mitigé, le défenseur colombien a, lui, terminé au placard. La suite laisse en revanche une part à l’optimisme.
En effet, durant ce mois de janvier, le club a recruté, surtout sous forme de prêts, des éléments en capacité de répondre rapidement au schéma en 3-5-2 que tente de promouvoir le coach.
Le staff a, en premier lieu, souhaité faire le ménage. Exit, à saison entamée, Diego Godin, Diego Farias et Christian Oliva. Les deux derniers ayant un temps de jeu famélique, ce qui aurait pu créer un malaise dans le groupe. Quant à l’international uruguayen, son statut ne l’a pas protégé suite à la déroute subie à domicile (4-0) face à l’Udinese. Enfin, à noter que pour l’heure, le dossier Nandez, avec une Juventus aux aguets, est loin d’être bouclé. À ce stade donc, l’effectif ne perd pas en qualité.

Faire le tri dans l’effectif pour repartir sur de nouvelles bases

Au niveau des arrivées, outre les noms précités, Walter Mazzarri a insisté pour recruter Edoardo Goldaniga (Sassuolo) via un transfert et a misé sur le prêt de jeunes joueurs pour tenter de redynamiser le collectif tout entier : Matteo Lovato (Atalanta), Raoul Bellanova (Bordeaux), Alberto Grassi (Parma). Daniele Baselli (Torino) est venu boucler la boucle. Quant au jeune issu du centre de formation de Cagliari, Luca Gagliano, son prêt à Avellino a été stoppé. Il a été rappelé sur l’île afin de le mettre à disposition du club sarde. Il est encore trop tôt pour affirmer si ces choix seront judicieux. Mais force est de constater que le onze de départ est ouvertement modifié et quelques signes d’embellies ont été entrevus. Pour le moment, Cagliari a sensiblement fait preuve d’abnégation (7 points pris sur les 4 derniers matchs). Une moyenne bien meilleure qu’au début de saison mais qui devra encore s’accroître si le club veut espérer se sauver.
Pour ce faire, elle devra également compter sur une efficacité en attaque – scenario plausible avec des buteurs tels que Joao Pedro, Keita et Pavoletti – mais surtout retrouver une solidité défensive qui manque depuis plusieurs années (44 buts encaissés en 23 matchs cette saison) pour que le club du président Tommaso Giulini puisse prétendre à mieux.

A lire :
– Cagliari, quelques raisons d’espérer : le mercato (1/3)
– Cagliari, quelques raisons d’espérer : la défense (2/3)
– Cagliari, quelques raisons d’espérer : Joao Pedro le sauveur ? (3/3)

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Sébastien Madau



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